Achaïra n°208 l’émission radio du lundi 4 février 2019

Le Cercle libertaire Jean-Barrué vous présente l’émission Achaïra n° 208 du lundi 4 février 2019

 

Salut à toi camarade. Salut à toi fidèle auditeur, fidèle auditrice d’Achaïra. Bienvenu sur « La Clé des ondes » la radio associative bordelaise qui se mouille pour qu’il fasse beau.

Saches que tu peux d’ores et déjà réécouter Achaïra sur le podcast de l’émission en cliquant ici.

Sommaire de l’émission Achaïra n° 208 du lundi 4 février 2019

0h00 – générique raccourci– (sur fond musical Fela) – Esméralda, Bruno et Philaud

0h03 – sommaire de l’émission – Philaud

Salut, vous êtes bien sur Achaïra et c’est la 209ème édition aujourd’hui. Nous sommes ensemble, avec Esméralda, Fabienne, Progrès, Thierry, Laurent-Olivier aux manettes de l’émission et Philaud. Pour cette édition, nous présenterons la chronique d’André sur le mouvement des Gilets jaunes. La grande partie de l’émission sera consacrée à notre écoute et lecture, à nos interrogations et à nos réflexions sur ce mouvement. Ensuite, nous replongerons dans l’histoire, aujourd’hui la presse libertaire au travers de l’éphéméride concoctée par Fabienne et Thierry. Nous continuerons avec la chronique que nous a envoyée Vassilis, la chronique internationale. Nous nous quitterons alors avec quelques rendez-vous de l’agenda.

0h05 – en guise d’éditorial – 9 min

0h14 Virgule sonore (jingle chronique désobéissance)

0h14– La chronique de la désobéissance – 7 min 22 par André [enregistrement]

« Gilets jaunes »

0h22 Illustration musicale n°1 – 3 min 19 – GILETS JAUNES CLIP OFFICIEL D1ST1

https://www.youtube.com/watch?v=ix0p5Q1937o

D1ST1 OFFICIEL RAP – Ajoutée le 20 janv. 2019
J’avais besoin de raconter tout ce que je vois chaque samedi tellement d’images marquantes qu’il me fallait les Retranscrire en musique
Prod by : Fred killah chaine youtube : https://www.youtube.com/user/mcfredki
Clip réalisé par NFCA
Enregistrer au studio du Rappeur LOUAZIF

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz
Vous pouvez nous appeler pour un message ou une question sur le 05 56 50 69 99

0h25 – Virgule sonore (jingle le débat d’actu)

0h25 – Le mouvement des Gilets jaunes – partie 1 – 16 min

Présentation 1 min – témoignage de primo-manifestant-es [enregistré]

0h41 – Illustration musicale n°2 – 3 min 04 – Tout autour du rond point

https://www.youtube.com/watch?v=bl7ua-F_8VM

Une chanson pour la poursuite du mouvement des gilets jaunes ! FB : La classe en gilet jaune
une (belle) voix anonyme sur l’air de Brel, « Le port d’Amsterdam ».

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

0h44 – Virgule sonore (jingle le débat d’actu)

0h44 – Le mouvement des Gilets jaunes – partie 2 – 17 min

Présentation 1 min – suite du témoignage de primo-manifestant-es [enregistré]

L’intégralité de l’enregistrement de Jean-Luc

1h01 – Illustration musicale n°3 – 5 min 13– GILETS JAUNES : APPEL DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES ASSEMBLÉES / Commercy – 27 janvier 2019

https://www.youtube.com/watch?v=gJI5_us3RJI

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h07 – Virgule sonore (jingle le débat d’actu)

1h07 – Le mouvement des Gilets jaunes – partie 3 – 18 min

La réponse des Gilets jaunes de Montreuil à l’appel de Commercy lue par Esméralda [enregistré]

Le débat

1h25 – Illustration musicale n°4 – 4 min 39- Alain Souchon « Foule sentimentale »

https://www.youtube.com/watch?v=etR0o6yAAWk

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h29 Virgule sonore (jingle éphéméride)

1h30– L’éphéméride anarchiste – 11 min

La presse libertaire en février dans le Monde par Fabienne et Thierry – 8 min

Supplément Gilets jaunes / Canard Enchainé 1934 : échanges – 3 min

1h41 – Illustration musicale n°5 – 2 min 57 -Serge Utge Royo et Leo Nissim– « la longue mémoire »

https://www.youtube.com/watch?v=IPgtprCDLMw

Serge Utgé-Royo – Ajoutée le 31 janv. 2019 – Provided to YouTube by Believe SAS
La longue mémoire · Serge Utge-Royo
La longue mémoire – ℗ Noir Coquelicot – Released on: 2019-02-01
Composer: Léo Nissim – Author: Serge Utgé-Royo – Auto-generated by YouTube.

