Achaïra n°197 l’émission radio du lundi 2 novembre 2017

 

Le Cercle libertaire Jean-Barrué vous présente l’émission Achaïra n° 197 du lundi 6 novembre 2017

Salut à toi camarade. Salut à toi fidèle auditeur, fidèle auditrice d’Achaïra. Bienvenu sur « La Clé des ondes » la radio associative bordelaise qui se mouille pour qu’il fasse beau.

Saches que tu peux d’ores et déjà réécouter Achaïra sur le podcast de l’émission en cliquant ici.

Sommaire de l’émission Achaïra n° 197 du lundi 6 novembre 2017

20h00 – générique – (sur fond musical Fela) – Esméralda, Bruno et Philaud

20h01 – sommaire-éditorial de l’émission – Philaud

Salut c’est Philaud, vous êtes bien sur Achaïra, c’est la 197éme édition aujourd’hui et nous sommes ensemble, avec nos invités Linda et Fernando avec Esméralda, Progrès et Laurent aux manettes de l’émission. Pour cette édition, nous aborderons un sujet redevenu d’actualité avec nos invités, car nous reparlerons de violences faites aux femmes. Nous l’abordions déjà dans la précédente émission avec la revue Casse-rôles. D’ailleurs, le numéro 2 de ce trimestriel féministe et libertaire vint de sortir, nous vous donnerons son sommaire dans l’agenda. Ces derniers temps, nous vous avons beaucoup parler d’état d’urgence permanent et depuis le 1er novembre 2017, nous sommes passé de l’état d’urgence à l’état d’exception permanent. Cette loi est caractérisée par la logique de la suspicion et les nouveaux pouvoirs exorbitants pour l’administration font passer de l’Etat de droit à l’Etat de surveillance selon l’expression de la professeure Delmas-Marty). Avec cette loi du 30 octobre 2017, nous voyons le renforcement des mesures décidées par les préfets ou le Ministère de l’intérieur là où hier le juge devait intervenir, comme les perquisitions administratives, les assignations à domicile, appelée « mesures individuelles de surveillance », les contrôles des zones frontalières jusqu’à 10km autour, l’instauration de périmètre de protection, l’écoute des communications hertziennes, et pas seulement les ondes radio comme la Clé des Ondes en ce moment, mais aussi le Wifi, le Bluetooth ou le GPS, la mise sous surveillance facilitée, la mise en place du fichier des passagers aériens. Non, l’asservissement n’a jamais protégé personne ! Nous parlions aussi le mois dernier de la conférence d’Yves Meunier sur La Bande Noire, la lutte des mineurs anarchistes à Montceau-les-Mines, nous y revenons avec un court extrait de la conférence choisi par Esméralda et Progrès. Mais, avec la chronique d’André nous aborderons, toujours avec le recul nécessaire à une réflexion qui ne soit pas prisonnière des émotions, les questions des nationalismes, des régionalismes, des indépendances et des coopérations qui nous mèneront de la Catalogne au Kurdistan. D’ailleurs, commençons par la chronique d’André.

20h07 Virgule sonore (jingle chronique désobéissance)

20h07– La chronique de la désobéissance – André (enregistrement) – 7 mn

« Espérer en quelque endroit… » Chronique inspirée par le livre de Pierre Bance, « Un autre futur pour le Kurdistan, municipalisme et confédéralisme démocratique », Noir & Rouge éd., 2017, 400 p.

Écouter la chronique de la désobéissance, lue par André même : l’enregistrement

et le texte

20h15 Virgule sonore (jingle débat d’actu)

20h15 – débat autour de la chronique d’André – 16 min

Echanges autour de région, nation, Kurdistan, Palestine, Kanaky, Catalogne.

Lecture du texte de la CGTe sur le conflit catalan.

20h31 Illustration musicale n°1 – 4 min 32 –

Haïdouti Orkestar – Keçe Kurdan (Feat Edika Gunduz) Chanson kurde

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

Vous pouvez nous appeler pour un message ou une question sur le 05 56 50 69 99

20h35 Virgule sonore (jingle débat d’actu)

20h35 – retour sur la conférence-débat avec Yves Meunier sur la Bande Noire – 21 min

Avec cette conférence, Yves Meunier nous a plongé dans l’histoire du bassin minier cher à son enfance. C’est une histoire passionnante, celles de ces jeunes mineurs exploités par le patron omnipotent, Léonce Chagot, aliénés par la noire clique de l’école « libre » jusqu’à l’église, avec le sinistre curé Gautier, et heureusement révoltés, qui en arrivent à trouver l’expression de leur volonté d’en finir avec la dynamite. C’est aussi l’histoire d’une passion, celle d’Yves Meunier qui a fini par abandonner l’enseignement pour se consacrer à ses recherches sur la Bande noire.

Nous vous faisons écouter ici des extraits choisis de la conférence d’Yves Meunier (enregistrement).

Écouter la conférence d’Yves Meunier dans son intégralité : l’enregistrement.

20h56 Illustration musicale n°2 – 3 min 06 –

LA DYNAMITE

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

Vous pouvez nous appeler pour un message ou une question sur le 05 56 50 69 99

21h00 Virgule sonore (jingle l’invité)

21h00 – nos invités « Le collectif Ondes de Choc » – partie 1 – 11 min

Nous accueillons maintenant une troupe de théâtre « le collectif ondes de choc » ; bonsoir à vous merci d’être venu sur Achaïra.

Une association « Les Bombyx du Cuvier » ;

Une pièce de théâtre « Amour, Amor » ;

Un thème « la lutte contre les stéréotypes et les violences faites aux femmes »

Des promoteurs de campagne, les CCAS de Haute Gironde.

Les sources du patriarcat, violences conjugales, stéréotypes, …

La pièce : présentation, le « cycle des violences »

Le numéro d’urgence : 3919 (http://www.solidaritefemmes.org/appeler-le-3919)

Les réactions du public, les débats à la sortie de la pièce

La fonction thérapeutique du théâtre

21h11 Illustration musicale n°3 – 4 min – « Bad Brain » « Sacred love »

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

Vous pouvez nous appeler pour un message ou une question sur le 05 56 50 69 99

21h15 Virgule sonore (jingle l’invité)

21h15 – nos invités « Le collectif Ondes de Choc » – partie 2 – 11 min

La création collective et le fonctionnement

L’écriture des rôles

Le choix de la gratuité

L’aide d’une troupe professionnelle

Le théâtre forum/théâtre participatif

21h26 Illustration musicale n°4 – 4 min – « Asian Dub foundation »

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

Vous pouvez nous appeler pour un message ou une question sur le 05 56 50 69 99

21h30 Virgule sonore (jingle l’invité)

21h30 – nos invités « Le collectif Ondes de Choc » – partie 3 – 11 min

Le cadre de l’association « Les Bombyx du Cuvier »

Le lieu d’implantation « La Haute Gironde »

Vos projets, vos dates, votre actualité

Ecriture de la pièce, un livre ?

