Communiqué de soutien à Yannis Youlountas

Bonjour,

Vous trouverez ci-joint le communiqué de soutien à Yanis Youlountas qui sera mis en ligne (dès que j’aurai compris comment on fait) rapidement et que vous pouvez partager allègrement.

Fab- RE de la FA
Graine d’anar Lyon)

20190614 Soutien Yannis Youlountas.pdf

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IMPORTANT Solidarité avec les prisonniers politiques grecs !

Bonjoir,

Aujourd’hui, c’est avec une grande tristesse que j’envoie ce mél. Nikos, du groupe Rouvikonas, est en prison ! Et Giorgos, un des portes-parole que j’ai rencontré plusieurs fois*, va bientôt être emprisonné. Leur crime : avoir barbouillé de peinture rouge la façade du parlement grec !!! Sous prétexte de « bâtiment historique », ce délit a été requalifié en « crime » et est passible de 10 années de prison ! Le dépôt de garantie exigé est de 30 000 euros par personne !

En fait, l’État grec veut leur faire payer leur activisme politique au service des plus démunis ( destruction du fichier des surendettés, aide directe aux victimes des inondations, ouverture de squats d’hébergement, soutien aux prisonniers politiques, interventions ridiculisant les gens de pouvoir et d’argent, et de multiples actions hebdomadaires…… ). Le pouvoir se moque bien des vies qu’il brise…

Revoici la présentation du groupe Rouvikonas, extraite du film « L’amour et la révolution »
https://www.youtube.com/watch?v=342ZzVVCm70

Voici les infos transmises par Yannis Youlountas sur les événements actuels
http://blogyy.net/2019/05/29/giorgos-kalaitzidis-increvable-anarchiste-bientot-embastille-par-tsipras/

Et voici le pot commun pour aider financièrement nos camarades victimes de la répression
https://www.lepotcommun.fr/pot/mjj83sy2

Il y aura peut-être une étape près de chez toi de la tournée de rencontres avec des militant-e-s de Rouvikonas en France, Belgique, Italie, Suisse du 1er au 9 juin
http://blogyy.net/2019/05/25/nouvelle-tournee-de-rouvikonas-en-italie-suisse-france-et-belgique/


SOLIDARITÉ SANS FRONTIÈRE AVEC NIKOS, GIORGOS ET LES DIZAINES DE MILITANT-E-S DU GROUPE ANARCHISTE ROUVIKONAS !

Ce ne sont pas les médias au service du Pouvoir, des riches et du système qui t’informeront de ce grave coup porté au mouvement social grec. Même si tu n’as pas les moyens de participer à ce pot commun, il est important de propager l’information dans tes réseaux.

Plus que jamais :
La solidarité est notre arme!
Ηαλληλεγγύη είναι το όπλο μας!

Bises solidaires,
Christian

* Lors des convois solidaires à Athènes de novembre 2017 et de février 2019, lors de la tournée en France en septembre 2018 de quelques militant-e-s du mouvement social grec avec Yannis.
Et je me souviens avec émotion de la protection contre la menace d’agression néo-nazie que les motards de Rouvikonas avaient déployé pour le déplacement de notre convoi d’Exarcheia au Pirée en mars dernier.

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Achaïra n°211 l’émission radio du lundi 6 mai 2019

Le Cercle libertaire Jean-Barrué vous présente l’émission Achaïra n° 211 du lundi 6 mai 2019

Salut à toi camarade. Salut à toi fidèle auditeur, fidèle auditrice d’Achaïra. Bienvenu sur « La Clé des ondes » la radio associative bordelaise qui se mouille pour qu’il fasse beau.

Saches que tu peux d’ores et déjà réécouter Achaïra sur le podcast de l’émission en cliquant ici.

Sommaire de l’émission Achaïra n° 211 du lundi 6 mai 2019

0h00 – générique raccourci– (sur fond musical Fela) – Esméralda, Bruno et Philaud

0h04 – sommaire de l’émission – Philaud

Salut vous êtes bien sur Achaïra et c’est la 211ème édition aujourd’hui. Nous sommes ensemble, pour accueillir notre invité : X, avec Esméralda, Progrès et Philaud aux manettes de l’émission. Pour cette édition, nous présenterons la chronique d’André sur Gustav Landauer. La grande partie de l’émission sera consacrée à la répression des mouvements sociaux, Commune de Paris, 1er mai, fusillés pour l’exemple, Résistance, Réfractaires, dans les « colonies », Mai 1968, banlieues, soutien aux migrants et délit de solidarité, dans les entreprises avec les lanceurs d’alerte et la répression syndicale, jusqu’à la répression actuelle du mouvement des Gilets jaunes. Nous ferons un zoom sur cette répression sur Bordeaux, avec le rapport de l’Observatoire Girondin des Libertés publiques avec notre avec X. Puis nous reviendrons sur la répression au travers de l’éphéméride concoctée par Fabienne et Thierry. Ce mois-ci, nous n’aurons pas de chronique internationale, la chronique de Vassilis. Nous nous quitterons alors avec quelques rendez-vous de l’agenda.