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h45 Virgule sonore (jingle Cypress Coupures)

1h45 – Inter’Action : La chronique internationale de Vassilis – 7 min

1h52 Virgule sonore (jingle agenda)

1h52 – Agenda militant (sur fond musical Ska reggae hip hop de Skatalites) 10 min

Les spectacles et conférences-débat en février 2019

2h02 – On se dit au revoir. (Sur fond musical Soul jazz orchestra-insurrection)

L’émission touche à sa fin, c’était la 208ème d’Achaïra. L’animation a été assurée par Fabienne, Thierry, Progrès, Laurent-Olivier et Philaud. Et un très grand merci à Anita, Esméralda, Sakina et André pour leur participation à la conception de cette émission et à Vassilis pour la chronique internationale.

A bientôt dans les mobilisations, les luttes, la vie-quoi !

Vous pouvez retrouver l’émission soit en redif le vendredi qui succède le direct et cela à midi, ou en podcast sur le www.lacdo.org dans la rubrique « Programme » puis cliquez sur « Achaïra », ainsi que sur le site du cercle en plus le programme sera détaillé et vous aurez les liens sur les chroniques écrites.

La prochaine d’Achaïra ce sera probablement le Lundi 4 mars 2019 à 20h10 toujours sur la Clé des ondes 90.10 et ce sera la 209ème.

Alors d’ici là portez vos luttes avec conviction et détermination.

2h04 – Fin de l’émission

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Achaïra n° 208 : notre agenda militant – programme février 2019

Agenda militant, social et culturel – Achaïra n° 208 du lundi 4 février 2019

I) Le temps des manifestations

  • Mardi 8 février 2019, à 11h30

Grève et manifestation syndicale et gilets jaunes

Le 5 février, faisons entendre que l’urgence sociale c’est une autre répartition des richesses !

Place de la République – Bordeaux

  • Jeudi 7 février 2019 de 8h à 9h,

Rassemblement pour accueillir Mme Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé

Elle participera à la conférence inaugurale du Forum Santé Avenir.

Suppression des taxations-santé : (dépassements d’honoraires médicaux, franchises diverses, forfait hospitalier, etc…

Fin des fermetures d’Hôpitaux publics, piliers de notre système solidaire ;

Dissolution des ordres professionnels, authentiques syndicats obligatoires.

à l’entrée de la Cité Mondiale, Quai des Chartrons à Bordeaux

  • Samedi 9 février 2019, à 13h00

Acte 12 : Manifestation des Gilets Jaunes

Place de la Bourse – Bordeaux

II) Le temps des débats et des spectacles

  • Mardi 5 février : début du festival « Temps noirs » organisé par les associations étudiantes de Bordeaux Associo, OSB IV, TCEPA ?

Le 5 février 18h amphi Gintrac fac Victoire, Conférence « L’Etat, cette horreur » par Clément Homs et Benoît Bohi-Bunel

Le 13 février 18h amphi Gintrac fac Victoire, Conférence « Le pouvoir de la force » par Esprit Critique (Youtubeur)

Le 18 février 17h à Sciences-Po Campus Pessac projection « Ni dieu ni maître » (1ère partie) de Tancrède Ramonet

Le 20 février 18h université Bx IV, projection « Ni dieu ni maître » (2ème partie) de Tancrède Ramonet en sa présence. .

Le 21 février 18h amphi Gintrac fac Victoire, débat « L’anarchisme aujourd’hui » avec Tancrède Ramonet et Esprit Critique (Youtubeur)

  • Vendredi 8 février Séance Cinéréseaux au cinéma Jean Eustache Pessac

à 20h30, avec «NON» de Eñaut Castagnet et Ximun Fuchs – FRA – 2017 – 1h36

Coproduction Le Petit Théâtre du Pain/Derrière le Hublot/Aldudarrak Bideo et Irusoin

Prix du scénario Festival International du Film de San Sebastián 2017

Une petite ville du sud de la France : la grève contre la délocalisation de l’usine se solde par le licenciement collectif des ouvriers. Un soir, Bruno dit « non » à un contrôle de gendarmerie…et toute sa vie bascule.

« NON » raconte l’itinéraire d’une colère surgie du plus profond, la cavale d’un ouvrier en quête de justice et qui refuse de s’incliner. Une fiction en prise directe avec la réalité. Pour ce «film aventure», entre western et polar, film noir social et comédie, les deux réalisateurs basques ont entraîné la participation d’une ville entière (Capdenac, Aveyron) et de collectifs venant du théâtre, des arts de la rue et de la musique. Percutant!

La projection est suivie d’une rencontre avec les réalisateurs Eñaut Castagnet et Ximun Fuchs (également rôle principal) et des membres de l’équipe du film. Avec la participation exceptionnelle de Philippe Poutou et de militants syndicalistes de Ford Blanquefort.

  • Samedi 9 février 2019 à 15h

Six heures pour la Palestine – Palestine 33

Salle Pierre Tachou – 44 rue Joseph Brunet – Bordeaux

L’AVENIR DE LA PALESTINE FACE À L’APARTHEID

Le comité Palestine 33 organise le 9 février 2019 « 6 heures pour la Palestine.

6 heures pour nous rencontrer, échanger autour de la Palestine…

6 heures pour envisager un avenir possible et faire le point sur notre rôle ici, en France…

Deux invités nous feront l’honneur d’être présents :

Bertrand Heilbronn, président de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) et Ofra Yeshua Lyth, écrivaine israélienne, autour de son livre « Pourquoi un État juif n’est pas une bonne idée »

Vous pourrez également découvrir un atelier de calligraphie, l’exposition de la Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine « La Palestine en dessins », des stands associatifs, un stand librairie et un stand d’artisanat et de produits palestiniens.