Les photographies du décor de la pièce, une œuvre en soi ?

Paroles de femmes immigrées

Les citations des invités

21h41 Illustration musicale n°5 – 4 min – « Remuements » de Fernando Bronchal, d’après Arthur Rimbaud – mise en musique par les Bombyx du cuvier

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

Vous pouvez nous appeler pour un message ou une question sur le 05 56 50 69 99

Virgule sonore (jingle éphéméride)

L’éphéméride anarchiste – 12 min [avec commentaires courts et
éventuels,] ==> non diffusé sur ce direct

« La servitude volontaire », l’histoire d’Etienne de La Boétie

21h52 Virgule sonore (jingle agenda)

21h52 – Agenda militant (sur fond musical Ska reggae hip hop de Skatalites) 6 min

21h58 – On se dit au revoir. (Sur fond musical Soul jazz orchestra-insurrection)

L’émission touche à sa fin, c’était la 197éme d’Achaïra. L’animation a été assurée par Esméralda, Progrès, et moi-même. Et un très grand merci à nos invités Linda et Fernando, et à André Bernard pour sa chronique, à Anita pour sa participation à la conception de l’émission et à Laurent aux manettes de l’émission. Nous espérons bien pouvoir très bientôt remercier de leur présence Flora, Mika, Germain et Fabien Casse-bonbon. Un grand bonsoir à elle et eux.

A bientôt dans les mobilisations, les luttes, la vie-quoi !

Vous pouvez retrouver l’émission soit en redif le vendredi qui succède le direct et cela à midi, ou en podcast sur le www.lacdo.org dans la rubrique « Programme » puis cliquez sur « Achaïra », ainsi que sur le site du cercle https://cerclelibertairejb33.wordpress.com en plus le programme sera détaillé et vous aurez les liens sur les chroniques écrites.

La prochaine d’Achaïra ce sera probablement le Lundi 4 décembre 2017 à 20h00 toujours sur la clé des ondes 90.10.

Alors d’ici là portez vos luttes avec conviction et détermination.

22h05 – Fin de l’émission

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Achaïra n° 197 : notre agenda militant – novembre 2017

Agenda militant – Achaïra n° 197
du lundi 6 novembre 2017

  • début novembre,

Sortie du numéro de Casse-rôles !

journal féministe & libertaire à prix libre

Dans ce numéro 2 de « Casse-rôles »

édito : Dans ces temps où les tabous relatifs aux violences infligées aux femmes volent en éclat aux quatre coins du monde, où est réaffirmée que la honte doit changer de camp, aucune loi ne fera changer la culture du viol, du harcèlement et de la violence : seule l’éducation anti-patriarcale et féministe de l’égalité entre garçons et filles, hommes et femmes saura la battre en brèche…

Simone Veil, les hommes aussi s’en souviennent… : À l’occasion du décès de Simone Veil et au moment de l’appel à la mobilisation européenne pour le droit à l’avortement, revenons sur quelques aspects de la vie de Simone Veil…

Repères chronologiques : L’avortement était déjà condamné par le pape au XVIe siècle quel qu’en soit le terme. Au Moyen Âge, les théologiens chrétiens avaient fixé à 40 jours pour les garçons et à 80 jours pour les filles l’apparition d’une âme, l’âme des filles par la suite disparut.

Jacques Prévert : et sa Lessive

On fait quoi des violeurs ? À la suite de la déqualification du double viol d’une gosse de onze ans par un père de famille de 28 ans, le problème de la correctionnalisation banalisée du viol refait surface.

Fachieune-ouic et Falbalas (semaine de la mode en branchouillard) : Au nom de quoi les femmes devraient-elles s’attifer comme-ci ou comme ça, et est-ce que ça changerait vraiment le regard d’une société capitaliste-patriarcale ?…

Réflexion de Justhom : Dans cette société dominée par le patriarcat et le consumérisme, les femmes sont l’objet de toutes les convoitises…

Du côté des petits garçons : Sans vouloir prendre part aux savantes discussions sur le genre, une des envies de l’équipe mixte des casseroles est bien d’écrire et de faire écrire sur ce sujet : le pesant «casting» fille/garçon qui nous tombe dessus dès la naissance avec le rose, le bleu, les poupées et les camions.

La réforme du code du travail : Bombe à retardement pour l’égalité professionnelle femme/homme…

Et la rubrique : Des femmes en lutte et remarquables (Gauri Devi, et d’autres)

Vous voulez vous abonner ? Casse-rôles sera trimestriel.

Les frais postaux sont d’1,50 € par numéro, soit pour 1 an (4 n°) = 6 € + ………… (prix libre).

Indiquez le nombre de numéros que vous désirez recevoir.

Libellez le chèque à l’ordre de : Les Amis de Pierre Besnard, à adresser :

Casse-rôles, c°/Hélène Hernandez, 16, rue de Meaux, 75019 Paris

CCP n° 0207427V020-04 • IBAN n° FR09 2004 1000 0102 0742 7V02 004 • BIC n° PSSTFRPPPAR

  • Vendredi 3 novembre, à 11h44,

L’écart salarial se creuse en France !

Combattre les inégalités salariales

  • Mardi 7 novembre, à 8h30,

On y était tou-te-s ! – s Appel à solidarité du mouvement social face à la répression

Niort devant le Palais de Justice – Procès d’un manifestant arrêtés en fin de cortège lors des mobilisations contre la loi Travail, le 9 mars 2016

A l’appel de Solidaires 79, Syndicat Général des Lycéens 79, Nuit Debout Niort, Collectif Noir et Rouge, Confédération Nationale du Travail – Solidarité Ouvrière 79

  • Mardi 7 novembre, à 18h00,

Mort sur un chantier – Rassemblement, Bordeaux Bacalan

Bordeaux Bacalan – Arrêt de Tram Achard

Organisé par Front Social 33, CNT Construction 33, …

Suite au décès d’un ouvrier sur un chantier de Bordeaux Bacalan, (cf. article) les syndicats CNT Construction Gironde, CGT Bordeaux Nord, CGT Ford et CGT CARSAT Aquitaine appellent à un rassemblement. Ce sera l’occasion de rappeler que la classe ouvrière paye en vies humaines, pendant que les constructeurs comptent leurs profits en euros.