0h07 Virgule sonore (jingle chronique désobéissance)

0h07– La chronique de la désobéissance – 8 min 54 par André [enregistrement]

« Gustav Landauer, un précurseur » (http://deladesobeissance.fr/2019/04/09/gustav-landauer-un-precurseur/

0h17– La chronique de la désobéissance, le rebond – 17 min par Progrès

Bresci, Landauer,

0h34 Illustration musicale n°1 – 4 min 33 – par Ascanio Celestini, en hommage à Gaetano Bresci

https://youtu.be/_E5mBdeFlaA?list=RD_E5mBdeFlaA

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

Vous pouvez nous appeler pour un message ou une question sur le 05 56 50 69 99

0h40 – Virgule sonore (jingle le débat d’actu)

0h40 – La longue histoire de la répression étatique – partie 1 – 32 min

Présentation 3 min – La longue histoire de la répression – La Commune de Paris, mur des fédérés, déportation au bagne, exils – Aux origines du 1er Mai. Renvoi à l’éphéméride. Fusillés pour l’exemple en 1914-1917. Guerres coloniales et « pacifications », Madagascar, Sétif, Algérie (250 000 morts, 2 000 000 internés). Réfugiés et camps de concentration. Allusion à la Résistance. Réfractaires, répression judiciaire avec condamnations prison/mort, réseaux de solidarité, grève de la faim de Lecoin pour le statut d’objecteurs. Paris 17 Octobre 1961 (Papon, entre 150 et 200 morts sur la période). Mai 68 (au moins 1 mort Gilles Tautin, cas du policier mort à Lyon). Creys-Malville 1977 (Vital Michalon). Malik Oussekine (1986, contre le projet Devaquet, utilisation des brigades de voltigeurs). Emeutes des banlieues (10 morts par an environ). ZAD et Sivens (résistances et confrontations, Remy Fraisse). Loi Travail (nassage de manifestations, réduction de l’espace public de manifestations). Gilets Jaunes (mutilés et blessés, canalisation des manifestations). Migrants (centre de rétention, expulsions, …). Délits de solidarité (sous forme d’aide aux migrants). Squatts (expulsions).

Nous avons utilisé le « Calendrier des crimes de la France outre-mer » de Jacques Morel paru aux éditions de l’Esprit frappeur, un peu « L’ennemi intérieur » de Mathieu Rigouste paru aux éditions La Découverte, « Réfractaires à la guerre d’Algérie 1959-1963 » d’Erica Fraters paru aux éditions Syllepse, etc.

Objectif de la répression : d’abord individuelle pour l’exemple, elle cherche à faire peur à d’autres pour empêcher toute volonté de résistance.

1h12 – Illustration musicale n°2 – 5 min 04- la_semaine_sanglante – Marc Ogeret

https://www.youtube.com/watch?v=MnE0MshBico (5 min 04)

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h17 – Virgule sonore (jingle le débat d’actu)

1h17 – La longue histoire de la répression étatique – partie 2 – 17 min

« Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression » de Victor Serge (filatures, provocateurs, infiltrations, fichages, éliminations, milices, …). Répression étatique : policière, militaire, judiciaire. Répression patronale : sanctions, licenciement, milices privées, …

Nous prendrons sa critique de la police secrète tsariste, l’Okhrana, et ne retiendrons pas les excuses fournies par Victor Serge à la police politique soviétique, la Tcheka.

1h34 – Illustration musicale n°3 – 3 min 21- le_grand_metingue_du_metropolitain

https://www.youtube.com/watch?v=JfPC7m1vkH8

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h38 – Virgule sonore (jingle l’invité)

1h38 – La longue histoire de la répression étatique – partie 3– 17 min

Présentation 2 min –

Entretien avec l’Observatoire Girondin des Liberté Publiques [enregistrement
de 2’38’’ à 16
min 15
]

1h55 – Illustration musicale n°4 – 2 min 59 – Allez les gars – Serge Utge Royo

https://www.youtube.com/watch?v=Sgopv_S9V2M

1h58 – Virgule sonore (jingle l’invité)

1h58 – La longue histoire de la répression étatique – partie 4– 11 min

Entretien avec l’Observatoire Girondin des Liberté Publiques [enregistrement
de 16’15’’ à
26 min 20
]

Rapport consultable sur http://oglp.org

Conclusion – Conseils – Précautions – Références

Nous renvoyons vers le site du Collectif Contre les Abus Policiers – C.L.A.P33 – Bordeaux : http://clap33.over-blog.com/

Vers l’ouvrage du collectif CADECOL « Face à la police, Face à la justice – Guide d’autodéfense juridique 2ème édition » paru chez Syllepse éditions en 2016.

https://www.actujuridique.com/2eme-edition

Plus ancien (2004), on trouve « Vos papiers ! Que faire face à la police ? » du Syndicat de la Magistrature aux éditions de l’Esprit frappeur

2h11 – Illustration musicale n°5 – 2 min 01 -Dominique Grange A bas l’état policier

https://www.youtube.com/watch?v=TbcrbZhF2Ak

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

2h14 Virgule sonore (jingle éphéméride)

2h14– L’éphéméride anarchiste – 10 min

2h24 Virgule sonore (jingle agenda)

2h24 – Agenda militant (sur fond musical Ska reggae hip hop de Skatalites) 5 min

Les spectacles et conférences-débat en avril 2019

2h29 – On se dit au revoir. (Sur fond musical Soul jazz orchestra-insurrection)

L’émission touche à sa fin, c’était la 211ème d’Achaïra. L’animation a été assurée par Esméralda, Progrès et Philaud. Un grand merci à X, notre invité, à André pour sa chronique de la désobéissance, à Fabienne et Thierry pour avoir préparé notre éphéméride.

