Achaïra n° 205 : en guise d’éditorial du lundi 5 novembre 2018

En guise d’éditorial

Le début du mois de novembre est l’occasion de se souvenir de la guerre sur le territoire national, pour nous il est aussi important de penser aux guerres qui n’ont jamais cessé de par le monde grâce aux ventes d’armes en partie française.

La fédération anarchiste a décidé lors de son dernier congrès de lancer une campagne antimilitariste et vous pouvez en retrouver les principaux éléments sur le site de la campagne : https://abastouteslesarmees.noblogs.org/.

Serge du groupe Gaston Leval et animateur de l’émission Trous Noirs sur Radio Libertaire a écrit un texte d’actualité sur le Premier Forum de Paris sur la Paix, que nous vous proposons. Voici ce qu’il écrit :

La campagne antimilitariste de la Fédération anarchiste semble avoir des conséquences jusque dans les cénacles jupitériens.

En effet, devant son impact croissant, Emmanuel Macron tente d’allumer un contre-feu en organisant à Paris les 11, 12 et 13 novembre prochains, à la Grande Halle de La Villette, le premier Forum de Paris sur la Paix.

Déjà, chefs d’État et de gouvernement, responsables d’ONG, chefs d’entreprise, intellectuels, citoyens, etc. sont invités par le chef de la « start-up France » à « proposer des projets concrets pour la paix » sur une plateforme en ligne.

Il est probable que notre proposition : « suppression des armées, commerce des armes interdit », aboutissement d’une vaste campagne antimilitariste internationale, n’y figurera pas.

Les accréditations média pour suivre les travaux du forum sont soigneusement filtrées. Ainsi l’ACDN (Association des citoyens pour le désarmement nucléaire) s’est vu refuser la présence de son « envoyé » spécial, sa proposition, exposée dans un communiqué du 24 octobre, étant : « Il faut cesser d’exporter notre prétendu savoir-faire, nos réacteurs nucléaires… et nos armes ».

Il est vrai que la France est le 3ème marchand d’armes au monde.

En revanche, parmi les exposants seront présentes les banques AXA et BNP-Paribas (7 milliards de dollars investis dans l’armement nucléaire). De nombreux États, tous ardents partisans de la Paix, viendront communier avec Emmanuel, par exemple les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite et le Koweit : le Proche-Orient représente 60 % des commandes de nos engins de guerre en 2017 :

-> Émirats, 227 millions € : avions Airbus multirôles, corvettes Gowind, transfert de technologies navales, etc.

-> Arabie Saoudite, 1,4 milliards € : patrouilleurs maritimes, canons Caesar, etc.

-> Koweit, 1,4 milliards € : hélicoptères Caracal, etc.

La France ne peut que se féliciter du bon « travail » de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense de Hollande puis ministre des Affaires étrangères de Macron, connu pour être le VRP de l’industrie de l’armement.

D’autant plus qu’il s’agit d’un « travail » de longue haleine avec les pays du Golfe, dans lesquels notre pays a su se faire une réputation dans le domaine du renseignement, du contrôle des populations et des opérations tactiques. Notre pays dépêche régulièrement les forces du COS (Commandement des opérations spéciales) pour former les forces spéciales saoudiennes, à qui elle fournit des équipements de pointe (lunettes vision de nuit, jumelles tactiques, blindés). Une base militaire française, vitrine de l’armement, a été installée aux Émirats.

Les ventes d’armes sont accompagnées d’accords de coopération militaire : formation, maintenance etc., pouvant durer de 15 à 25 ans. Des « joint-venture » impliquant Airbus, Safran ou Thales sont créées avec des entreprises locales, particulièrement à Abou Dhabi, considéré comme le « centre commercial mondial de l’armement ». Les innovations françaises dans les domaines des télécommunications, satellites de surveillance, composants avioniques y sont partagées. Un ex-dirigeant de Thalès est à la tête d’EDIC (Emirates Defense Industries Company).

D’autre part, Abou Dhabi est le partenaire de la France en Lybie, alors que Ryad est le premier contributeur financier du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad), qui s’efforce de mettre en place une Force militaire anti-djihadiste conjointe. Son « baptême du feu » a eu lieu à N’Tillit au Mali, en novembre 2017. La France la soutient, espérant trouver une aide à ses « missions sécuritaires » en Afrique, qu’elle ne peut plus financer seule, et aussi générer de nouveaux marchés pour ses industries d’armement.

Tous ces éléments expliquent les intérêts économico-militaires communs avec les pays du Golfe et le rôle de pyromane de la France au Yemen. D’autant plus que les armes se vendent nettement mieux si elles ont été expérimentées « in vivo » sur le terrain.