1 mort tous les deux jours 1 accident grave toutes les 3 minutes Chaque année des centaines d’ouvrier-e-s du BTP ne rentrent pas de leur journée de travail, et parmi elles/eux, certain-e-s ne rentreront même jamais. Le lundi 16 octobre 2017 un nouvel accident s’est produit sur un chantier situé rue Delbos (Bordeaux Bacalan). La chute d’un ouvrier maçon, intérimaire de nationalité portugaise, s’est révélée fatale. Il rentrera parmi les siens entre quatre planches. Le BTP reste le secteur professionnel où il y a le plus d’accidents comptabilisés. Si nous ajoutons les maladies professionnelles et les accidents « non déclarés », on réalise ce que le secteur de la construction coûte en nombre de vies. Nous refusons de considérer ces morts comme une fatalité. Les conditions liées à l’exercice de nos métiers nous mettent en situation de danger : cadences infernales, précarité, sous-traitance, économie sur les dispositifs de sécurité, etc. C’est pourquoi nous considérons que les patrons portent une lourde responsabilité dans ces drames. Nous savons que les plus précaires sont les plus exposés aux risques. Et parmi eux, les jeunes ouvrier-e-s et les travailleur-se-s immigré-e-s sont ceux/celles qui payent le plus lourd tribut.

Pour que les ouvrier-e-s du BTP ne soient plus sacrifié-e-s dans le silence

  • Vendredi 10 novembre, à pas d’heure,

Journée de mobilisation interprofessionnelle : Pour la défense des contrats aidés

  • Vendredi 10 novembre, à 16 h,

Tous au rassemblement pacifiste – Les fusillés pour l’exemple avaient le droit de dire NON à la guerre et aux massacres ! Ils doivent être réhabilités !

Place Jean Jaurès à Bordeaux

Communiqué de presse

L’ARAC 33 (Association Républicaine des Anciens combattants), la Fédération de la Gironde de la Libre Pensée, la LDH (Ligue des Droits de l’Homme), et l’UPF (Union Pacifiste de France), organisent un

Rassemblement pacifiste

Place Jean Jaurès à Bordeaux,

le 10 novembre 2017 à 16h,

avec toutes les organisations qui voudront y prendre part.

Il s’agit d’obtenir que justice soit rendue aux hommes dont le comportement pacifiste pendant la guerre de 1914-18 a entraîné leur mort, qu’ils aient été fusillés pour l’exemple ou transportés en groupe dans le no man’s land et massacrés par l’artillerie des deux camps, et en particulier pour exiger la réhabilitation des 639 fusillés pour l’exemple. La France est le seul pays d’Europe à ne pas avoir fait cette démarche.

Depuis plusieurs années, dans tout le pays, avec la Libre Pensée, l’A.R.A.C., le Mouvement de la Paix, l’Union Pacifiste, de nombreuses sections de la LDH, parfois de la Ligue de l’Enseignement, et de plus en plus fréquemment les syndicats C.G.T. et C.G.T.F.O., des milliers de citoyens se sont ainsi regroupés pour dire non à la guerre.

Lors d’une conférence l’an dernier à Mérignac nous nous sommes également retrouvés pour honorer les Fusillés pour l’exemple, mais aussi les déserteurs, les insoumis, les révoltés, tous ceux et celles pour qui l’Humanité ne peut se conjuguer avec tuerie et barbarie, en particulier à l’heure des politiques nationalistes et guerrières – souvent accompagnées de violences contre ceux qui contestent le pouvoir – qui ont toujours des résultats catastrophiques pour les peuples. À commencer par les sommes énormes consacrées aux armements de toutes sortes… Sans oublier la présence de troupes françaises dans plusieurs pays pour y défendre des intérêts mercantiles, ou soutenir des dictatures.

Ce sont 120 rassemblements qui ont été organisés en France en 2016 autour du 11 novembre pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple : malgré le déploiement médiatique lors des cérémonies officielles de commémoration, malgré la volonté de l’État et de certains historiens autorisés, qui pensaient avoir « réglé » la question en 2013, en réunissant fusillés et fusilleurs dans le Musée des Armées aux Invalides, le problème de la réhabilitation est resté présent et n’a pu être occulté.

Les fusillés pour l’exemple avaient le droit de dire

NON à la guerre et aux massacres !

Ils doivent être réhabilités !

Tous au rassemblement pacifiste

Place Jean Jaurès à Bordeaux

le 10 novembre 2017 à 16h

Bordeaux le 2 novembre 2017

Contact : Libre Pensée 33

Christian Baqué 06 75 01 17 81

  • Vendredi 10 novembre, à 20h30,

Conférence gesticulée « les conditions de travail dans le monde associatif ou comment être fier d’être content de se faire auto-exploiter … ou l’inverse »

Les lectures aléatoires, 19 rue des Augustins, proche de la place de la Victoire à Bordeaux

Organisée par le Collectif des associations excédées de Bordeaux, dans le cadre de la journée noire des associations sous l’impulsion du collectif des associations citoyennes et du syndicat ASSO.

  • Mardi 15, Mercredi 16, Jeudi 17 et Vendredi 18 novembre,

Conférence-débat avec PMO (Pièces et Main d’œuvre), auteur de « Les Chimpanzés du futur contre de se faire autoexploiter … ou l’inverse »

Sur le thème : « Technologie, Technocratie, Transhumanisme et Totalitarisme »

Saint Macaire (33), mardi 15 à 20h00, Mairie ;

Libourne (33), mercredi 16 à 20h00, salle du Verdet, 12 rue Toussaint

Bordeaux (33), jeudi 17 à 20h00, Le Samovar, 18 rue Camille Sauvageau

Saint Michel Clairac (47),vendredi 18 à 17h30, salle Tivoli

Conférences débats en entrée libre

« Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles gardées au pré. » et encore « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. »

Kevin Warwick, 2002, cybernéticien.

Les « chimpanzés du futur » lancent un appel : « *Les transhumanistes n’ont qu’une idée : la technologie. Nous, chimpanzés du futur, n’avons qu’une technologie : les idées. »

P.M.O., auteur de « Les Chimpanzés du futur contre le transhumanisme »

https://chimpanzesdufutur.wordpress.com/

Conférences organisées par ATTAC33, Cercle de Saint Pierre, Comité Global de Soutien aux Faucheurs Volontaires (CGSFV), RNCo, Le Samovar, Translib, Vigilance OGM 33, vigilance OGM 47.

  • Jeudi 16 novembre, à 11h30,

Mobilisation contre la loi Travail XXL – grève et manifestations

place de la République – Bordeaux

A l’appel des Unions départementales CGT, FO, Solidaires 33, de l’UNEF, de l’UNL, de la Fidl, de la CNT, etc.