A bientôt dans les mobilisations, les luttes, la vie-quoi !

Vous pouvez retrouver l’émission soit en redif le vendredi qui succède le direct et cela à midi, ou en podcast sur le www.lacdo.org dans la rubrique « Programme » puis cliquez sur « Achaïra », ainsi que sur le site du cercle en plus le programme sera détaillé et vous aurez les liens sur les chroniques écrites.

La prochaine d’Achaïra ce sera probablement le Lundi 3 juin 2019 à 20h10 toujours sur la Clé des ondes 90.10 et ce sera la 212ème.

Alors d’ici là portez vos luttes avec conviction et détermination.

2h30 – Fin de l’émission

Colette Magny – Répression Exil (1972)

https://www.youtube.com/watch?v=nHB_-3mLX4I (5 min 43)

Léo Ferré L’Oppression

https://www.youtube.com/watch?v=cgeQ0oo1mRs (6 min 28)

GAM – Allez les gars

https://www.youtube.com/watch?v=H_DW9JvHIJQ (2 min 53)

Colette Magny – Répression Exil (1972)

https://www.youtube.com/watch?v=aRVxwMTY4TM&t=6s (9 min 34)

Agenda militant, social et culturel – Achaïra n° 211 du lundi 6 mai 2019

I) Le temps des manifestations

Jeudi 9 mai 2019 à 11h30

Grève et manifestation des fonctionnaires pour les services publics

Place de la République – Bordeaux

Samedi 11 mai 2019, à 13h00

Acte 26 : Bordeaux

Place de la Bourse – Bordeaux

Jeudi l 2019,

II) Le temps des débats et des spectacles

lundi 6 mai 2019 à 19h, et tous les lundis

Permanence C.L.A.P33 – Abus/Violences policières

Collectif Contre les Abus Policiers
C.L.A.P33 – Bordeaux

Si les violences policières accompagnent désormais tous les mouvements sociaux, cela fait longtemps qu’elles se sont abattues sur les militant-e-s des Z.A.D et depuis plus longtemps encore qu’elles sont le quotidien des jeunes des quartiers populaires qui le paient de leur vie.

Victimes des ces violences d’Etat, nous devons nous organiser pour exiger que justice soit faite, pour les familles des personnes disparues, pour les mutilés, blessés, abusés lors de manifestations ou lors d’interpellations musclées.

Depuis 10 ans, notre collectif informe et accompagne les personnes qui se retrouvent confrontées au système judiciaires (plainte contre la police, Garde A Vue, procès, comparution immédiate…)

Il est en lien avec des avocats militants et l’Observatoire Girondin des Libertés Publiques. Il dispose d’outils pour pouvoir se défendre et comprendre L’Etat policier.

En cas de besoin ou pour filer un coup de main, contactez-nous !!

Permanence tous les lundis, de 19h à 22h au Samovar
18 rue Camille Sauvageau – Bordeaux
Accompagnement juridique, recueil de témoignages, échanges d’infos, écoute…

Mail : collectif.clap33
Téléphone : 06 95 35 40 16

Blog : www.clap33.over-blog.com

vendredi 10 mai 2019 à 20h

Projection – Ni dieu, ni maître, une histoire de l’anarchisme

Vendredi 10 mai à 20h au cinéma Utopia Bordeaux

Dans le cadre du cycle « Anarchie » organisé par l’Université Populaire de Bordeaux et le Collectif Libertaire de Gironde :

« NI DIEU NI MAÎTRE, une histoire de l’anarchisme »

Projection-débat avec Tancrède Ramonet, réalisateur

(séance gratuite, places à retirer l’avance à partir du samedi 4 mai)

Documentaire de Tancrède Ramonet, France, 2015, 2×70 min (épisodes 1 et 2)

Qui sont-ils ? D’où viennent-ils et que pensent-ils, ceux qui hier comme aujourd’hui se revendiquent de l’anarchisme?

En revenant sur tous les grands événements de l’histoire sociale des deux derniers siècles, ce documentaire dévoile pour la première fois l’origine et le destin de ce courant social et politique qui combat depuis plus de 150 ans tous les maîtres et les dieux.

Une impressionnante fresque historique dont ces deux premiers épisodes dressent également le portrait des « pères fondateurs » du mouvement libertaire.

« Mon but n’est pas de porter un regard nostalgique sur l’histoire de l’anarchisme, ni d’essayer de rétablir une supposée vérité ou de seulement réparer une injustice. L’histoire de l’anarchisme nous est utile aujourd’hui. Elle peut nous permettre d’élaborer des réponses aux problèmes que nous rencontrons ». Tancrède Ramonet

samedi 11 mai 2019 à 14h30

Tancrède Ramonet présentera le projet du troisième épisode, « Les Réseaux de la colère » (période 1945 à 2001).

Participation libre et « auberge espagnole » à partir de 12h30.