La journée se terminera par un buffet dînatoire.

  • Samedi 9 février 2019 à 19h30

Concert en soutien au convoi de solidarité avec le mouvement social grec

avec 5 groupes et artistes : Cri Primate, Christian Leduc, Malodj, Araucane, La Collectore dès 19h30

La Collectore

https://www.youtube.com/watch?v=n2n2fNIBhqE

Jérémie Malodj

https://www.youtube.com/watch?v=PrU9hWbGENk

Cri Primate

https://www.youtube.com/watch?v=1Y2xzP1ZmDc

Christian Leduc

http://play.dogmazic.net/index.php#albums.php…

Araucane

https://soundcloud.com/araucane

L’entrée se fera à prix libre ou en échange d’un don pour le convoi : voir la liste des besoins en cliquant sur ce lien http://lamouretlarevolution.net/spip.php?rubr…

Amicale Laïque – La Réole – Route de Marmande – 33190 La Réole

  • du 18 au 23 février 2019, à Pau

12ème édition des journées libertaires : « Le capitalisme, le meilleur des mondes possibles ? »

Après un premier colloque pour la commémoration du centenaire du congrès anarchiste d’Amsterdam de 1907 qui s’est déroulée en décembre 2007. Chaque année, la section étudiante de la CNT‐AIT organise des journées libertaires qui proposent d’aborder un thème particulier sous l’angle libertaire au travers de conférences, concerts, expositions, films… et en faisant appel à des personnalités extérieures.

La 12ème édition des journées libertaires aura pour thème : « Le capitalisme, le meilleur des mondes possibles ? »

Conférences :

Mardi 19 Février 2019 : « Impérialisme d’exclusion et état d’exception », présentation du livre de Robert Kurz par Clément HOMS.

A travers cette présentation, Clément Homs vient nous présenter la critique de la valeur qui propose une analyse du capitalisme et de sa logique marchande à travers une relecture de Marx.

Clément HOMS, organisateur du site palim‐psao et professeur à Albi, est l’un des représentants du de pensée de la critique de la valeur dont font également partis, entre autre Robert KURZ, Roswitha SCHOLZ, Norbert TRENKLE, Anselme JAPPE des revues Krisis, Exit ! et Sortir de l’économie. Il est co‐auteur de « Misère de la politique » avec Jérôme BASCHET, Oreste SCALZONE et Léon de MATTIS (Édition Divergences, 2017).

Mercredi 20 février 2019 : « L’aliénation dans le système capitalisme », par Renaud GARCIA.

« L’aliénation est un phénomène central du capitalisme », cette réflexion est au centre du propos que développe Renaud Garcia dansson dernier ouvrage « le sens des limites, contre l’abstraction capitaliste.

Renaud GARCIA est agrégé et docteur en philosophie professeur de lycée. En 2009, il a publié Pourquoi tant de tolérance ? (Aléas), avant de se consacrer à une thèse de doctorat en philosophie sur l’anarchiste russe Pierre Kropotkine. Il a contribué au volume Philosophie de l’anarchie (Atelier de création libertaire, 2012) et à un dossier sur Ivan Illich pour la revue Entropia (n°14, printemps 2013). Il vient de publier : « Le Sens des limites, Contre l’abstraction capitaliste » (l’Echapée, 2018).

Jeudi 21 février 2019 : « Le totalitarisme pervers », téléconférence de Alain DENEAULT.

Peut‐on parler de « totalitarisme » quand il s’agit de nommer le pouvoir des multinationales tel qu’il s’est construit et imposé depuis le début du XXe siècle ? C’est la question à laquelle tente de répondre Alain DENEAULT en prenant l’exemple de la multinationale Total.

Alain DENEAULT est docteur en philosophie de l’université Paris‐VIII1 et directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris. Il est l’auteur de nombreux livres dont « Offshore : paradis fiscaux et souveraineté criminelle » (La Fabrique éditions, 2010), « Redéfinir l’économie : la « Philosophie de l’argent » de Georg Simmel » (Éditions universitaires européennes, 2011), « De quoi Total est‐elle la somme ? : Multinationales et perversion du droit » (Rue de l’échiquier, 2017), « Le Totalitarisme pervers : d’une multinationale au pouvoir », (Rue de l’échiquier, 2017).

Exposition : Du 18 au 21 février, hall de la faculté de lettres de Pau, inauguration, le 18 février. « Les luttes en Béarn en 2018 ».

Concert de soutien aux journées libertaires, le 23 février à la Centrifugeuse.