Les principaux points des ordonnances :

  • la primauté de l’accord d’entreprise sur la branche
  • le contrat de chantier
  • affaiblissement du contrôle de la santé et de la sécurité
  • plafonnement des indemnités de licenciement au prud’homme
  • le recours au référendum à l’initiative de l’employeur
  • l’employeur peut choisir un salarié pour négocier des accords d’entreprise en cas d’absence de présence syndicale dans l’entreprise
  • fusion des instances de représentation du personnel, fin des CHSCT
  • licenciement simplifié
  • accords de compétitivité
  • rupture conventionnelle collective (au lieu du licenciement économique)
  • assouplissement encore du travail du dimanche, du travail de nuit
  • compte de pénibilité réformé sur preuve des effets
  • augmentation du taux de la CSG au détriment des cotisations sociales
  • droit à l’erreur des employeurs en matière de reversement des cotisations sociales à l’URSSAF
  • l’an prochain, c’est le tour de l‘indemnisation chômage

Pourquoi des réactions aussi faibles ? Pourquoi les mobilisations massives ne sont plus entendues par les dirigeants ? Problèmes des stratégies syndicales, grèves saute-mouton ? Légitimisme des travailleurs ? Attaques diverses contre le droit de grève ? Répression ?

  • Vendredi 17 novembre, à 9h00

Manifester est un droit pas un délit – Soutien aux 9 manifestant.e.s inculpé.e.s de Poitiers

Devant le tribunal correctionnel, Poitiers

Pour la relaxe des neuf personnes convoquées,

à l’appel de Collectif chômeurs-précaires de Poitiers, Convergence libertaire anticapitaliste poitevin (CLAP), CNT-SO, ensemble, Nouveau parti anticapitaliste (NPA 86), Organisation Communiste Libertaire (OCL), Parti communiste (PCF 86), Solidaires 86, Union syndicale de la psychiatrie, Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF 86), Parti de gauche (PG 86).

  • Lundi 20 novembre, à pas d’heure,

Mobilisation du secteur de la protection de l’enfance rejoint par le travail social, le médico-social et le sanitaire

  • Lundi 20 novembre, à pas d’heure,

Mobilisation dans les Finances Publiques contre les suppressions d’emploi

  • Jeudi 23 novembre, à pas d’heure,

Mobilisation dans le secteur de la pétrochimie (début d’une grève illimitée ?)

  • Samedi 25 novembre, à 15h00,

Journée internationale contre les violences faites aux femmes

Rassemblement unitaire CONTRE LA CULTURE DU VIOL, devant le grand théâtre place de la comédie

Organisé par le Collectif bordelais pour les droits des femmes

  • Vendredi 1er décembre, à pas d’heure

Remise du rapport de la commission de médiation sur l’aéroport de Notre Dame des Landes

Remise au gouvernement

Déclaration d’un collectif syndical contre l’aéroport et son monde

Casserole présentation.pdf
Casserole n°2 pub.pdf

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Achaïra n° 197 : éphéméride de novembre

Éphéméride de novembre

Le 1er novembre 1530, naissance d’Étienne de La Boétie à Sarlat. Il était notre voisin. Son Discours de la servitude volontaire le rend célèbre jusqu’à nous ; c’est un court texte écrit alors que l’auteur n’avait pas 20 ans et qui circulera d’abord sous forme de manuscrit. Admiré de Montaigne, plus jeune que lui, les deux hommes se lieront d’une profonde amitié ; mais, prenant Montaigne de court, les calvinistes éditèrent, les premiers, une version du Discours intitulée le Contr’un.

À partir de 1560, La Boétie est chargé par Michel de L’Hospital, chancelier de France, d’intervenir dans diverses négociations pour parvenir à la paix entre catholiques et protestants, car La Boétie n’était pas anarchiste puisque, par ailleurs, il fut admis en 1554 comme conseiller au Parlement de Bordeaux.

Pourtant, des anarchistes comme Gustav Landauer se sont intéressés à lui. En 1954, l’anarchiste belge Hem Day publiera une édition de son Discours. Il est recommandé de lire ce texte dans une version en français modernisé.

En 1978, Payot en publia une édition avec des textes de Pierre Clastres, Claude Lefort, Gustav Landauer, Simone Weil, Lamennais, etc.

Que dit, en bref, La Boétie ? Comment est-il possible qu’une minorité d’êtres humains puisse dominer la majorité ? Est-ce parce que la masse est désunie devant une hiérarchie solidaire et soudée que les humains acceptent volontairement la servitude et l’obéissance ?

« Pourtant ce tyran, seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni même de s’en défendre ; il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à la servitude. Il ne s’agit pas de lui rien arracher, mais seulement de ne lui rien donner. »

« Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libres », écrit La Boétie.
Mais les êtres humains n’ont-ils pas peur de la liberté ?

S’il s’agit de désobéir ? Henri David Thoreau répondra en quelque sorte par l’affirmative avec son également court ouvrage de La Désobéissance civile.

Et on peut se demander pourquoi la notion de désobéissance généralisée n’a-t-elle pas eu plus d’impact chez les anarchistes ?

« Pareillement les tyrans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent, plus on leur baille, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout ; et si on ne leur baille rien, si on ne leur obéit point, sans combattre, sans frapper [nous  soulignons], ils demeurent nus et défaits et ne sont plus rien, sinon que comme la racine, n’ayant plus d’humeur ou aliment, la branche devient sèche et morte. »

À 33 ans, le 18 août 1563, Étienne de La Boétie meurt à Germinian, près de Bordeaux.

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Achaïra n° 197 : Chronique de la désobéissance : Espérer en quelque endroit…

Espérer en quelque endroit…

Chronique inspirée par le livre de

Pierre Bance, Un autre futur pour le Kurdistan,

municipalisme et confédéralisme démocratique,

Noir & Rouge éd., 2017, 400 p.

Après la destruction des collectivités libertaires de l’Espagne de 1936, les anarchistes n’ont cessé de guetter de par le monde la moindre renaissance de leurs espoirs. Ce furent les velléités d’autogestion dans la Yougoslavie de Tito, ce fut l’euphorie romantique du tout début de la révolution cubaine, ce fut et c’est la rébellion sociale du Chiapas, et quelques autres.

Depuis quelque temps, les regards sont braqués sur le Rojava.

Pierre Bance, dans Un autre futur pour le Kurdistan, nous expose l’origine de cette nouvelle espérance :

En 2000, Abdullah Öcalan, le « chef suprême » du Parti des travailleurs du Kurdistan constate que la guerre d’indépendance est aussi meurtrière que vaine, qu’elle n’aboutira pas, qu’il faut arrêter de répandre le malheur tant chez les Kurdes que chez les Turcs. Il engage alors son parti à abandonner l’idéologie marxiste-léniniste, la lutte armée et l’ambition d’un État-nation kurde.

Ce changement de pied considérable se fondait sur les écrits de l’Américain Murray Bookchin exposant le municipalisme libertaire associé à l’écologie sociale. Toutefois, Öcalan s’est bien gardé de faire référence à un vocabulaire trop marqué par l’anarchisme.

L’idée de base est que « l’émancipation ne peut venir du pouvoir », mais que, ici et maintenant, il faut « être encore plus réalistes et mieux organisés ».