Athénée Libertaire

7 rue du Muguet Bordeaux

samedi 11 mai 2019 à 14h

Festival contre le racisme et les discriminations organisé par Solidaires 33

Rocher de Palmer – 1 Rue Aristide Briand, 33150 Cenon – 650 PLACES ASSISES

Le samedi 11 mai sera organisé, par l’union syndicale Solidaire 33* au Rocher de Palmer dans la commune de Cenon (33), un festival pour dénoncer le racisme et les stéréotypes.

Ateliers, débats, théâtre et concerts seront au programme de cette journée de solidarité dédiée à la lutte contre toutes les formes de discrimination.

Un focus tout particulier sera porté sur la tragédie migratoire et les actions de solidarité qui sont menées sur notre territoire.

Côté théâtre, HK et sa troupe content et chantent l’histoire d’Elsa et de Mohamed, pris dans les attentats du 13 novembre 2015. Une histoire d’amour en dépit des blessures, des tragédies migratoires et des déchirements.

Après les mots viendront les notes avec :

– La chorale Le Cri du Peuple, le collectif bordelais sans dieu ni maître qui nous émerveillera avec ses chants de lutte contre toute forme d’oppressions.

– Trois concerts à haut potentiel festif ! Le groupe bordelais Resaka Sonora fera résonner son ska rock alternatif, avant de laisser la place à LOS TRES PUNTOS – OFFICIEL et son équipage de vieux loups de mer assoiffés de ska punk. Une entrée en matière parfaitement insolente, avant la folie du collectif lilois-chilien Sidi Wacho, emmené par Saidou et Jeoffrey, du Ministère des Affaires Populaires (MAP) !

  • ATELIERS ET DÉBATS | 14:30-16:30
  • POURSUITE DES DÉBATS pour les motivé.e.s 16:30-18:30
  • LE CRI DU PEUPLE | 16:30-18:30
  • HK « LE CŒUR À L’OUTRAGE | THÉÂTRE | 18:30
  • RESAKA SONORA + LOS TRÈS PUNTOS + SIDI WACHO | CONCERTS | 20:30

Tarif fauché.e.s : 10€ Tarif militant.e.s : 15 € Tarif super motivé.e.s : 20 € Tarif pour les oufs : 30 €

RENSEIGNEMENTS : solidaires33

* L’Union syndicale Solidaires 33 regroupe plusieurs syndicats de branche comme SUD Santé/Sociaux, SUD Rail, SUD PTT, SUD Collectivités Territoriales, SUD Education, SUD Industrie, Solidaires Finances publiques, Solidaires SUD Emploi, ASSO, etc…

samedi 18 mai 2019 à 14h30

Conférence-débat « La Séparation des Églises et de l’État, un combat universel » de Philippe BESSON

Organisée par La Fédération de la Gironde de la Libre Pensée

Philippe Besson est membre de la Commission Administrative de la Fédération Nationale de la LP

et membre de la délégation permanente de l’Association Internationale de la Libre Pensée (AILP-IAFT) au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU

Lors du Congrès de Paris, en septembre 2017, l’Association Internationale de la Libre Pensée a réaffirmé que « le respect de la liberté de conscience est une revendication démocratique essentielle à mettre en œuvre partout sur tous les continents, notamment par l’avènement plein et entier de la Séparation des Églises et de l’État. La loi doit être la même pour tous au nom du principe d’Égalité des êtres humains.

Association démocratique et laïque, l’AILP/IAFT considère que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est aussi une revendication démocratique essentielle.

La négation de ces deux revendications, notamment, est source de conflits et d’affrontements qui ne peuvent déboucher que sur des guerres et des actes barbares où l’Humain est toujours la première et la dernière victime.

Comme l’indiquait le Congrès de Rome de 1904 de la Libre Pensée internationale, les États doivent être « démocratiques, laïques, et sociaux». Telle est la seule voie pacifique pour l’émancipation des peuples. »

Dans tous les pays, sur tous les continents, dans toutes les institutions nationales et internationales, la Libre Pensée agit pour faire avancer la Séparation des Églises, des religions et des États.

Maison des Associations à MERIGNAC

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Achaïra n° 211 : Chronique de la désobéissance : Gustav Landauer, un précurseur

Gustav Landauer, un précurseur

« Nous en sommes toujours là. » C’est la conclusion pessimiste de Freddy Gomez dans sa présentation de Gustav Landauer, un anarchiste de l’envers, quand il constate qu’« en ces temps épuisés » la pensée de ce socialiste libertaire allemand (1870-1919) est toujours largement incomprise quand elle n’est pas tout simplement ignorée. Posture de lucidité, sans doute, mais peut-être aussi disposition d’esprit pas suffisamment à l’écoute du monde de maintenant qui bouge certes trop lentement à notre gré. Posture pessimiste, largement subjective, que notre expérience de vie ne peut partager quand nous nous retournons sur le passé et sur notre propre passé.

Non, nous ne dirons pas que « c’était mieux avant », non ! Pourtant, nous avons eu le bonheur de voir s’écrouler le mur de Berlin après avoir pensé irrémédiable la situation politique du moment, et nous avons pu nous réjouir d’un Mai 68 qui mit la créativité en effervescence, etc.

Certes, mais les collapsologues annoncent la fin de notre monde si ce n’est la fin du monde.