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Achaïra n° 208 : Inter’Action : chronique internationale du 4 février 2019

Inter’Action

Décembre 2018-Janvier 2019

  • 04 Décembre (Albanie) :

Des manifestations étudiantes massives ont eu lieu en Albanie. En commençant à Tirana la capitale, elles se sont diffusées rapidement aux autres villes albanaises. L’universalité des demandes principales des étudiant(e)s engendre un nombre de manifestant(e)s très élevé (autour de 20.000 personnes). Les étudiant(e)s luttent contre la privatisation de l’université, et en particulier contre la loi votée en mai 2018, imposant des frais supplémentaires en cas de redoublement d’un cours et permettant à l’État de financer des universités privées. Malgré le retrait de la loi par le gouvernement (sous la pression des manifestations), les étudiant(e)s continuent la lutte pour une université au service du peuple, et pas du marché privé, avec une série d’autres revendications (augmentation du budget gouvernemental pour l’éducation, réduction des frais d’inscription, plus de participation des étudiant(e)s aux conseils d’universités, etc..)

  • 06 Décembre (Grèce) :

Plusieurs manifestations contre la répression policière, ont eu lieu dans différentes villes en Grèce, pour l’anniversaire des dix ans de l’assassinat d’un jeune homme (Alexis Grigoropoulos) par un policier, à Exarcheia au centre d’Athènes le 6 Décembre 2008. Dans le plupart des cas, les manifestations se sont terminées par des confrontations violentes entre la police et les manifestant(e)s. L’assassinat d’Alexis Grigoropoulos et les émeutes qui s’en sont suivies contre la police furent des moments importants pour l’histoire moderne du mouvement anarchiste en Grèce. Depuis cette date, beaucoup de gens et notamment des jeunes se sont rapprochés des idées et pratiques anarchistes, en donnant une nouvelle dynamique au mouvement révolutionnaire grec.

  • 07 Décembre (Colombie) :

Assassinat d’Edwin Dagua en Colombie par des forces paramilitaires colombiennes. Edwin était gouverneur du territoire indigène de Huellas (Colombie) et était un emblème de la lutte contre l’exploitation des territoires colombiens par des intérêts privés sous les ailes de l’État colombien. Bien que le président de Colombie Ivan Duque ait promis de fournir protection à certains indigènes (y compris à Edwin Dagua), l’assassinat d’Edwin fut le 36ème depuis l’élection du président Ivan Duque.

  • 08 Décembre (Italie) :

Une grande manifestation NO TAV de 70.000 personnes a eu lieu à Turin.
NO TAV est un mouvement contre l’installation des lignes de Trains à Grande Vitesse entre Lyon et Turin qui date de plus de 20 ans. Les gens appartenant au mouvement contestent l’utilité de ce projet et le rejettent comme très désastreux pour l’environnement local et très coûteux pour le peuple. Le mouvement comprend également des projets d’autogestion de la terre, similaires au Zones à Défendre comme à Notre-Dame de Landes par exemple. Depuis le début du mouvement, il y a eu plusieurs arrestations et détentions injustifiées des activistes anarchistes, accusé(e)s d’actes de sabotage.

  • 30 Décembre – 01 Janvier (Mexique) :

Célébration des 25 ans du début de la révolution des Zapatistes aux Chiapas.
Les Zapatistes ou EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) est un groupe formé en 1994, en déclarant la guerre contre l’État mexicain. Ce groupe est organisé sur une base horizontale, et est principalement composé de peuples indigènes (descendants des Mayas) de la région de Chiapas au sud du Mexique. Les Zapatistes s’opposent au néolibéralisme et défendent l’autonomie de leur terres (Chiapas), contre la dévastation et la privatisation par le grand capital. En plus de la lutte armée, ils s’appuient principalement sur un grand mouvement de solidarité internationale et sur un système d’échange de produits locaux.

Le communiqué intégral du Congrès national indigène pour le 25ème anniversaire du soulèvement armé de l’EZLN peut se trouver ici : https://lavoiedujaguar.net/Communique-du-Congres-national-indigene-et-du-Conseil-indigene-de-gouvernement

  • Janvier (Grèce) :

Athènes : Une contre-manifestation antifasciste a eu lieu à Athènes le 20 Janvier rassemblant des milliers d’antifascistes, opposant(e)s aux rassemblements tenus le même jour par des nationalistes en protestant pour la  »grécité » du nom Macédoine.
Thessalonique : Une manifestation de solidarité à Libertatia squat le 21 Janvier, un an après l’incendie volontaire commis par un groupe de fascistes pendant des rassemblements nationalistes (pour plus d’infos, voir Achaïra 200ème édition et https://rebuildlibertatia.noblogs.org/ pour soutenir la reconstruction du squat).
D’autres manifestations et divers actes de solidarité avec le squat Mundo Nuevo (Thessalonique), ont eu lieu en Grèce et ailleurs (Berlin), après des menaces d’éviction par la police.

  • 28 Janvier (Serbie) :

Protestations dans la ville de Strpce (Serbie) contre la construction des centrales hydroélectriques. Nombreux/ses activistes ont exprimé leur opposition à l’installation d’une centrale hydroélectrique à Strpce. La police les a évacué violemment. Le plan gouvernemental prévoit la construction de 3000 barrages hydroélectriques et canalisations dans tout le pays. Le plupart de ces projets sont prévus dans des endroits définis comme zones protégées, menaçant donc l’environnement naturel local.