De fait, en devenant « confédéralisme démocratique », le municipalisme libertaire allait acquérir une nouvelle actualité. Mais, parce que ces territoires sont ravagés par la guerre, il est difficile de se faire une juste appréciation des événements.

Qu’en est-il vraiment ?

Le Kurdistan − c’est-à-dire : Bakûr en Turquie, Rojava en Syrie, Rojhila en Iran et Başûr en Irak − aurait pu être un État comme un autre si, après la Première Guerre mondiale, à la suite du démembrement de l’Empire ottoman, ce territoire, n’avait pas été attribué aux différents États précédemment cités.

Ce qui fut vécu par les Kurdes comme une catastrophe se révélera peut-être comme l’opportunité d’inventer une nouvelle entité politique : le « confédéralisme démocratique ».

Soucieux de paix, ne recherchant plus une indépendance nationale ni la création d’un État kurde, et sans vouloir détruire l’État turc, Öcalan est maintenant porteur d’un projet politique original ; il ne s’agirait que de garantir aux Kurdes, dans chacun des pays où ils vivent, des droits culturels, linguistiques et politiques, le droit de s’auto-organiser, de s’autogouverner ; et ce, modalité inattendue, sans remettre en question les frontières existantes.

Cette créativité politique n’a pas encore été appréciée et analysée à sa juste valeur par les commentateurs alors qu’elle pourrait dénouer positivement, par exemple, le problème Israël-Palestine. On ne verrait plus, ainsi, des anarchistes, sans craindre d’être en contradiction avec eux-mêmes, défendre un État palestinien.

Si ce que propose le confédéralisme démocratique demeure pour l’essentiel sur le papier, une ébauche de réalisations s’esquisse entre autres au Rojava ; et, bien que le projet d’Öcalan soit des plus pacifiques, il faudra cependant s’attendre à des réactions violentes tant de la part des États que de l’économie capitaliste.

Jusqu’à maintenant, les propositions de paix n’ont pas reçu la moindre garantie de l’État turc ; c’est pourquoi, du côté kurde, la prudence est de mise. On reste sur la réserve : « La fin de la lutte armée ne signifie pas le désarmement des combattants. »

Qu’en est-il de l’« application du confédéralisme démocratique sur un territoire libéré où la coexistence avec l’État est devenue théorique », car l’État central est devenu impuissant dans une région où sévit la guerre.

Pour Pierre Bance « on est loin de la démocratie directe et de la commune autonome de Bookchin et d’Öcalan ».

Cependant, « le pouvoir vient du bas », et nous aurions tort, nous anarchistes, de faire la fine bouche car la Charte du Rojava − « norme juridique atypique » − présente une avancée incontestable « sur toutes les constitutions et systèmes politiques du Proche-Orient » .

Oui, il est difficile de prévoir si la Charte du Rojava sera un outil de transition pour la construction d’un État comme un autre ou si, au contraire, elle ouvrira la voie vers une société sans État.

Si l’entourage d’Öcalan − son état-major élargi − a une bonne connaissance des idées libertaires et s’ils ont intégré ces valeurs lors d’une évolution plus que rapide, cette marche en avant n’a pas été accomplie par l’ensemble de la population, bloquée par le poids du tribalisme et d’un patriarcat oppressant. Aussi, on ne s’étonnera pas que l’accent soit mis sur l’éducation, la justice et la santé.

L’Histoire continuant sa marche, il ne s’agit pas de conclure, mais d’être à l’écoute d’un monde qui se cherche malgré des configurations qui ne sont pas les nôtres.

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Soirée débat La Bande Noire à l’Athénée libertaire avec Yves Meunier – Jeudi 19 octobre 2017 à 19h30

Annonce de la soirée sue Achaïra sur la Clé des Ondes le lundi 2 octobre 2017 :
Ecoutez ici la bande-annonce : annonce de la Bande Noire sur Achaïra

Jingle Achaïra

Annonce – « La Bande Noire » – 9 min :

La soirée de débat le 19 octobre, à l’Athénée libertaire

L’organisateur : le collectif libertaire de Gironde

L’invité, l’auteur

Le livre

Les thèmes :

o La propagande par le fait

o L’influence lyonnaise

o Aux origines du mouvement ouvrier en France

Illustration musicale – 3 min – « Luttes d’hier et d’aujourd’hui »– Hors Contrôle

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Achaïra n°196 l’émission radio du lundi 2 octobre 2017

 

Le Cercle libertaire Jean-Barrué vous présente l’émission Achaïra n° 196 du lundi 2 octobre 2017

 

Salut à toi camarade. Salut à toi fidèle auditeur, fidèle auditrice d’Achaïra. Bienvenu sur « La Clé des ondes » la radio associative bordelaise qui se mouille pour qu’il fasse beau.

Saches que tu peux d’ores et déjà réécouter Achaïra sur le podcast de l’émission en cliquant ici.

Sommaire de l’émission Achaïra n° 196 du lundi 2 octobre 2017

20h00 – générique – (sur fond musical Fela) – Esméralda, Bruno et Philaud

20h01 – sommaire-éditorial de l’émission – Philaud

Salut c’est Philaud, vous êtes bien sur Achaïra, c’est la 196éme édition aujourd’hui et nous sommes ensemble, avec Esméralda, Fabienne, Thierry, Progrès et Laurent aux manettes de l’émission. Pour cette édition, nous n’aurons d’invités, mais il y aura en trame de fond, le thème de la révolution d’octobre. D’ailleurs, nous commençons par l’éphéméride d’octobre.

20h02 Virgule sonore (jingle éphéméride)

20h02 – L’éphéméride anarchiste – 12 min [avec
commentaires courts et éventuels,]

20h14 – suite du sommaire-éditorial de l’émission – Philaud et les autres

C’est terrible, dans un mois, entre deux émissions, l’actualité est trop importante, et on a du mal à extraire des moments essentiels. Le risque d’escalades militaires existe bien à un haut niveau avec la confrontation entre les dirigeants coréens et américains. Les catastrophes naturelles semblent bien augmenter en intensité avec le réchauffement climatique.

Au niveau hexagonal, ce qui mobilise nos esprits est la nième attaque contre les minces protections des travailleurs face au patron. Les idéologues du Medef sont à l’œuvre depuis longtemps et ils en tirent les fruits. D’abord, cela passe par désespérer et casser toutes résistances. Seule une minorité active pense encore qu’il est vital de résister car perdre en résistant ce n’est pas perdre. C’est aussi penser l’avenir pour reconstruire un autre rapport au travail.

Ironiquement, on remarquera que lorsque les policiers sont en arrêt de travail, les manifestations sociales se passent avec beaucoup moins d’incidents, faudrait que tout le monde s’interroge là-dessus.

On finit par le savoir, il n’y a pas de recettes pour qu’il y ait une forte mobilisation. On doit donc valoriser tout ce qui se fait en matière de résistance contre la loi travail, et inlassablement répéter que dans tout système ce que chacun vit est intiment lié à ce que les autres parties vivent et que donc la solidarité, l’entraide sont une nécessité vitale.