Le gouvernement de notre pays y apporte un soutien de premier plan en matière de « guerre tactique » à Riyad (coût de 3 à 4 milliards de dollars par mois) et Abou Dhabi : armements (chars Leclerc, blindés Panhard, frégates, etc.), équipements de pointe (drones), entraînement des forces spéciales).

Après 44 mois de guerre, on estime le résultat de cette guerre contre la population à environ 50 000 morts. Il faut ajouter les personnes mortes de faim : « À Hajah, des habitants sont réduits à manger des feuilles d’arbre »,dit un habitant de Sanaa, « Les réserves actuelles de nourriture au Yemen ne permettront pas à la population de tenir plus de deux ou trois mois », d’après l’ONG Care. Cinq millions d’enfants sont menacés de famine : la stratégie de la famine y est devenue une arme de guerre.

Dans le Sud-Yemen, les Émirats arabes unis ont installé un réseau de prisons secrètes et formé une milice pratiquant actes de torture et disparitions forcées.

La future « reconstruction » du Yemen fait déjà saliver les États du CCG (Conseil de coopération du Golfe, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Koweit, Oman, Bahrein), ainsi que les institutions financières telles que le FMI et la Banque mondiale, qui se pressent pour y participer.

En attendant, des millions de personnes risquent de mourir de faim. En compensation des chefs d’État bien nourris vont pouvoir échanger doctement sur la Paix à La Villette…

Vous pouvez retrouver Serge sur le site de l’émission Trous Noirs sur http://trousnoirs-radio-libertaire.org/

Et en particulier, vous pouvez écouter l’émission du 29 octobre 2018 annonçant la sortie du numéro du Monde libertaire dont le thème central est la motion « Maudite soit la guerre » de la FA lançant la campagne antimilitariste.

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Achaïra n° 205 : éphéméride de novembre 2018

EPHEMERIDE novembre

1er novembre :

· 1530 : naissance à Sarlat d’Etienne de la Boétie, auteur du « discours sur la servitude volontaire ». Ce texte, revendiqué comme précurseur de l’anarchie, démonte les mécanismes du pouvoir, de la soumission et les moyens de s’en affranchir.

· 1897 : sortie à New York (USA) du premier numéro du bimensuel anarchiste communiste en langue allemande « Sturmvogel » (L’oiseau-tempête), il porte en sous-titre « Lewwer duad ues Slavv » (Plutôt mort qu’esclave). Le journal édité par Claus Timmermann sera le premier à publier le récit des tournées de conférences d’Emma Goldman.

· Du 3 octobre au 1er novembre 1910 au Palais des Beaux-Arts de Barcelone, lors de son congrès la confédération régionale de Solidaridad Obrera se transforme en congrès constitutif de la CNT avec 126 délégués. Le 1er congrès de la CNT se déroulera en septembre 2011 ; pour mémoire ceux de la CGT Française et de la CGT Portugaise se sont respectivement déroulés en 1897 et 1919.

· 2001 : à Istambul, manifestation du groupe « la plateforme anarchiste » contre la guerre en Afghanistan et l’exploitation capitaliste.

3 novembre 1983 : mort de May Piqueray, anarchiste, pacifiste qui militera avec Louis Lecoin.

4 novembre :

· 1954 : mort de Stig Dagerman, écrivain, dramaturge, journaliste et anarcho-syndicaliste suédois, qui se suicide à 31 ans.

· 1936 : en Espagne, la CNT obtient 4 ministères dans le nouveau gouvernement : Juan Garcia Oliver (Justice), Juan Peiro (industrie), Juan Lopez Sanchez (commerce), et Frederica Montseny (santé).

· 1956 :Hongrie, intervention des chars soviétiques et du Pacte de Varsovie dans les rues de Budapest et rétablissement de la sujétion à l’URSS.

5 novembre :

· 1936 : Durruti prononce sur les ondes de la radio de la CNT FAI un discours retransmis et retranscrit dans toute l’Espagne.

· 1983 : mort de Jean-Marc Reiser.

7 novembre :

· 1913 : naissance d’Albert Camus, journaliste militant engagé dans la Résistance et proche des courants libertaires dans les combats moraux de l’après-guerre.

· 1918 : création d’une république des conseils en Bavière avec notamment les anarchistes Mülhsam et Landauer.

8 novembre 2004 : Mort de Marie-Christine Mickhaïlo. En janvier 1963, aidée de sa fille Marianne Enckell, elle prend la direction du CIRA dont elle assurera la continuité et le développement.