Par ailleurs, ce qui nous paraît le plus enthousiasmant malgré l’emprise quasiment totale du capitalisme marchand, ce sont des peuples qui se lèvent, qui se révoltent ; ce sont des « gilets jaunes » en France, c’est en cette année 2019 le peuple algérien en masse dans les rues et sur les balcons, c’est une gamine suédoise qui sèche l’école et appelle à ne plus suivre les joueurs de flûte qui nous gouvernent, ce sont les ZAD, c’est le Rojava, c’est le Chiapas, c’est un boycott discret – pour cause de répression –, au Maroc, des produits de première nécessité, etc.

Ce que l’on retiendra de la pensée de Landauer, c’est que « l’anarchie n’appartient pas à l’avenir, mais au présent ; elle n’est pas affaire de revendications, mais affaire de vie ».

Il s’agissait pour lui de mettre en œuvre, « présentement, des espaces de vie », des « espaces soustraits au pouvoir et dans lesquels il soit possible de créer une réalité tendant vers l’anarchie, et de vivre le présent au plus près des valeurs anarchistes ».

Tout simplement, au quotidien, Landauer souhaitait « ardemment que l’on se rassemble, que l’on œuvre en faveur du socialisme municipal, en faveur de colonies coopératives, de coopératives de consommation ou d’habitation ; que l’on crée des jardins et des bibliothèques publics, que l’on quitte les villes, que l’on travaille avec des bêches et des pelles, que l’on réduise sa vie matérielle à l’essentiel afin de gagner de l’espace pour le luxe de l’esprit » ; à l’exemple de l’expérience de Monte Verità dans le Tessin, en Suisse.

Sans doute ce programme négligeait-il la force de récupération et du capitalisme et de l’État.

Par ailleurs, il est écrit que pour Gustav Landauer « l’utilisation de la violence » n’allait pas de soi. Rappelons sa traduction du Discours de la servitude volontaire. Là encore, il n’est pas tenu compte de l’important bond en avant qu’ont fait les pratiques que l’on a réunies sous le terme de « non-violence » et qui se déclinent en boycott et autres actions directes sans violence et pleines de créativité.

Il s’agit donc, dans ce livre, de revisiter l’antidogmatique Gustav Landauer qui, déjà à l’intérieur du mouvement libertaire allemand de l’époque, remettait en question des pensées et des usages bien établis – la doxa – « en s’écartant si nécessaire des anciens sillons tracés », en sortant « des sentiers mentaux balisés », en « préfigurant » le monde à venir.

Landauer écrivait : « Seul le présent est réel, et ce que les hommes ne font pas maintenant, ne commencent pas à faire dans l’instant, ils ne le font jamais, de toute éternité. » (« La colonie », Der Sozialist, 1910.)

Un texte d’ouverture de Gaël Cheptou nous dresse magistralement le parcours de vie de Landauer et de son œuvre.

Dans Un chemin vers l’émancipation de la classe ouvrière était affirmé « que ni l’action politique ni la violence révolutionnaire ne conduiront les travailleurs à leur émancipation » ; ce chemin, pour Landauer, n’a rien à voir avec un quelconque réformisme ; il s’agit de réaliser immédiatement, en dehors de l’État, « une forme embryonnaire du socialisme ».

Dans un article de Die Zukunft, tout en condamnant expressément la propagande par le fait (violente), Landauer débouchait sur le concept de non-violence (il existe deux termes en allemand pour nommer cette dernière, l’un serait plutôt une pratique « sans violence » (Gewaltlosigkeit) ; l’autre (Gewaltfreiheit), plus récent, serait plus proche de la non-violence que l’on connaît aujourd’hui :

« Les anarchistes devraient comprendre qu’un but ne peut être atteint que si le moyen est déjà complètement pénétré par ce but. On ne parviendra jamais à la non-violence par la violence », écrit Landauer.

Cependant, en 1919, alors qu’il est membre du conseil ouvrier de Bavière, « bien qu’attaché à son idéal de non-violence », nous dit Gaël Cheptou, il propose de prendre des otages pour se protéger et également de procéder à des arrestations…

Dans l’Appel au socialisme, il est précisé, toujours par Gaël Cheptou, que « la lutte de classes reste évidemment une nécessité vitale pour les prolétaires, tant qu’ils ne sont pas “sortis du capitalisme”, mais au prix d’un enfermement toujours plus étroit, plus mortel, dans le cercle infernal du capitalisme… ».

C’est en 1899, alors qu’il est en prison, que Landauer traduit du moyen-haut-allemand un choix de textes de Maître Eckhart (1260-1328), un mystique chrétien, qui considère que tout individu porte en lui une petite étincelle divine. Comment ne pas voir une correspondance, sinon une filiation, avec la phrase de Piotr Archinov ? Phrase que l’on peut lire à la fin du Mouvement makhnoviste : « Prolétaires du monde entier, descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la vérité et créez-la : vous ne la trouverez nulle autre part. »

Mais on ne suivra pas Landauer dans ce qui est qualifié ici de « mysticisme », encore qu’il soit difficile de bien comprendre de quoi il est question.

En accompagnement, on lira avec un grand intérêt les textes de Walter Fähnders, Christoph Knüppel, Michael Löwy, Guillaume Paoli et Helmut Rüdiger.