Alors qu’un temps, il s’agissait d’appeler à la généralisation de la grève et à la grève générale, force est de constater que les dernières mobilisations se sont faites sans qu’il n’y ait de débrayages significatifs, alors cela rend un peu vain l’appel à généraliser ce qui n’a pas commencer à exister. Dans ce contexte, on peut s’interroger sur les messages portés par exemple sur des t-shirts, slogans qui disent « c’est dans la rue que ça se passe » ou « c’est dans la rue que ça se gagne ». Que s’agit-il de gagner ? Rappelons que le pouvoir politique n’est que l’expression du pouvoir économique qui finance ses campagnes et lui élabore son idéologie. C’est bien le pouvoir économique qu’il faut toucher par le blocage de ses sources de revenus, il y a de bons moyens pour cela : la grève ou de long blocage des circuits économiques (routes, trains, avions, électricité, banques, …). Il est clair que la grève de ces secteurs est indispensable pour bloquer durablement leur activité et plus largement.

Ce mois-ci, nous avons aussi connu la banalisation de l’état d’urgence en l’introduisant en partie de façon permanente dans la loi. Bien sûr, c’est le contrôle des mouvements sociaux, les assignations à résidence mais c’est aussi la pression sur les jeunes les plus pauvres, c’est le contrôle au faciès institué par le soupçon. Le scénario turc n’aura pas besoin de nouvelles évolutions juridiques pour se mettre en œuvre, toute opposition pouvant de près ou de loin être assimilée à un soutien au « terrorisme ». La démocratie facilite son transfert en régime autoritaire sans avoir besoin de passer par le coup d’État militaire ou la dictature, c’est la « ferme démocratie », qui rend la liberté suspecte d’atteinte à l’ordre public. Le terrorisme n’est pas défini et peut donc servir les puissants pour qualifier tout adversaire un peu rebelle.

Tout ça porte peut-être le débat comment se fait ou peut se faire un changement de société.

Pour prendre un autre angle de vue, André a lu plusieurs ouvrages qui interrogent sur l’existence d’une nature humaine et c’est l’objet de sa chronique intitulée « de notre nature animale ».

20h16 Virgule sonore (jingle chronique désobéissance)

20h16– La chronique de la désobéissance – André (enregistrement)

«Notre nature animale » – 8 min + 8 min de commentaires sur la chronique

Nature humaine ?

Sortir de son bocal, arrêter sa vie de poisson rouge, il y a un risque, cela vaut-il le coup de s’élancer?

20h32 Illustration musicale n° 1- 5 min 20 – « On est des merdes toutes pourries ! » – Mathilde Nègre

20h37 Virgule sonore (jingle débat d’actu)

20h37 – annonce n° 1 – « Le Jeune Marx » – 7 min

Le film

L’époque 1844 -1848

La rencontre Proudhon / Marx

Les positions

L’invité : Gaetano Manfredonia

o Les dates 6 et 7 octobre

o Présentation

o Bibliographie

Le programme et les dates de Clin d’Œil

20h56 Illustration musicale n° 2 – 2 min 53 –Makhnovtchina – Les Béruriers Noirs –

 

20h59 Virgule sonore (jingle débat d’actu)

20h59 – retour sur octobre 1917 – 15 min

Les anarchistes dans la révolution russe

Les anarchistes dans le monde face à la révolution russe

Quelques références bibliographiques :

La Revolution Inconnue de Voline;
La guillotine au travail par G.P. Maximov;
Le mythe bolchévik et la tragédie russe, tous deux d’Alexandre Berkman;
Les bolcheviks et le contrôle ouvrier par M. Brinton;
L’insurrection de Kronstadt par Ida Mett;
L’histoire du mouvement makhnoviste par Peter Arshinov;
Ma désillusion en Russie et Vivre ma vie (ou L’épopée d’une anarchiste) par Emma Goldman;
Nestor Makhno Le Cosaque de l’Anarchie ;
La lutte pour les soviets libres en Ukraine 1917-1921 par Alexandre Skirda ;
Nestor Makhno – Mémoires et écrits – 1917 – 1932 –Editions Ivrea – Champ Libre ;
et les numéros spéciaux de Alternative Libertaire (n°274) et du Monde Libertaire (n°1790)

Beaucoup de ces livres ont été écrits par des anarchistes actifs pendant la révolution, beaucoup emprisonnés par les bolcheviks et déportés vers l’Ouest en raison de la pression internationale exercée par les délégués anarcho-syndicalistes à Moscou que les bolcheviks essayaient de gagner au léninisme.
La plupart de ces délégués restèrent fidèles à leur politique libertaire et convainquirent leurs syndicats de rejeter le bolchevisme et de rompre avec Moscou.
Au début des années 1920, toutes les confédérations syndicales anarcho-syndicalistes s’étaient associées aux anarchistes pour rejeter le «socialisme» en Russie comme du capitalisme d’État et une dictature du parti.

21h16 Illustration musicale n° 3 – 2 min 52 – Faut plus de gouvernement (1889 – chanson anarchiste) –

21h19 Virgule sonore (jingle Achaïra)

21h19 – annonce n°2 –« La Bande Noire » – partie 2 – 9 min

La soirée de débat le 19 octobre, à l’Athénée libertaire

L’organisateur : le collectif libertaire de Gironde

L’invité, l’auteur

Le livre

Les thèmes :

o La propagande par le fait

o L’influence lyonnaise

o Aux origines du mouvement ouvrier en France

21h28 Illustration musicale n°4 – 3 min – « Luttes d’hier et d’aujourd’hui »– Hors Contrôle

21h31 – Sur Ascanio Celestini – Progrès – 12 min

Le film « Pecora Nera », séance-débat à l’Utopia le 10 octobre 20h30

L’ écrivain, le réalisateur, le metteur en scène,

Son engagement politique

Extrait du « Discours à la Nation » dit par David Murgia

21h43 – annonce n°3 – Casse –rôles – Esméralda et Fabienne – 12 min

Présentation du n°1 de cette nouvelle revue féministe et libertaire

– Casse-rôles est un trimestriel à prix libre. Les frais postaux sont d’1,50€ par numéro, soit pour 1 an (4 numéros) = 6€+…(prix libre).
Indiquez le nombre de numéros que vous désirez recevoir.
Libellez le chèque à l’ordre de: Les Amis de Pierre Besnard.
Adressez-le à: Casse-rôles, c°/ Hélène Hernandez 16 rue de Meaux, 75019 Paris
Pour les propositions, email: casse-roles

Présentation d’un choix d’articles

21h55 Coupure musicale n° 4 – 2 min 58 – La Compagnie Jolie Môme – L’hymne des femmes

21h58 Virgule sonore (jingle agenda)

21h58 – Agenda militant (sur fond musical Ska reggae hip hop de Skatalites) 10 min

22h08 – On se dit au revoir. (Sur fond musical Soul jazz orchestra-insurrection)

L’émission touche à sa fin, c’était la 196éme d’Achaïra. L’animation a été assurée par Esméralda, Fabienne, Thierry, Progrès, et moi-même. Et un très grand merci à Anita pour son soutien dans la conception, à André Bernard pour sa chronique et à Laurent aux manettes de l’émission.