9 novembre 1880 : Louise Michel rentre du bagne après 9 ans de prison et de déportation. Elle est attendue gare Saint-Lazare par une foule énorme qui l’acclame aux cris de « Vive Louise Michel, vive la Commune, A bas les assassins! »

11 novembre :

· 1887 : Chicago, exécution par pendaison des anarchistes August Spies , Albert Parsons , Adolph Fischer, George Engel (condamnés à mort le 20 août 1886 après la tragédie de Haymaket). Le 25 juin 1893, un gouverneur de l’Illinois démontrera l’innocence des accusés. Les morts seront alors réhabilités.

· 1922 : inauguration à Gentioux (Creuse) du monument « Maudite soit la guerre ». Ce monument est devenu, au fil des manifestations pacifistes et libertaires qui s’y déroulent tous les ans, un symbole du pacifisme et du rejet de la guerre et du militarisme.

12 novembre :

· 1908 : mort de Albert JOSEPH plus connu sous le pseudonyme de LIBERTAD. Militant et propagandiste anarchiste individualiste. Il fut assassiné par empoisonnement à Paris après avoir été admis à l’hôpital suite à un tabassage par la police en Suisse alors qu’il allait y donner conférence.

· 1984 : mort de Marcel Body, correcteur. Il a traduit de nombreux textes de Bakounine sous l’égide de l’Institut international d’Histoire sociale d’Amsterdam.

13 novembre 1909: parution à Gijón (Asturies, Espagne )du 1er numéro de Solidaridad Obrera, périodique syndicaliste ; d’abord bimensuel, il passe hebdomadaire à partir de son numéro huit.

14 novembre 1932: sortie à Madrid du premier numéro (présentation) de « CNT » organe de la confédération nationale du travail d’Espagne. Publication anarcho-syndicaliste de la CNT.

17 novembre 1866 : naissance de Voltairine de CLEYRE à Leslie dans le Michigan (U.S.A.). Libre penseuse, puis propagandiste et théoricienne anarchiste et féministe, écrivaine et poète. Elle fait des tournées de conférences en Amérique puis en Europe (de juin à octobre 1897), où elle rencontre (en Angleterre) Kropotkine, Louise Michel, Sébastien Faure, Tarrida del Mármol, etc.

18 novembre 1915 : mort de Joe Hill, syndicaliste, membre du syndicat américain IWW (Industrial Workers of the World) et auteur de textes de chansons. Exécuté pour meurtre après un procès controversé, il est devenu une figure des luttes sociales. Il est le sujet d’une célèbre folksong.

20 novembre 1936 : mort de Durruti, militant et activiste anarchiste et anarcho-syndicaliste espagnol, combattant antifranquiste, figure emblématique de l’anarchisme espagnol. Ses funérailles à Barcelone furent le théâtre d’une immense émotion populaire. Plus de 500 000 personnes se pressèrent à l’enterrement de celui qui incarnait si bien la révolution libertaire espagnole, l’espérance d’un monde nouveau devenue possible.

22 novembre :

· 1922 : mort de Ricardo Flores Magan , auteur du « Manifeste aux anarchistes du monde et aux travailleurs en général ». Il est arrêté et condamné en 1918, à 20 ans de réclusion pour « sédition ». Le 21 novembre 1922, il est assassiné dans sa cellule. A Mexico, son enterrement sera suivi par dix mille travailleurs.

· 1977 : mort de Louis Mercier Vega, militant libertaire et syndicaliste belge. En août 1936, il s’engage dans la Colonne Durruti (CNT-AIT) et combat les franquistes sur le front d’Aragon. Activiste et propagandiste anarchiste, il est l’auteur de nombreux ouvrages et contribue à la création de plusieurs revues et associations internationales.

25 novembre 1904 : naissance de Li Feikan, dit PA KIN à Chengdu, capitale du Sichuan, Chine. Militant puis écrivain libertaire chinois de renom. Issu d’une famille mandarinale aisée, il découvre l’anarchisme à la lecture de Pierre Kropotkine et d’Emma Goldman et rejoint en 1919 le groupe anarchiste local « La Société de l’Equité ». Pour affirmer ses sympathies pour ce courant de pensée, il prendra le pseudonyme de Pa Kin (« Kin » en hommage à Kropokine.)

26 novembre 1920 : rupture des bolcheviks et de Makhno, l’armée rouge attaque Goulai-Polé, siège de la Maknovtchina, mais Makhno réussira à s’enfuir.

30 novembre 1994 : mort de Guy Debord, écrivain, théoricien, cinéaste, poète et révolutionnaire français. Il a rencontré en 1959 le groupe d’intellectuels et d’ouvriers révolutionnaires Socialisme ou Barbarie et a signé en 1960 le Manifeste des 121 pour le droit à l’insoumission dans le cadre de la guerre d’Algérie.