Oui, l’anarchisme appartient au présent ; à nous de le faire vivre !

André Bernard

Gustav Landauer, un anarchiste de l’envers

Contributions de Gaël Cheptou, Walter Fähnders, Freddy Gomez,

Christoph Knüppel, Michael Löwy, Guillaume Paoli, Helmut Rüdiger

suivies de Douze écrits « anti-politiques » de Gustav Landauer

Éditions de l’Éclat, revue À contretemps

2018, 214 p.

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Achaïra n° 211 : éphéméride de mai 2019

Éphéméride mai

Le 21 mai 1871, Commune de Paris ; début de la « Semaine Sanglante » qui se terminera le 25 mai. Les Versaillais, après s’être emparés des forts, entrent dans Paris. Une répression terrible commence. Les massacres et exécutions sommaires feront entre 20 000 et 35 000 morts. Le « boucher » Thiers pourra déclarer : « L’expiation sera complète. Elle aura lieu au nom des lois, par la loi, avec les lois ». Il convient de noter qu’à Bordeaux, mais aussi dans d’autres villes, subsistent des artères baptisées Thiers, …

Le 24 mai 1885, à Paris, au cimetière du Père-Lachaise, la manifestation anniversaire en souvenir de la Commune donne lieu à des affrontements avec la police, qui charge à la baïonnette dans le cimetière même, alors qu’à l’extérieur la cavalerie disperse les manifestants. Bilan de la journée : 40 blessés et 60 arrestations.

1er mai 1886, à Chicago : cette date, fixée par les syndicats américains et le journal anarchiste « The Alarm » afin d’organiser un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, aura des conséquences inattendues pour la classe ouvrière internationale. La grève, suivie par 340 000 salariés, paralyse près de 12 000 usines à travers les USA. Le mouvement se poursuit les jours suivants. Le 3 mai, le meeting qui se tient près des usines McCormick donne lieu à des affrontements avec les vigiles privés qui protègent les « briseurs de grève ». La police appelée en renfort tire sur la foule, provoquant la mort de deux ouvriers.

Le 3 mai 1886 à Chicago, la grève qui a commencé le 1er mai se poursuit aux usines McCormick. A proximité se tient un meeting des ouvriers du bois où interviennent divers orateurs (dont les anarchistes Samuel Fielden et August Spies). Des affrontements se produisent lorsque des grévistes, désirant chasser les « jaunes » embauchés par McCormick pour casser la grève, sont accueillis par la police armée de fusils à répétitions. Deux ouvriers trouvent la mort et cinquante sont blessés. Le lendemain, le meeting de protestations à Haymarket se termine lui aussi en drame.

Le 4 mai 1886, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. C’est à ce moment-là qu’une bombe est jetée sur les policiers, qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une douzaine de morts, dont sept policiers. Cela déclenche l’hystérie de la presse bourgeoise et la proclamation de la loi martiale. La police arrête huit anarchistes, dont deux seulement étaient présents au moment de l’explosion. Malgré la mobilisation internationale, quatre seront pendus le 11 novembre 1887. En 1893 les 8 anarchistes seront innocentés et réhabilités par le gouverneur de l’Illinois qui reconnaît que l’attentat avait été commandité par la police de Chicago pour justifier la répression.

juillet 1889, trois ans plus tard, le congrès de l’Internationale Socialiste réuni à Paris, décide de consacrer chaque année la date du 1er mai : journée de lutte à travers le monde. Le « 1er mai » sera d’abord récupéré par les bolchéviques, puis par les nazis, et enfin par le régime de Vichy (en France), qui le transformera en « Fête du travail », sans jamais réussir totalement à lui enlever son origine libertaire.

Le 1er mai 1891, à Fourmies (France), première célébration française de cette Journée internationale des travailleurs. A Fourmies, cité industrielle du Nord, la troupe tire sur un rassemblement d’environ 200 grévistes pacifiques : 9 morts dont 8 manifestants de moins de 21 ans, parmi lesquelles une jeune ouvrière qui restera comme un symbole, Marie Blondeau, le p’tit Emile qui n’avait que 11 an. 35 manifestants seront blessés, l’un d’eux décédera le lendemain des suites de ses blessures. Cette fusillade provoquera une vive émotion dans la France entière. Elle est considérée aujourd’hui comme l’un des évènements fondateur du mouvement ouvrier.

Le 1er mai 1909, à Buenos-Aires, alors que la manifestation anarchiste appelée par la F.O.R.A réunit plus de 30 000 personnes, le chef de la police fait charger les manifestants: 8 personnes trouvent la mort et 105 sont blessées. Les socialistes se joindront aux anarchistes et déclareront une grève générale illimitée. A partir du lundi 3 mai, la grève s’étendra aux autres villes de province tandis qu’à Buenos-Aires elle mobilisera 220 000 travailleurs. Durant une semaine dite « Semaine Rouge » la ville sera occupée par l’armée qui arrêtera ou expulsera 2 000 militants et provoquera un nouveau massacre en tuant 4 personnes lors de l’enterrement des ouvriers morts le 1er mai. La grève générale prendra fin le 9 mai après que le gouvernement ait promis au comité de grève de respecter certaines exigences des travailleurs.