Vous pouvez retrouver l’émission soit en redif le vendredi qui succède le direct et cela à midi, ou en podcast sur le www.lacdo.org dans la rubrique « Programme » puis cliquez sur « Achaïra », ainsi que sur les sites du cercle https://cerclelibertairejb33.wordpress.com et http://cerclelibertairejb33.free.fr en plus le programme sera détaillée et vous aurez les liens sur les chroniques écrites.

A bientôt dans les mobilisations, les luttes, la vie-quoi !

La prochaine d’Achaïra ce sera probablement le Lundi 6 novembre 2017 à 20h00 toujours sur la clé des ondes 90.10.

Alors d’ici là portez vos luttes avec conviction et détermination.

22h10 – Fin de l’émission

Éphéméride d’octobre 2017

Le 1eroctobre 1867,naissance de Fernand Pelloutier, militant syndicaliste révolutionnaire et fondateur de la Fédération des Bourses du travail :

« Partisans de la suppression de la propriété individuelle, nous sommes en outre ce que ne sont pas les politiciens, des révoltés de toutes les heures, hommes vraiment sans dieu, sans maître et sans patrie, les ennemis irréconciliables de tout despotisme, moral ou collectif, c’est-à-dire des lois et des dictatures (y compris celle du prolétariat), et les amants passionnés de la culture de soi-même. »

Le 4 octobre 1901,naissance à Paris, dans un famille de libres penseurs, de Renée Lamberet. Professeur d’histoire et de géographie, elle sera une fidèle collaboratrice de l’historien de l’anarchisme Max Nettlau. En 1936, elle se rend en Espagne et s’intéresse particulièrement aux collectivisations de la Confédération nationale du travail, collabore à la propagande libertaire et participe à l’aide aux enfants réfugiés des zones de guerre.

Le 7 octobre 1879, naissance du poète ouvrier Joe Hill en Suède. En 1902, il émigre aux États-Unis et adhère aux IWW et répand les idées anarcho-syndicalistes par sa poésie et ses chansons. En 1914, l’accusation du crime d’un droguiste lui vaut d’être condamné à mort et fusillé. «Ne perdez pas de temps à pleurer.Organisez-vous ! »,écrira-t-il avant de mourir.

Le 5 octobre 1839,naissance, près de Paris, d’Eugène Varlin. Relieur, militant ouvrier, internationaliste, communard et libertaire. En 1865, il participe à la fondation d’une société d’épargne et de crédit mutuel des ouvriers relieurs.

Le 9 octobre 1909,à Barcelone, Francisco Ferrer est jugé par une cour martiale pour sa supposée responsabilité dans la Semaine tragique. Ce jugement bâclé, inspiré par la monarchie cléricale espagnole qui n’a pas digéré son travail émancipateur qu’est l’École moderne, le conduira devant un peloton d’exécution dans les fossés de Montjuich.

Le 12 octobre 1860,naissance d’Émile Pouget dans l’Aveyron. Pamphlétaire redouté, militant et propagandiste anarcho-syndicaliste, antimilitariste, anticlérical et animateur du Père Peinard.

En octobre 1824,naissance de Plotino Rhodakanaty à Athènes. Philosophe, pédagogue, socialiste utopiste et mystique, il est aussi le précurseur de l’anarchisme mexicain.

Le 14 octobre 1894, naissance de Mohamed Saïl, en Algérie, qui fut militant anarchiste et insoumis durant le premier conflit mondial. En 1936, il part combattre en Espagne, est blessé en décembre. Le 30 avril 1953, Le Libertaire annoncera sa mort.

Le 15 octobre 1902, naissance d’André Prudhommeaux (dit Prunier) au familistère de Guise. Cet anarchiste milita avec sa compagne Dora Ris (dite Dori).

Le 15 octobre 1902,naissance d’Amparo Poch y Gascon en Aragon qui deviendra une militante anarchiste féministe et une propagandiste de la liberté sexuelle.

Le 20 octobre 1895, naissance de Gaston Leval. Insoumis de la guerre 14-18, il milita en Amérique du Sud et en Espagne. Nombreux écrits historiques et théoriques.

Le 25 octobre 1806,naissance de Johann Kaspar Schmidt, dit Max Stirner, auteur de L’Unique et sa propriété qui influença beaucoup les anarchistes individualistes.

Le 27 octobre 1889,naissance en Ukraine de Nestor Ivanovitch Miknienko, dit Makhno. Ses Mémoires et écrits, 1917-1932 ont été publiés chez Ivrea en 2009.

Le 30 octobre 1904,naissance de Georges Navel à Pont-à-Mousson. Insoumis, écrivain autodidacte et libertaire : « Il y a une tristesse ouvrière dont on ne guérit que par la participation politique. Moralement, j’étais d’accord avec ma classe. »

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Achaïra n° 196 : Chronique de la désobéissance : Notre nature animale

Notre nature animale

Comment est-on passé d’un primate ordinaire incapable de parler
à cet étonnant primate humain incapable de se taire ?

Robbins Burling

Daniel Colson, dans son dernier ouvrage (Proudhon et l’anarchie, ACL, 2017), en page 95, pose un certain nombre de questions ressassées et largement dépassées :

« Y a-t-il une nature humaine ? L’homme est-il bon mais corrompu par une société mauvaise et autoritaire (le bon sauvage) ? L’homme est-il méchant (le péché originel) et a-t-il besoin d’un cadre contraignant pour vaincre ses passions et ses instincts égoïstes et prédateurs ? »

Bien sûr, il ne nous donne pas de réponse, et son propos ne s’arrête pas à ces considérations, même quand il cite quelques auteurs qui ne sont plus exactement de notre temps comme Bakounine, Reclus, Kropotkine, Malatesta, Proudhon (bien sûr) et quelques autres.

Cependant, dans L’Homme, cet animal raté, Pierre Jouventin pose la question: « Comment 2500 ans de philosophie ont-ils pu s’interroger sur l’humain en niant son appartenance au monde animal, à tel point qu’il a fallu que ce soit la science qui retrouve cette évidence de bons sens ? »

Pourquoi donc, au sujet de cette fameuse « nature humaine », Colson ne va-t-il pas interroger des scientifiques contemporains ̶ certains très proches de nous comme, justement, Pierre Jouventin, né en 1942 ̶ ou d’autres tel Frans de Waal, né en 1948 ?