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Achaïra n° 205 : Chronique de la désobéissance : Le municipalisme libertaire

Le municipalisme libertaire

C’est une nouvelle édition – la première brochure date de 2003 – du texte maintenant célèbre de Murray Bookchin (1921-2006) que fait paraître l’Atelier de création libertaire, texte publié pour la première fois en 1985 par le journal canadien Our Generation et qui, à l’époque, voulait s’écarter quelque peu des sentiers battus de l’anarchisme historique. Le Grand Soir tardant à venir, certains se sont essayés à accorder leur esprit révolutionnaire à des pratiques réformistes ; il s’agit d’un engagement dans ce que Mimmo Pucciarelli nomme, en avant-propos, une « politique du quotidien », une recherche de pistes relativement inexplorées ; cela en dédaignant les partisans d’une doxa par trop figée et en prenant le risque de « bousculer les à priori ».

Mais, peu importe, surtout quand on constate que, çà et là, des expériences de démocratie directe sont menées, qu’il s’agisse des « mairies insoumises » d’Espagne, de la commune de Saillans, dans la Drôme, qui pratique une gouvernance « participative et collégiale », des expérimentations diverses de « bonne gouvernance » conduites au Chiapas et également des modes de vie assurément démocratiques des communautés Aymara de Bolivie. Et ce sans que jamais une quelconque qualification de « libertaire » soit mise en avant.

Il n’en est pas de même dans le Rojava où le confédéralisme démocratique prôné par Abdullah Öçalan est franchement inspiré par les idées de Murray Bookchin.

Le déroulement de l’histoire, surtout lors de la période de la révolution industrielle, a focalisé les luttes sur le lieu du travail, l’usine, lieu de l’exploitation et de la domination par excellence ; cela avant de vouloir révolutionner le lieu de vie, la commune, la communauté. Les socialismes, selon Bookchin, en privilégiant l’économique, se sont désintéressés de l’éthique ; Gaston Leval, par contre, dans son étude sur les travailleurs anarchistes espagnols de 1936, avançait déjà que la préparation de n’importe quelle « révolution sociale et vraiment socialiste doit être avant tout morale ».

Le prolétariat industriel aurait ainsi été érigé en sujet libérateur privilégié alors qu’il « peut tomber plus fortement amoureux du nationalisme que du socialisme et peut se laisser guider plus par des intérêts “patriotiques” que par des intérêts de classe ». Ce qui n’est plus à démontrer. Pour Bookchin, l’usine est surtout un lieu d’apprentissage de l’obéissance, un lieu d’abrutissement, plutôt que l’endroit où le prolétariat pourra s’unir et s’organiser pour sa libération.

En revanche, la commune, où peut se déployer le municipalisme libertaire, donne la primauté à une « éthique non hiérarchique d’une unité des diversités, de l’auto-éducation et de l’autogestion, de la complémentarité et de l’entraide ».

Aussi Bookchin prône-t-il ce qu’il nomme le « politique », ce dernier n’étant « ni parlementaire, ni bureaucratique, ni centralisé, ni professionnalisé, ni social, ni étatique, mais civique » quand il transforme des individus séparés en une association éthique et rationnelle.

Bookchin cite, entre autres exemples, les assemblées de section de la Commune de 1793 et les réunions municipales de la Nouvelle-Angleterre.

En admettant que les mots de « démocratie représentative » se contredisent mutuellement, « une démocratie libertaire n’est concevable que si des assemblées populaires, depuis les quartiers des cités jusqu’aux petites villes, maintiennent une vigilance et une surveillance des plus exigeantes sur tout le corps confédéral de coordination ».

Car, si « le pouvoir populaire ne peut se déléguer sans se détruire », les délégués, à n’importe quel niveau, doivent, pour tenter de remédier à cet inconvénient, être soumis au processus de la révocabilité et au mécanisme du mandat impératif.

Et, sauf à devenir parfaitement totalitaire, l’État ne pourra jamais absorber la totalité de la vie ; « il garde encore dans son ventre ces choses du passé et n’a pas fini de les digérer ».

Dans une postface, John P. Clark, commentant le texte de Bookchin, souligne le « lien important entre la pensée et la pratique anarchistes historiques et les politiques révolutionnaires contemporaines les plus avancées ». Cependant, à plusieurs reprises, il nuance le propos de Bookchin quand il ne le critique pas sévèrement, allant jusqu’à écrire : « Il n’est pas vrai… » Lors de la parution de cette plaquette, les appréciations du côté anarchiste ont été assez vives et négatives, car voulant ignorer que cette participation municipale limitée au niveau civique « se définit clairement comme allant contre l’État ».

Mais, en tout état de cause, et négligeant les polémiques, la créativité sociale, vivante, semble l’avoir emporté sur les discordes.