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Achaïra n° 208 : éphéméride de février 2019

Éphéméride février

Préambule :

Lors de la dernière émission, nous nous sommes interrogés sur le format de l’éphéméride ; les actions et militants anarchistes sont nombreux et nous n’en offrons tous les mois qu’une sélection que l’on pourrait qualifier d’arbitraire…

Aussi, nous proposons désormais d’en faire une sélection en lien avec le ou les thème(s) de l’émission du jour.

Pour ce lundi de février 2019 où nous allons évoquer le mouvement dit « des gilets jaunes » et à une époque où les représentants de la presse présents dans les diverses manifestations sont vilipendés de tous côtés, nous aborderons le sujet de la presse anarchiste.

Elle est si abondante que, en ne sélectionnant que les titres dont les premiers numéros sont parus en février, nous avons recensés pas moins de 12 titres rien qu’entre 1872 et 1899 et dans 5 langues différentes !

Le 15 février 1872, sortie en Suisse du « Bulletin de la Fédération Jurassienne » de l’A.I.T. Ce bimensuel (hebdomadaire à partir de juillet 1873), organe de la Fédération Jurassienne, aura une influence capitale pour l’émergence des idées antiautoritaires au sein de l’Internationale. Il paraît jusqu’en 1978.

Le 22 février 1879, sortie en Suisse du journal « Le Révolté » créé par Pierre Kropotkine, François Dumarteray, Elisée Reclus, notamment. Il sera dirigé à partir de 1883 par Jean Grave, celui-ci le publiera ensuite en France et changera son nom en « La Révolte » en 1887.

Le 1er février 1880, sortie en Belgique du journal « Le Drapeau Rouge » Organe de la Ligue Collectiviste – Anarchiste. Cinq numéros sortiront jusqu’au 28 mars.

Le 4 février 1883, en Italie, sortie du journal « Ilota »(Ilote, esclave). Expression d’un groupe qui se définit comme « socialiste anarchiste révolutionnaire ». Dix-sept numéros du journal sortiront jusqu’au 20 juin 1883.

Le 9 février 1883, sortie en Espagne de « La Federación Igualadina ». (commune de la province de Barcelone). Hebdomadaire anarchiste, fédéraliste et collectiviste réalisé par un conseil de rédaction composé de huit personnes. Cent vingt-huit numéros sortiront jusqu’au 17 juillet 1885.

Le 3 février 1884, à Lyon, parution du journal « Le Défi » organe anarchiste, hebdomadaire paraissant le dimanche. Il succède à « L’Emeute ». Le journal s’arrête le 17 février après seulement trois numéros, mais « L’Hydre Anarchiste » le remplacera dès le 24 février.

Le 14 février 1886, sortie en Andalousie de « El Socialismo ». A partir du 16 juin 1890, il sera sous-titré « Bimensuel communiste anarchiste ».

Le 1er février 1887, sortie à Barcelone de « El Productor ». A partir de 1890, il s’affiche comme « Périodique anarchiste ». Le journal s’arrêtera le 21 septembre 1893 à son 369° numéro.

En février 1890, à Brooklyn (New York), parution de « Volnè Listy » (Feuilles Libres). Revue mensuelle anarchiste en langue tchèque. A noter qu’un journal portant ce même titre sera publié à Vienne à partir du 18 mars 1893.

Le 13 février 1894, au Portugal sortie de « A Propaganda Anarchista » (La Propagande Anarchiste). Au moins soixante numéros de cet hebdomadaire sortiront jusqu’en 1895.

Le 1er février 1897, à Paris, sortie de « L’Ouvrier des deux Mondes », revue mensuelle d’Économie Sociale. Publication éditée par Fernand Pelloutier.Le titre disparaît en décembre 1898 après 23 numéros, mais « Le Monde Ouvrier » lui succède à partir de janvier 1899 toujours sous la direction de Fernand Pelloutier. Six numéros paraîtront jusqu’en juillet 1899.

Le 6 février 1899, sortie à Paris du premier numéro « Le Journal du Peuple » quotidien anarchiste d’informations publié par Sébastien Faure. Quotidien de quatre pages dont la dernière, consacrée au mouvement ouvrier et aux luttes sociales était réalisée par Fernand Pelloutier et le secrétaire de la fédération révolutionnaire des cheminots. Le journal cessera sa publication le 3 décembre 1899 après 299 numéros parus.

Le 18 février 1905, à Tarrasa (Barcelone, Catalogne), sortie de « Germinal », périodique bimensuel défenseur de la classe ouvrière. Publié par le groupe « Hacia la Emancipación » qui sortira 25 numéros. Il s’arrête après le 3 mars 1906, victime de la répression et ressortira du 13 octobre 1912 au 28 févier 1913 (dix numéros), sous-titré alors « Périodique Libertaire » mais toujours publié par le même groupe.

Le 25 février 1906, sortie à Roubaix-Tourcoing de l’hebdomadaire « Le Combat de Roubaix-Tourcoing ». C’est en fait la poursuite du journal « Le Combat » (qui était publié depuis le 15 octobre 1905), avec une modification du titre. Ce journal auquel collaboreront de nombreux militants anarchistes cessera sa publication le 18 juillet 1914 après avoir publié 208 numéros.