Le premier, Jouventin, est un éthologue d’expérience qui a écrit, entre autres, Kamala, une louve dans ma famille et Les Confessions d’un primate.

Le second, De Waal, est un primatologue, auteur, parmi beaucoup d’autres ouvrages, de La Politique du chimpanzé.

Et nous ajouterons le très agréable opuscule de Jean-Baptiste de Panafieu, très accessible à la lecture et, de plus, illustré avec humour par Étienne Lécroart : L’homme est-il un animal comme les autres ? (La ville brûle éd., 2017.)

Pourquoi négliger ceux qui, de nos jours, questionnent avec compétence scientifique la nature humaine ̶ et animale ̶ à partir d’un matériel bien vivant pour apporter des réponses qui ouvrent l’horizon ? Méconnaissance ? « La culture humaniste ignore aujourd’hui le plus souvent la culture scientifique et vice versa. Il est vrai que les connaissances sont aujourd’hui si vastes que les philosophes ne peuvent suivre l’actualité scientifique… », nous répond Pierre Jouventin.

Pour autant, rien n’empêche de citer Darwin :

« Celui qui comprendra les babouins aura fait plus pour la métaphysique que Locke. » (Carnets intimes, 1838.)

*

Du caillou inanimé à la plante plus ou moins sophistiquée, il y a un écart certain ; de la plante qui diffère peu de l’animal (comme le protiste) jusqu’aux animaux au système nerveux performant, l’écart est variable. Quant à l’être dit « humain » (Homo sapiens), il n’est qu’un descendant d’une famille buissonneuse de primates et seul rescapé des Erectus, Habilis, Floresiensis, etc. ; le dernier, Néandertal, certainement moins prolifique que Sapiens, a été absorbé par celui-ci ou escamoté.

Dans d’autres chroniques, nous avions abordé la réalité du fait culturel chez certains animaux et nous nous étions posé la question des fondements d’une conscience morale chez les êtres humains. La première réponse, nous pensions l’avoir trouvée notamment dans L’Entraide de Kropotkine, publié en 1902, qui donnait de multiples exemples de comportements solidaires dans différentes sociétés humaines et aussi chez les animaux.

De nos jours, c’est avec grand intérêt que nous découvrons le travail de Frans de Waal. Étant donné que notre parenté avec les singes est patente, De Waal ne se lasse pas de nous dire tout ce qui nous en sépare, mais surtout ce qui nous en rapproche ; étudiant les chimpanzés et les bonobos, il y dévoile, comme chez les humains, le goût prononcé de certains pour le pouvoir et les conduites de conquête envers le sexe opposé ; il s’agit essentiellement des mâles. Si les bonobos résolvent leurs problèmes de pouvoir par le sexe, les chimpanzés, eux, règlent les problèmes de sexe par le pouvoir. C’est du moins ce que nous dit Frans de Waal, dans Le Singe en nous. Et c’est pourquoi, et pour bien d’autres raisons, les chimpanzés et les bonobos revêtent une égale et telle importance pour comprendre ce que l’on persiste à nommer la « nature humaine ».

Et puis, nous n’avons pas craint de parler de « morale » chez nos si proches parents. Darwin, déjà, n’hésitait pas à écrire : « De nombreux animaux compatissent, sans doute aucun, à la détresse des autres ou aux dangers qu’ils courent. »

De Waal, lui, écrit :

« Les éléments constitutifs de la morale précèdent clairement l’humanité. Nous les reconnaissons chez nos parents primates, l’empathie étant plus visible chez le bonobo, et la réciprocité chez le chimpanzé. Les règles morales nous disent quand et comment appliquer ces tendances, mais elles sont elles-mêmes à l’œuvre depuis des temps immémoriaux. »

Si la morale demeure la plus belle parure dont se glorifie l’humanité, elle se serait construite à partir du sentiment de communauté du petit groupe contre les autres groupes. En bref, « suprême ironie, nous dit De Waal, notre plus noble conquête − la morale − est liée par l’évolution à notre comportement le plus abject, la guerre ».

« Loin d’être un mince vernis, la morale nous vient de l’intérieur. Elle fait partie intégrante de notre biologie, comme le confirment les nombreux parallèles repérés chez d’autres animaux. »

Jouventin, ouvrant l’espace, écrit encore que des éthologistes « comme Frans de Waal considèrent, à la suite de Darwin, que la morale se trouve en germe chez l’animal et en particulier chez le chimpanzé, mais [qu’] ils ne regardent que du côté de notre plus proche parent ».

Ce qu’il va confirmer en affinant encore l’argumentation. Sa « redécouverte », fruit du hasard, est née suite à l’adoption, en appartement, d’une louve − d’une « espèce au faîte de la socialité » de la famille des carnivores − alors qu’elle n’était qu’un nourrisson non encore imprégné de sa vraie famille (Canis lupus) mais qui considéra Jouventin, sa compagne et son fils comme sa famille réelle et qui démontra par de multiples exemples sa totale solidarité avec eux.

« D’après mon interprétation, écrit Jouventin, ces carnivores sociaux possèdent par nature des instincts d’entraide alors que notre espèce doit perpétuellement stimuler par la culture sa nature de primate égoïste en nous éduquant dès l’enfance à l’altruisme et à la coopération… »

Si l’être humain et le loup sont d’espèces totalement différentes, une activité analogue − la chasse collective du gros gibier − a fait converger leur comportement éco-éthologique.

Si l’un et l’autre sont marqués par l’instinct, le caractère inné − comme la tétée chez le petit humain −, le loup, lui, obéit surtout à son instinct ; les deux, cependant, montrent une part d’acquis (de culture), cette dernière tout à fait dominante chez l’être humain qui, au cours des âges, a construit des habitudes d’entraide et de solidarité.

(Il reste à savoir si les caractères acquis, quels qu’ils soient, peuvent devenir héréditaires.)

Maintenant que l’homme ne chasse plus en meute, sans doute a-t-il remplacé cette occupation par des guerres diverses fortifiant ses identités nationales, raciales, religieuses, sociales, etc. Et sa psychologie de chimpanzé égoïste prospère tout autour de la planète en saccageant l’environnement. Et il y a peu de chances que l’évolution améliore son « humanité » car notre « Homo sapiens ne semble pas avoir beaucoup de capacité de prévoyance ».

Raté, l’être humain ? Certes, nous ne sommes que ce que nous sommes : une sorte de poisson rouge qui polluerait son bocal, aussi impuissants que lui à changer l’eau.

Est-ce la conclusion pessimiste du livre de Jouventin ?

Mais quelles autres perspectives avons-nous que celles du poisson rouge ?

Pierre Jouventin, L’Homme, cet animal raté

Histoire naturelle de notre espèce,

Libre et Solidaire éd., 2016, 240 p.

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