Par ailleurs, autre idée de Bookchin, la nécessité d’un leadership, d’une avant-garde, d’une intelligentsia radicale, idée que corrige Clark, la réalité vécue étant à l’opposé de la description de l’auteur quand par exemple, au Chiapas, c’est cette intelligentsia qui s’est mise à l’école du peuple selon la formule : « Commander en obéissant ».

La notion de « peuple » au sens renouvelé apparaît, émergeant alors avec pour fondement « l’intérêt général » pour « les questions relatives à l’écologie, aux communautés, à la morale, au genre et à la culture », autrement dit de nouvelles formes d’action où les citoyens pourront développer leur « musculature de pensée ».

Clark termine en écrivant que « les développements dans le monde réel sont en quelque sorte allés au-delà de la vision municipaliste exprimée dans cet essai ».

Murray Bookchin, Pour un municipalisme libertaire,

Atelier de création libertaire, 2018, 60 p.

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Achaïra n° 205 : notre agenda militant – programme novembre 2018

Agenda militant, social et culturel – Achaïra n° 205 du lundi 5 novembre 2018

I) Le temps des débats et des spectacles

Mercredi 7 novembre 2018, à 20h

au Cinéma Jean Eustache de Pessac

Séance Cinéréseaux # 57 -Mois du Doc-

«Un paese di Calabria» de Shu Aiello et Catherine Catella– ITA/FRA – 2016 – 1h34 -VOSTF (Tita productions et Marmitafilms)

20 ans déjà. Un bateau avec deux cents kurdes échoue sur la plage de Riace, en Italie du sud. Les habitants de ce village les secourent. Ensemble ils vont réhabiliter les maisons abandonnées après l’exode rural et relancer les commerces. Depuis, au fil des nouveaux arrivants, le futur de Riace s’est réinventé.

Immergées au cœur de cette passionnante expérience, les réalisatrices, issues de familles calabraises immigrées en France, nous proposent un film plein d’énergie sur cette aventure solidaire, que les autorités veulent aujourd’hui briser en poursuivant en justice le maire de Riace !

Projection-rencontre avec la réalisatrice Shu Aiello, avec participation de la Ligue des Droits de l’Homme.

Et Pot-dégustation !

Samedi 10 novembre 2018, à 11h

Hommage aux tirailleurs enterrés à Bordeaux

Au Cimetière des Pins Francs 33000 Bordeaux

organisé par Mémoire et Partage

Samedi 10 novembre 2018, à 15h

Conférence « Non à la guerre, non au militarisme ! Faisons la paix ensemble ! »

Maison des Associations à Mérignac

Une exposition sur le même thème sera inaugurée à 14h30.

Un pot fraternel suivra la Conférence.

Orga : Association Républicaine des Anciens combattants (ARAC 33), de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH 33), de la Fédération de la Gironde de la Libre Pensée (LP 33), de l’Union Pacifiste de France (UPF 33)

Dimanche 18 novembre 2018, à 16h

Projection-Débat « Libre » avec Cédric Herrou

Au Cinéma Jean Eustache, 7 rue des poilus 33600 Pessac

Le Collectif Libertaire Girondin et l’Université Populaire de Bordeaux présentent le cycle – ANARCHIE-

Vendredi 23 NOVEMBRE 2018 – ATHÉNÉE LIBERTAIRE

19h30 – Débat avec Michel-Angel Caravera : « Influence anarchiste dans le mouvement ouvrier »

A la librairie du Muguet 7 rue du Muguet 33000 Bordeaux

Vendredi 30 NOVEMBRE 2018 – ATHÉNÉE LIBERTAIRE

19h30 – Débat avec Laure Battier : Débat « Vivre ma vie » de Emma Goldman

Une anarchiste au temps des révolutions

A l’occasion de la traduction intégrale de l’autobiographie magistrale d’Emma Goldman, traduite de l’anglais par Laure Batier et Jacqueline Reuss

L’un des plus beaux chants d’amour à la révolte et à la liberté. Un monument de la littérature anarchiste enfin traduit intégralement en français.

Née en 1869 dans l’Empire russe, Emma Goldman s’exile aux États-Unis à seize ans. Pauvreté, exploitation et désillusions l’y attendent. Elle plonge alors à corps perdu dans le chaudron politique et intellectuel. Activiste et conférencière anarchiste aussi célèbre que redoutée, elle sillonne au gré des luttes une Amérique en pleine ébullition. Expulsée en 1919 vers la Russie, accueillie chaleureusement par Lénine, elle découvre une réalité qu’elle ne cessera de dénoncer avec courage tout en poursuivant son inlassable combat pour l’émancipation.
Son époustouflante épopée mêle morceaux de bravoure et moments d’intimité, grands affrontements politiques et la vie d’une femme hors du commun, poésie et quotidien, espoir et désenchantement. Ce texte magistral est à la fois une fresque historique qui donne le vertige, tant on y croise toutes les grandes figures révolutionnaires, une œuvre puissante d’une rare sensibilité et l’un des plus beaux chants d’amour à la révolte et à la liberté. Un monument de la littérature anarchiste enfin traduit intégralement en français.