Le 8 février 1907, sortie en Hongrie de « Társadalmi Forradalom » (Révolution Sociale), sous-titré « A Forradalmi Szociálisták Lapja » (Feuille socialiste révolutionnaire). Bimensuel créé par l’anarchiste hongrois Ervin Batthyány.

Le 15 février 1907, sortie en Bulgarie du bimensuel « Société Libre », premier journal représentant l’anarchisme publié en Bulgarie. Le second numéro qui sortira clandestinement porte la date du 1er mars 1907, puis le journal sera interdit. Le titre ressortira le 1er mai 1923 et ce jusqu’en janvier 1925, puis à nouveau en 1932 avant d’être interdit après le coup d’Etat fasciste du 19 mai 1934.

Le 15 février 1911, sortie au Pérou de « La Protesta ». Mensuel qui sera publié avec des interruptions, jusqu’en 1936. Le journal ressortira en 1947 et sera publié au moins jusqu’en août 1948, en tant qu’organe de la « Fédération anarchiste du Pérou ».

Le 23 février 1919, sortie au Portugal du quotidien anarcho-syndicaliste « A Batalha », organe de la CGT portugaise. Il deviendra le deuxième quotidien du pays, avec un tirage de 25 000 exemplaires, avant d’être interdit en 1926, après le coup d’Etat militaire. Après le 25 avril 1974 (renversement de la dictature et retour de la démocratie au Portugal), « A Batalha » réapparaîtra, mais sans retrouver l’influence qu’il avait dans les années 20.

Le 26 février 1921, sortie en Espagne de « Redencion »(Le Salut, ou Remède). Hebdomadaire anarcho-syndicaliste, organe du syndicat unique des travailleurs d’Alcoy (Alicante) et porte-parole de la CNT. Cent trente et un numéros paraîtront jusqu’au 26 septembre 1923.

Le 1er février 1926, sortie en Belgique du journal « Le Combat ». Organe anarchiste bimensuel, il succède au journal « L’Emancipateur ». Il cessera de paraître en avril 1928 après 33 numéros.

Le 10 février 1935, à Bordeaux (Gironde), sortie de « La Révolte » Organe Anarchiste du Sud-Ouest. Bimensuel publié par les frères Lapeyre. Au moins 21 numéros paraîtront jusqu’au 5 juin 1936.

En février 1946, sortie à Marseille du « Monde Nouveau ». Sous-titré « Organe régional du Mouvement Libertaire – Région Sud « .

En février 1951, sortie à Turin (Italie), mensuel « Seme Anarchico » (La Graine Anarchiste) journal de propagande et d’émancipation sociale. Le journal paraîtra jusqu’en mars 1968. Le titre sera ensuite repris en 1980.

En février 1968, à New York, sortie de la revue « Anarchos » publiée par le « Eastside Anarchist Group » de New York. C’est une des premières revues abordant le thème de l’écologie sociale et libertaire. La revue cessera sa parution en 1972.

En février 1971, sortie à Milan (Italie) de la « Rivista Anarchica ». Cette revue mensuelle, consultable sur le web, paraît encore.

Et enfin, un clin d’œil : le 14 février 1934, le Canard enchaîné publiait dans sa rubrique « lettre ou pas lettre » animée par Jules Rivet une parodie de courrier intitulée : « lettre au président de la République », en voici un extrait : … je vous préviens que je me répandrai demain soir sur la place de la Concorde en criant « démission, démission ! » que je brulerai quelques autobus, que je défoncerai les pavés de votre bonne ville, que je tirerai sur la police.

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Achaïra n° 208 : Chronique de la désobéissance : Une goutte d’essence a suffi…

Une goutte d’essence a suffi…

13 janvier 2019

À propos des « gilets jaunes », dans « Les raisons de la colère » (Siné mensuel, n° 81 de décembre 2018), Raoul Vaneigem écrivait :

« On est en droit de s’étonner du temps qu’il a fallu pour que sortent de leur léthargie et de leur résignation un si grand nombre d’hommes et de femmes dont l’existence est un combat quotidien contre la machine du profit, contre une entreprise délibérée de désertification de la vie et de la terre. » (deladesobeissance.fr)

Le déclencheur a, c’est certain, eu pour origine des « gens de rien », les « sans-dents » des classes populaires – pouvons-nous parler d’un néoprolétariat ? – qui se sont révoltés contre l’augmentation du prix de l’essence.

Le refus d’une nouvelle taxe a ouvert la voie à une critique plus générale de l’injustice fiscale.

Dans un texte préparatoire du périodique Le Chiendent, il est écrit que « ce qui nous a immédiatement touchés dans ce mouvement, né des réseaux sociaux, c’est qu’il marque une défiance à l’égard des formes institutionnalisées de la contestation sociale », à l’égard du « fonctionnarisme syndical avec les pouvoirs publics et privés » ; l’action revendicative doit se faire « en indépendance de tout parti ». Il est noté également que « les femmes jouent un rôle important, notamment dans les lieux où la contestation évite la violence ».