Le 1er mai 1920, à Turin (Italie), un meeting devant la Bourse du Travail rassemble plus de cent mille personnes. Mais le meeting terminé les manifestants sont chargés par la police qui tire sur la foule provoquant deux morts et une trentaine de blessés.

De nombreux 1er mai seront ainsi marqués par des événements tragiques, comme à Fourmies (France) en 1891, où l’armée tira sur la foule, faisant 9 morts parmi les manifestants. 150 à 200 manifestants, essentiellement des ouvriers de l’industrie textile en grève, se sont trouvés face à 300 soldats appelés en renfort après que des incidents aient éclatés dans la journée avec la gendarmerie. Ces derniers ont reçu l’ordre de tirer, le bilan est lourd chez les manifestants, outre trente-cinq blessés, neuf morts sont à déplorer, un homme de 30 ans, 2 jeunes gens de 20 ans, 2 enfants de 11 et 12 ans et quatre jeunes filles de 17 à 20 ans. »

Le 7 mai 1898, à Milan, des barricades sont élevées dans les rues pour protester contre l’augmentation du pain, mais l’armée tire au canon sur la foule des manifestants faisant plusieurs centaines de victimes. De nombreuses personnes sont arrêtées parmi lesquelles des anarchistes et des socialistes. le roi Humbert Ier décorera le général responsable de cette boucherie.

Le 21 mai 1905, à Buenos-Aires, après trois mois d’état d’urgence qui permirent d’intensifier les persécutions contre les organisations ouvrières et l’arrestation des militants les plus actifs, la FORA (anarchiste) et l’UGT (socialiste) organisent une manifestation commune place de la Constitution, pour protester contre la répression gouvernementale. Quarante mille personnes répondent à l’appel, mais la manifestation se termina tragiquement par la mort de trois ouvriers et par une vingtaine de blessés, victimes des tirs et des charges policières.

Le 5 mai 1920, aux Etats-Unis, deux militants anarchistes d’origine italienne, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, sont appréhendés par la police de New-York, dans un contexte social d’une extrême violence. Accusés d’un crime qu’ils n’ont pas commis, ils sont condamnés à la chaise électrique. Initiée par leurs camarades, la campagne pour leur amnistie, passionnelle, va gagner le monde entier. Cependant, ils seront exécutés sur la chaise électrique le 23 août 1927 à minuit. Il faudra attendre 50 ans, pour qu’ils soient réhabilités, le 23 août 1977.

Le 3 mai 1937, à Barcelone, le Central téléphonique, conquis par les anarchistes de la C.N.T depuis le 19 juillet 1936 (début de la révolution espagnole), est attaqué par divers groupes de police et de sécurité commandés par les communistes, mais les anarchistes ripostent et descendent en armes dans les rues qui se couvrent de barricades. Les combats dureront jusqu’au 7 mai. Bilan : 500 morts et un millier de blessés. Les militants du POUM étaient aux côtés des anarchistes.

Le 6 mai 1968, à Paris, une manifestation de solidarité avec les condamnés du 3 mai (évacuation de la Sorbonne par la police) se termine en affrontements violents avec les forces de répression. Des barricades sont de nouveau dressées et de véritables combats de rues vont alors avoir lieu jusqu’à 1 heure du matin dans tout le quartier latin. Le bilan de cette soirée est très lourd, plus de 600 blessés et 422 arrestations. Durant la nuit du 10 au 11 mai dite « nuit des barricades », au quartier latin à Paris de nouveaux affrontements vont se dérouler. Dès le début de la soirée, 20 000 manifestants occupent le quartier latin, les rues se couvrent de barricades. La population sympathise avec les émeutiers. Les CRS se lancent à l’assaut des premières barricades de la rue Gay-Lussac. La police ne prendra la dernière que trois heures plus tard, après de très violents affrontements qui feront plus de 367 blessés (dont 251 chez les policiers). 469 manifestants seront interpellés. La contestation va alors gagner le monde du travail, les syndicats et les partis politiques, la grève générale sera effective à partir du 13 mai.

Le 24 mai 1968, d’importantes manifestations à l’appel des syndicats ont lieu dans toute la France. A Paris, la manifestation rassemblant 30 000 personnes, étudiants et travailleurs, se voit interdire l’accès à la place de la Bastille par les forces de l’ordre. Le cortège se scinde alors et un groupe se dirige vers la Bourse, qu’il commence à incendier. Dans le quartier latin des combats de rues avec les forces de l’ordre ont lieu et une nouvelle nuit des barricades commence. A 3 heures du matin les autorités envoient des bulldozers pour dégager les barricades et en particulier les arbres abattus et les voitures renversées qui empêchent la progression des CRS. Un manifestant trouvera la mort rue des Ecoles, après avoir été atteint au cœur par un éclat de grenade. Des affrontements auront lieu également dans plusieurs villes de province.

Il y a eu sept morts au cours des manifestations de mai-juin 1968, selon la plupart des historiens. Les forces de l’ordre ont tiré deux fois à balles réelles : le 30 mai, dans le Calvados, tuant un jeune homme, et le 11 juin, devant l’usine de Sochaux à Montbéliard, abattant l’ouvrier-serrurier Pierre Beylot, 24 ans. Les nombreuses exactions des forces de l’ordre ont contribué à radicaliser les manifestants.

