Achaïra n° 206 : Inter’Action : chronique internationale du 3 décembre 2018


Inter’Action

Dans cette rubrique on s’intéresse à l’actualité, aux luttes et aux différentes actions des mouvements révolutionnaires, qui ont lieu dehors de la France. Ce sera présenté principalement sous une forme d’une chronique internationale de chaque dernier (2) mois. L’objectif est de mieux connaître les différentes luttes actuelles à l’étranger, afin de créer des relations de solidarité sans frontières et tisser des liens entre les différentes mouvements révolutionnaires. Car la révolution sociale n’est peut être qu’une affaire internationale.

  • 03 Novembre Gorizia (Italie) Plusieurs antifascistes italien(ne)s, slovènes et croates se sont réunis pour manifester contre le nationalisme et la guerre, le jour de la commémoration de la fin de la 1ère guerre mondiale. La petite ville de Gorizia est située sur les frontières italo-slovaines et elle est connue du fait qu’il a eu plusieurs batailles dans le cadre du 1ère guerre mondiale.

Le même jour, une deuxième manifestation massive antifasciste a eu lieu à Trieste (qui est à coté ), contre les fascistes de CasaPound qui voulaient célébrer la victoire de l’Italie à la fin de la première guerre mondiale.

  • 03 Novembre Un grand blocage antifasciste a eu lieu à Liverpool. Suite à un appel d’un groupe d’extrême droite  »Northwest national front » pour une manifestation pro-brexit, les citoyens de Liverpool ont montré leurs réflexes antifascistes en bloquant et en chassant les fascistes de l’espace public.
  • 14 Novembre Un indigène activiste Mapuche (Camilo Catrillanca) a été assassiné par les forces spéciales chiliennes à Araucuania au Chili. Son assassinat, a été suivi par plusieurs manifestations et émeutes à la region d’Araucania et au Santiago. C’est le 16ème assassinat d’un indigène Mapuche, depuis 2000. Les Mapuche (peuple de la terre) sont des indigènes du sud du Chili et d’Argentine (Araucania-Patagonie). Ils sont violemment chassés de leur terre par les États chilien/argentin, qui les traitent de terroristes et qui essaient de procéder à la déforestation d’une une grande partie de l’Araucuania, afin de la privatiser au profit des multinationales (Benetton, Forestal Bosques Arauco, Forestal Mininco etc). Les Mapuche revendiquent leur autonomie des États chilien/argentin et depuis 1990, ont lancé différentes procédures de réclamation de leur terre, qui ont partiellement abouties.
  • 15 Novembre : Un jeune camarade a été arrêté par la police à Sofia (Bulgarie), après avoir écrit sur un monument  »Refugees Welcome, Le Pen Go Home », un jour avant l’arrivée de Marine Le Pen en Bulgarie. Le jeune camarade a été sévèrement accusé pour des actes de hooliganisme et de vandalisme et il a besoin du soutien financier pour les frais juridiques. Il faut mentionner que Sofia est une des villes-capitales avec un très grand nombre des symboles et des slogans fascistes (swastikas etc) peints sur les murs et fait partie des endroits de pays de l’est où le soulèvement de l’autoritarisme et du fascisme est très présent/apparent.
    Pour aider : bask2018@riseup.net
  • 17 Novembre : Plusieurs manifestations ont eu lieu dans différentes villes en Grèce, dans le cadre de la journée de commémoration des 45 ans de la révolte de l’école polytechnique d’Athènes. La police a attaqué les participants à la fin de la manifestation, qui a fini par des confrontations violentes entre les manifestant(e)s et la police, et des nombreuses interpellations .

La révolte de l’école polytechnique le 17 novembre 1973 fut une révolte sociale, portée majoritairement par des étudiant(e)s, opposant(e)s à la dictature militaire (junta) établie par un coup d’état, la période 1967-1974 en Grèce. Elle a été réprimé violemment par la dictature (au moins 24 morts vérifiés) et a jouer un rôle important pour la chute de cette dictature. Elle constitue une des luttes les plus symboliques et très influente au mouvement anarchiste grec moderne et elle est commémorée chaque année avec plusieurs événements à l’école polytechnique d’Athènes (d’où elle a commencé) .

  • 24 Novembre Manifestations dans le cadre de la journée pour l’élimination de violence contre les femmes dans plusieurs endroits(Amérique latine, États-Unis, plusieurs pays d’Europe et Turquie). En particulier en Turquie (le 25 Novembre) la manifestation a été réprimé par la police, qui continue la répression forte sur le dogme de  »zéro tolérance » à ceux et celles qui résistent.
  • 30Novembre-01 Décembre sommet du G20 2018en Argentine (pour la première fois en Amérique latine). Manifestations le 30 Novembre. Avant (pendant le mois de Novembre), l’État argentin a lancé une grande vague de répression contre le mouvement anarchiste et libertaire, avec plusieurs arrestations des anarchistes qui ont eu lieu à Buenos Aires, après l’explosion de deux bombes (le 14 Novembre). Un appel-dénonciation collectif de la Fédération Libertaria Argentina (FLA-IFA) et d’autres groupes libertaires contre à la stigmatisation et la persécution de ceux et celles qui luttent en Argentine est disponible en an anglais/espagnol sur :
    http://blackrosefed.org/argentina-against-stigmatization-and-persecution/.
  • Appel du groupe politique Rubicon (avec la participation d’autres anarchistes en France, Argentine, Espagne, Algérie, Italie, Mexique, Belgique, Canada, Allemagne… ) pour une journée de résistance simultanée sans frontières, contre le durcissement du capitalisme et de la société autoritaire, à partir du 10 Décembre 2018 et par la suite, tous les 10 de chaque mois, en même temps, partout dans le monde, parallèlement des luttes locales quotidiennes.

Nous ne proposons pas non plus une marche à suivre, une façon de faire, un cadre précis à nos actes ce jour-là : à chacun de lutter comme il l’entend là où il se trouve et de cibler ce qui lui semble important. Descendre dans la rue un même jour, partout dans le monde, est déjà quelque chose d’important, ne serait-ce que pour parler et préparer la suite en occupant des places, des terres, des usines, et plus, beaucoup plus, si certains le souhaitent.
À chacun d’imaginer sa façon de résister ce jour-là et de la faire savoir, éventuellement avec des photos ou des vidéos, à travers nos médias libres et autogérés partout dans le monde, comme les indymedia, par exemple.

Texte complet sur : https://athens.indymedia.org/post/1592897/?fbclid=IwAR08_SSPtdNUofN-EyRuGsJBudhxFkjN0vfsZhRIOfs-k3Y5I7xAlKrqV5s

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