Pour certains, ce sont là des « consommateurs individualistes », sans conscience de classe ; en bref, le « peuple » dans sa diversité qui va de l’extrême gauche à l’extrême droite en traversant les couches, les classes intermédiaires, moyennes, faites de petits commerçants et d’artisans (aux revenus quelquefois moins élevés que certains ouvriers) ; de même que composées de ruraux dont la voiture est une nécessité ; voiture qui peut être critiquée par les écologistes mais qui est maintenant vécue comme un instrument de travail… et de liberté.

Sur ces ronds-points – en quelque sorte des ZAD improbables au milieu du tissu urbain – la parole se libère, on fraternise autour de braseros et de soupes collectives, on construit des cabanes… Ces lieux d’« occupation » sont choisis pour ralentir ou bloquer la circulation ; en d’autres endroits, des opérations de péage gratuit ont été organisées quand, quelquefois, la station n’était pas carrément incendiée.

Qui aurait imaginé il y a quelques mois que ces ronds-points, habituellement objets d’exaspération des conducteurs, deviendraient des lieux stratégiques du combat social ? La créativité de la lutte peut être déroutante…

En ces lieux s’est recréée une convivialité, une sociabilité perdue, qui devient porteuse de futur ; ainsi se reconstruit un « nous » de dignité face au mépris des nantis : « On “nous” prend pour des cons. »

Sur ces ronds-points, on a pu voir flotter des drapeaux bleu-blanc-rouge, on a pu entendre des débuts de Marseillaise ; mais il faut voir là la culture de gens qui n’ont aucun passé militant. Et puis on a vu ressortir des « cahiers de doléances » à l’exemple de ceux de 1789 : ainsi, le Journal officiel a pu enregistrer dès le 1er décembre 2018 une association au nom des « gilets jaunes, la révolution du peuple français ».

Le journal Sud-Ouest du 9 janvier 2019 titre en page 14 : « Le rond-point, ça ne suffit pas », tout en terminant l’article par une déclaration :

« Les ronds-points, c’est bien. On y est attachés, mais ce n’est plus suffisant. Il va falloir passer à autre chose. »

Autre chose, ce sont sans doute les manifestations, les défilés, des tentatives d’intrusion de bâtiments publics avec, à chaque fois, des violences d’intensités diverses, allant jusqu’à essayer d’envahir un ministère – en effet, une poignée de manifestants ont forcé la lourde porte du ministère occupé par le porte-parole du gouvernement –, ou, ailleurs, de pénétrer dans une gendarmerie, etc. Violences il y a… En attendant d’inventer d’autres manières de faire…

En Gironde, lors d’une réunion, un « gilet jaune » déclare : « Sans la violence, on ne s’en sortira pas ! » Un autre lui répond que Gandhi a « bien fait chuter l’Empire britannique en utilisant la non-violence » (S-O, id.).

On sait que le monopole de la violence étatique s’est démesurément exercé à Notre-Dame-des-Landes ; cela prétendument en réponse aux violences des militants, alors que la violence première, c’est la « violence structurelle » de l’État et du capitalisme.

On peut dire maintenant que ces hétéroclites gilets jaunes, en déclenchant ce mouvement de révolte, cette émeute, sont devenus par là, dans la période actuelle, moteur et sujet de l’histoire sociale dans la plus totale anarchie – au sens négatif ou positif du terme – qui peut faire craindre à l’impossibilité de réalisations concrètes. C’est oublier que les gilets jaunes ont déjà obtenu plus que les luttes syndicales ; cependant, un non-dit souterrain reste à dévoiler, une action plus profonde est peut-être en train de mûrir.

L’avenir nous le dira… ou bien se taira, car on sait que les historiens négligent régulièrement certains événements de conséquence…

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Achaïra n° 208 : En guise d’édito, Gilets jaunes, les chemins divergent entre démocratie directe et listes jaunes !, lundi 4 février 2019

En guise d’édito

Gilets jaunes, les chemins divergent
entre démocratie directe et listes jaunes !

Comme annoncé lors de l’émission précédente, nous avons décidé de revenir sur le mouvement dit des gilets jaunes.

Si au début, de nombreuses interrogations ont assailli les militants et militantes de presque tous les courants, aujourd’hui le mouvement a fait sa place dans l’actualité. Parmi celles et ceux qui veulent changer la société, il est rare de se poser encore la question de savoir s’il faut en être mais bien plutôt de comment en être tant ce mouvement est divers.

Nous avons envie de reprendre ici une citation de l’ouvrage de Pierre Bance « Un autre futur pour le Kurdistan ? » sous-titré « Municipalisme libertaire et confédéralisme démocratique ».

Cette référence n’est pas fortuite car diverses formes du mouvement des gilets jaunes ont à voir avec les questions de démocratie directe et on y parle de communalisme libertaire, au sens d’horizontalité et de proximité géographique à l’échelle de la commune. Ce qui peut rapprocher des expériences de démocratie au Rojava, le Kurdistan syrien.