10 mai 2016 : À l’Assemblée nationale Manuel Valls dégaine le 49.3 pour faire adopter le texte de loi dit « loi travail » sans vote. Le 26 mai 2016, la contestation prend de l’ampleur avec le blocages des raffineries et des centrales nucléaires, perturbations sur les routes, dans les ports. Une intervention policière musclée débloque le site pétrolier de Fos-sur-Mer. Un peu partout en France des incidents violents impliquant les forces de police se multiplient. D’abord ciblées sur des jeunes lycéens qui manifestaient, ces violences se sont étendues aux rassemblements de Nuit debout et aux manifestations syndicales et associatives. Il n’est plus une manifestation qui ne se termine par des gazages à répétition ou des violences policières. Les saisines multiples du défenseur des droits et les plaintes déposées en sont la preuve. Résultat, un collectif s’est constitué : Stop Violences Policières. Le 1er mai, à Paris, l’artère de la cheville d’une manifestante est sectionnée par un tir tendu de la police, ce qui est normalement interdit. Le 10 mai, à Nantes, des manifestants sont percutés par des tirs tendus de grenades lacrymogènes, alors que cela est interdit par les lois relatives à leur utilisation. Le 12 mai, la préfecture annonce 4 manifestants blessés à Paris, alors que les street medics (manifestants équipés de matériel de premiers secours) recensent de nombreux blessés, dont une dizaine aurait été envoyée à l’hôpital, bilan qu’ils considèrent non exhaustif. Ils identifient les causes des blessures comme étant les tirs tendus de grenades de diverses sortes (hématomes, plaies ouvertes, crachats sanglants laissant présager d’une atteinte pulmonaire), les tirs de grenades de désencerclement (brûlures, hématomes, plaies, acouphènes, présence d’éclats dans la peau du visage), les coups de tonfa (contusions, plaies dont certaines au crâne, suspicions de fractures), les gaz lacrymogènes (crises d’asthme, de panique, perte de connaissance).

Le 24 mai 2018, Notre Dame des Landes, lors de l’évacuation de la ZAD, les gendarmes déversent une quantité record de grenades, un homme a la main arrachée par une grenade. Une procédure est lancée le 22 octobre 2018, au tribunal administratif de Nantes, par cinq blessés (2 journalistes et 3 habitants de la ZAD – maraîcher, cuisinier et étudiant) afin de démontrer la responsabilité de ces grenades, dans des blessures ayant provoqué fractures, brûlures au 3e degré ayant nécessité une greffe de peau, des éclats de grenade définitivement sous la peau. Le but est de prouver la liaison devant un tribunal administratif pour ensuite faire reconnaître la responsabilité de l’État, via le ministre de l’intérieur et le préfet pour cette pratique.

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Déclaration commune Liberté d’expression – agression au siège du Monde Libertaire

Déclaration commune liberté expression – Paris le 6 mai 2019 -8

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Décès de Gilbert Hanna

C’est avec grande tristesse que nous avons appris le décès de notre camarade Gilbert Hanna le lundi 6 mai 2019, après un long combat contre la maladie.

Combattant inlassable pour la liberté de Georges Ibrahim Abdallah, c’était un de ses nombreux combats pour la justice et l’égalité sociale, il était devenu le pilier incontournable et l’image de la radio bordelaise la Clé des Ondes, avec son enregistreur estampillé 90.1 Mhz. Nous partagions beaucoup de ses combats et avions l’occasion de le rencontrer régulièrement.

C’est un peu grâce à lui que nous avons animé une émission Achaïra sur la Clé des Ondes et pas ailleurs.

Quand notre émission a pris un rythme mensuel, le premier lundi du mois, nous prenions le créneau qui suivait son émission hebdomadaire Kaléidoscope, ainsi, nous partagions les mêmes sièges à la Clé des Ondes.

De plus, lorsque nous avons voulu organiser en février 2008, un hommage à la Commune de Paris, c’est vers la Clé des Ondes et donc Gilbert que nous nous sommes tournés pour obtenir, au nom de la Clé des Ondes, une salle municipale, La Maison Cantonale, pour organiser le récital de Serge Utge-Royo. Ces 3 séances sur La Commune ont été coorganisées par le Cercle libertaire Jean-Barrué (FA33), la Clé des Ondes, l’Utopia et Espaces Marx, dans la cadre du festival « La Classe ouvrière c’est pas du cinéma ».

L’an dernier, Serge Utge-Royo nous demandait d’organiser un concert sur Bordeaux car il souhaitait à nouveau être invité pour rencontrer son public bordelais, c’est naturellement vers Gilbert que nous nous sommes retourner pour organiser ce concert. Son état de santé n’aura, finalement, pas permis à Gilbert d’organiser ce concert.

Autant dire que Gilbert va nous manquer et que chaque fois que nous reviendrons à la radio, bien sûr, nous penserons à lui avec émotion.

Ces derniers temps ont été très durs pour lui, sa famille et ses proches, nous tenons à leur exprimer notre solidarité.

Nous serons à ses obsèques ce samedi 11 mai 2019 à 10h30 au crématorium de Montussan.

Le Cercle libertaire Jean-Barrué

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