A la librairie du Muguet 7 rue du Muguet 33000 Bordeaux

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URGENT : INFO ET APPEL À SOUTIEN APRÈS NOTRE LOURDE CONDAMNATION

INFO ET APPEL À SOUTIEN
APRÈS NOTRE LOURDE CONDAMNATION
Encore un grand merci pour votre soutien durant le procès insensé que nous ont intenté les fascistes de Defend Europe, suite à leur expédition anti-migrants à bord du navire C-Star en été 2017. Grâce à vous, notre comité de soutien a pu prendre en charge l’essentiel des frais de Justice en première puis en deuxième instance.
Malheureusement, le jugement du procès en appel vient de tomber comme une enclume : nous sommes lourdement condamnés, tous les deux, et ce, pour tous les chefs d’accusation ! Tous les détails sont ici :
Outre 4 mois de prison avec sursis pour Jean-Jacques (complètement démesurés), nous sommes tous deux condamnés à payer près de 10 000 euros (en plus des frais de Justice des deux procès).
Dans ce contexte, nos moyens personnels étant très modestes, nous avons tout d’abord pensé impossible d’assumer de surcroît un pourvoi en cassation.
En effet, l’ensemble des frais pour partir en cassation s’élèvent également à 10 000 euros (pour tous les deux), alors que nous n’avons pas d’argent et que nous allons devoir trimer et vendre des babioles pour payer nos condamnations.
Cependant, ces derniers jours, notre comité de soutien et nos camarades du collectif Defend Mediterranea (qui a réussi à mettre en échec l’expédition Defend Europe en Méditerranée, avec d’autres) nous ont convaincu de nous pourvoir en cassation en faisant le pari que votre solidarité sera à nouveau au rendez-vous pour cette dernière manche.
C’est pourquoi vous trouverez ci-dessous les coordonnées bancaires de notre comité de soutien pour participer (par chèque, virement ou pot commun), si vous voulez nous soutenir dans cette ultime épreuve (encore merci à nos mandataires financiers Annick et Éric Sirvin avec le soutien technique de l’association Cercle des poètes tarnais, sans oublier Maud et Sandrine).
POURQUOI TENTER DE GAGNER
EN CASSATION EST-IL SI IMPORTANT ?
L’enjeu principal, ce n’est pas notre honneur, ni l’annulation des sommes à verser à nos ennemis.
L’enjeu principal, c’est l’idée qu’on se fait, vous et nous, de la vérité et de la justice. Notre procès en appel a été honteux, sur le fond comme sur la forme, au point que, de l’avis de tous, Yannis a été privé du droit de se défendre équitablement :
Ensuite, il est impensable de laisser le moindre bout de terrain à ces énergumènes, même au sein de ces palais de marbre dans lesquels on ne se sent pas franchement à notre place. En rester là, ce serait admettre qu’on puisse inverser les rôles, alors que c’est inadmissible : ce sont eux qui ont formenté le projet sordide d’empêcher le sauvetage d’adultes et d’enfants en danger de mort en Méditerranée, pas nous ! Ce procès est complètement kafkaïen !
Pour finir, si la condamnation de Yannis pour le qualificatif « nazi » (l’un des chefs d’accusation le concernant) se confirmait, c’est-à-dire sans cassation, cela ferait jurisprudence dans d’autres affaires en cours ou à venir. C’est donc aussi pour d’autres personnes concernées que nous devons contre-attaquer, en espérant parvenir à couvrir les frais.
Nous faisons donc appel à votre solidarité, une dernière fois, dans notre bras de fer judiciaire contre ces dirigeants fascistes.
TROIS FAÇONS POSSIBLES
POUR NOUS SOUTENIR
1 – participer au pot commun sur le site dédié :
https://www.lepotcommun.fr/pot/hvfshv5n
2 – envoyer un chèque à l’ordre du Cercle des poètes tarnais (ne rien ajouter sur l’ordre) à l’adresse suivante :
ANEPOS
 Solidarité avec Yannis et Jean-Jacques 
BP 10
81540 SORÈZE
3 – faire un virement au Cercle des poètes tarnais en mentionnant Solidarité avec Yannis et Jean-Jacques dans le libellé.
IBAN : FR48 2004 1010 1606 9098 3K03 727
BIC : PSSTFRPPTOU

Une pensée également pour les 7 de Briançon qui seront en procès à Gap ce 8 novembre, pour Cédric Herrou et pour les autres poursuivis présents ou futurs.

On ne baisse pas les bras !

Solidairement,

Yannis et Jean-Jacques

CQFD : en cas de surplus, le solde serait évidemment reversé à des associations d’aide aux migrants et réfugiés.
Cet email a été envoyé à cercle-jean-barrue@federation-anarchiste.org parce que vous avez été inscrit par Yannis ou un ami commun (peut-être après un ouzo) sur sa liste d’info (peu fréquente, il sait à peine écrire).

 

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Intervention théâtrale ALEXANDRE MARIUS JACOB vendredi 26 octobre

Le vendredi 26 octobre 2018 à 19h30, Cycle Anarchie UPB et les collectifs libertaires proposent :

La compagnie Périgourdine CATAMAVRA dans une « intervention » théâtrale évoquant certains éléments de la vie d’Alexandre Marius Jacob.

Anarchiste illégaliste français, il organisa une bande « Les travailleurs de la nuit » dont le but était le vol de ceux qui ont tout, sans jamais tuer. Un pourcentage du butin était reversé à la cause anarchiste.
Cet homme inspirera le personnage d’Arsène Lupin.

Salle du Point du Jour-Pierre Tachou
44, rue Joseph Brunet
33300 Bordeaux (Bacalan)[Tram B – arrêt Claveau]

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Achaïra n°204 l’émission radio du lundi 1er octobre 2018

Le Cercle libertaire Jean-Barrué vous présente l’émission Achaïra n° 204 du lundi 1er octobre 2018

 

 

Salut à toi camarade. Salut à toi fidèle auditeur, fidèle auditrice d’Achaïra. Bienvenu sur « La Clé des ondes » la radio associative bordelaise qui se mouille pour qu’il fasse beau.

Saches que tu peux d’ores et déjà réécouter Achaïra sur le podcast de l’émission en cliquant ici.

Sommaire de l’émission Achaïra n° 204 du lundi 1er octobre 2018

0h00 – générique raccourci– (sur fond musical Fela) – Esméralda, Bruno et Philaud

0h02 – sommaire de l’émission – Philaud

Salut vous êtes bien sur Achaïra et c’est la 204ème édition aujourd’hui. Nous sommes ensemble, avec Esméralda, Fabienne, Progrès, Thierry, Vassilis, Laurent-Olivier aux manettes de l’émission et Philaud. Pour cette édition, nous vous proposons l’entretien que nous avons eu avec les membres du Chiendent, revue syndicale de réflexion et d’action (vers le syndicalisme d’autonomie prolétarienne pour l’émancipation) puis nous reviendrons sur le cycle anarchie proposé par l’Université Populaire de Bordeaux au Collectif libertaire de Gironde, avec l’invitation de Claire Auzias sur son ouvrage « Trimards, pègre et mauvais garçons de Mai 68 » paru aux éditions ACL. Nous commencerons par son coup de gueule une lettre ouverte à son prédateur littéraire. Elle n’y mâche pas ses mots contre ce pilleur de la vie d’autrui. Nous continuerons avec une autre rencontre co-organisée par la librairie du Muguet et le cercle libertaire Jean-Barrué, celle avec Pierre Bance pour son ouvrage intitulé « Un autre futur pour le Kurdistan ? » sous-titré « municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique ». Ensuite, il sera temps de refaire l’histoire avec Thierry et son moment éphéméride. Nous nous quitterons alors avec quelques rendez-vous de l’agenda.

0h04 – en guise d’éditorial – 6 min

Nos invités vont nous conduire à repenser le syndicalisme.

A l’heure où l’action syndicale ne gagne que des batailles très locales et très professionnelles, il est juste de s’interroger sur l’avenir d’un syndicalisme révolutionnaire qui dépasserait les corporatismes et les localismes.

A l’heure où les batailles syndicales sont défensives, il est juste de savoir comment dans ce cadre-là, un syndicalisme révolutionnaire peut porter des revendications de rupture et être entendu.

A l’heure où le syndicalisme institué, comme l’appelle les camarades de la revue le Chiendent, propose une nouvelle journée de grève et de manifestation le 9 octobre, sans perspectives autres que défensives, sans lendemain et envoyée du sommet des confédérations FO et CGT rejointes par Solidaires et FSU, vers la base des salariés, il est juste de s’interroger sur comment sortir de cette spirale de défaites pour que les travailleurs et les travailleuses reprennent la main « en autonomie » et pensent un autre monde.

Nous continuerons dans cette émission et ailleurs à nous intéresser aux voies de l’action émancipatrice du monde du travail en écoutant celles et ceux qui s’interrogent et font des propositions, comme le fait la revue Le Chiendent, et en regardant celles et ceux qui agissent et inventent au quotidien pour sortir de leur domination, dans et hors de l’action syndicale.

C’est aussi en popularisant ces luttes et ces réflexions que nous faisons œuvre de pollinisation libertaire, ce qui est la mission d’Achaïra.

0h10 Virgule sonore (jingle chronique désobéissance)

0h10– La chronique de la désobéissance – 4 mn 44 par André [enregistrement]

« Être syndicaliste »

0h15 Illustration musicale n°1 – 5 min 11 « On the Road » par Berserkers

0h21 – Virgule sonore (jingle l’invité)

0h21 – Entretien avec Le Chiendent – partie 1 – 9 min 36

(Entretien enregistré)

0h30 – Illustration musicale n°2 – 4 min 29 – « Cantaliso en un bar » par Eric Galera canta a Nicolas Guillén

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

Vous pouvez nous appeler pour un message ou une question sur le 05 56 50 69 99

0h35 Virgule sonore (jingle l’invité)

0h35 – Entretien avec Le Chiendent – partie 2 – 11 min 05

(Entretien enregistré)

0h46 – Illustration musicale n°3 – 6 min 43 – « Soldado libre » par Eric Galera canta a Nicolas Guillén

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

0h53 Virgule sonore (jingle l’invité)

0h53 – Entretien avec Le Chiendent – partie 3 – 9 min 47

(Entretien enregistré)

1h03 – Illustration musicale n°4 – 4 min 40 – « Soldado aprende a tirar » par Eric Galera canta a Nicolas Guillén

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h08- Virgule sonore (jingle l’invité)

1h08 – Entretien avec Le Chiendent – partie 4 – 5 min

La citation des invités :

« Le syndicalisme d’autonomie prolétarienne pour l’émancipation se définit comme la construction par les travailleurs et travailleuses d’un cadre syndical en autonomie de classe. Cela veut dire :

♣ En autonomie vis-à-vis du syndicalisme institué, pour ne pas être dépendant de lui

♣ En autonomie, c’est-à-dire en opposition avec l’Etat et le patronat que nous combattons.

♣En autonomie, parce qu’il faut oser penser le syndicalisme à partir de nos interrogations immédiates. La vérité syndicale n’est ni dans la source ni dans les buts, elle est dans le cheminement. »

Le chiendent

1h13 Virgule sonore (jingle coup de gueule)

1h13 – Illustration musicale n°5 – 3 min 14 – «« les oiseaux de passage » » de Jean Richepin par Georges Brassens

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h17 Le coup de gueule de Claire Auzias – 4 min (résumé) + 7 min (coup de gueule)

Lecture de son coup de gueule après résumé de de l’introduction sur A Contre temps, par Fabienne

http://acontretemps.org/IMG/pdf/lettre_ouverte_a_bichet_auzias_.pdf

1h28 – Illustration musicale n°6 – 3 min 01 – «« Eisenhower blues«  » de J.B. Lenoir

1h31 Annonce des rencontres avec Claire Auzias et Pierre Bance – 8 min

Sur la rencontre avec Pierre Bance : ici

1h39 Virgule sonore (jingle éphéméride)

1h39 – L’éphéméride anarchiste – 10 min

Octobre par Thierry

1h49 Virgule sonore (jingle agenda)

1h49 – Agenda militant (sur fond musical Ska reggae hip hop de Skatalites) 6 min

Les manifestations du mois d’octobre 2018 : 2 rendez-vous – 2 min

Les spectacles et conférences-débat d’octobre : 6 rendez-vous – 4 min

1h55 – On se dit au revoir. (Sur fond musical Soul jazz orchestra-insurrection)

L’émission touche à sa fin, c’était la 204ème d’Achaïra. L’animation a été assurée par Esméralda, Fabienne, Progrès, Thierry, Vassilis, Philaud et Laurent-Olivier. Et un très grand merci à l’équipe du Chiendent, Annie, Maryse, Philippe et Philippe pour nous avoir présenté leurs réflexions syndicales, à Anita et André pour leur participation à la conception de cette émission.

A bientôt dans les mobilisations, les luttes, la vie-quoi !

Vous pouvez retrouver l’émission soit en redif le vendredi qui succède le direct et cela à midi, ou en podcast sur le www.lacdo.org dans la rubrique « Programme » puis cliquez sur « Achaïra », ainsi que sur le site du cercle en plus le programme sera détaillé et vous aurez les liens sur les chroniques écrites.

La prochaine d’Achaïra ce sera probablement le Lundi 5 novembre 2018 à 20h10 toujours sur la clé des ondes 90.10 et ce sera la 205ème.

Alors d’ici là portez vos luttes avec conviction et détermination.

1h56 – Fin de l’émission

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