Voici donc la citation : « …, plutôt que nous complaire dans la destruction de toute pensée qui n’est pas dans la ligne de l’héritage ancestral, peut-être ferions-nous preuve de maturité politique en remisant nos conservatismes révolutionnaires, notre histoire plus fantasmée qu’héroïque, pour retenir le mieux de nous-mêmes et des autres afin de moderniser une idée émancipatrice qui, elle, n’a rien perdu de son actualité. En un mot, sortir des catacombes, comme là-bas, être présents dans le présent. »

C’est dans cet état d’esprit que nous essaierons d’échanger sur le mouvement en cours et de tirer déjà quelques-unes des leçons qu’il porte.

Comme ce mouvement a été caractérisé par l’engagement de personnes qui ne se sont jamais engagés, nous écouterons le témoignage de primo-manifestants gilets jaunes.

Puis nous nous interrogerons sur les caractères du mouvement (sa durée, son refus des leaders, sa méfiance de la représentation, …), en gros voir qui y va et comment ?

Nous observerons quelles ont été les réactions du « mouvement social » institué ou habituel ? Y compris les réticences « des » anarchistes.

A l’instar de ce qui s’est joué dans les révolutions arabes, nous prêterons attention à la place des réseaux sociaux, des outils de communications, des forums autour des groupes FB, …

Quant aux symboles du mouvement, ils intriguent ! Pourquoi les ronds-points ? Pourquoi les gilets jaunes ? Pourquoi les manifestations le samedi ? Les « actes » ? La place des automobilistes et des motards à l’origine de la mobilisation, peut-être ?

Nous parlerons bien sûr des raisons du mouvement et en particulier des raisons du mouvement important à Bordeaux et du choix de cibler la mairie de Bordeaux en fin de manifestations. L’explosion en cours de l’urbanisation de la métropole bordelaise est bien en cause. Elle chasse les populations modestes pour accueillir les plus fortunées. C’est l’explosion du coût de l’immobilier et la concentration des services publics et privés dans la métropole qui se fait au détriment des familles contraintes de s’expatrier dans des zones où il est devenu trop couteux de maintenir des services publics. Voilà bien des raisons de la colère.

On constatera que c’est le retour de la question du pouvoir d’achat au-devant de la scène sociale, un sujet de revendication un peu trop délaissé par les syndicats, ces derniers temps.

On observera les symboles de la Révolution française, La Marseillaise, le drapeau bleu-blanc-rouge, les cahiers de doléances, les bonnets phrygiens, les Mariannes, … et on constatera combien certains de ces symboles n’ont plus le même sens pour nous, militant-es, aujourd’hui.

On remarquera petit à petit la jonction avec les « banlieues » avec l’appel à rejoindre les gilets jaunes du collectif Adama, alors qu’au départ il y avait bien disjonction et des territoires différents, avec la mobilisation de périphéries plus éloignées des métropoles que ne le sont les banlieues.

On appréciera la place centrale des femmes dans le mouvement, peut-être un gage de son engagement dans la durée.

Nous retrouverons des racines oubliées du mouvement : Internationales avec les indignés, le mouvement des places, les révolutions arabes et les révolutions de couleur, …. Ou Nationales : avec les nuits debout, ….

Nous écouterons les appels des gilets jaunes de Commercy, et la réponse des gilets jaunes de Montreuil. Tous deux, mais pas qu’eux, illustrent cette volonté éminemment politique d’horizontalité, de démocratie directe (ou plus directe), de contrôle des mandatés, la question de la confiance ou plutôt de la défiance vis-à-vis des « représentants » du peuple, le choix du fonctionnement en assemblée populaire, la perspective fédérale ou de réseau pour faire converger les assemblées avec l’assemblée des assemblées, le mandatement des délégués, la notion de mandat impératif et de révocabilité des mandatés, la rotation des tâches, la volonté d’éviter à la fois la professionnalisation politique, l’existence de leader charismatique et la personnalisation médiatique, … Ces écueils sont bien ceux auxquels sont confrontés tout mouvement, y compris celui-ci.

Nous nous arrêterons sur la question des violences (sociales, révolutionnaires ou réactives, répressives), le nombre record de victimes et de mutilés par la police, la stratégie du gouvernement de faire peur, de criminaliser le mouvement social. Si les émeutiers améliorent leurs techniques, la police aussi et l’appareil juridico-répressif lui aussi : ainsi, se masquer le visage devient un délit aggravé, par exemple.

Nous observerons l’attitude et la place des syndicats, des militants et militantes de base et celles des bureaucraties, et leur entrée dans le mouvement, dedans ou à côté, avec le 5 février. Sera-ce le début d’une grève générale ? Mouvement de blocage de la consommation versus mouvement de blocage de la production.

Enfin, nous nous interrogerons sur les issues ou suites du mouvement, que ce soit :

– avec le Grand Débat pendant plusieurs mois sans engagement du pouvoir et dirigé par lui : avec le risque de désertion de la mobilisation, pas effectif à ce jour, ou avec le RIC, référendum d’initiative citoyenne, mais dans quel cadre institutionnel est-il crédible ?

– ou bien avec les élections européennes et les listes gilets plus ou moins jaunes : risque de divisions et d’échec, déjà à l’œuvre aujourd’hui

– ou bien avec la Grève – La grève générale ? – l’appel du 5 février et suivants (il risque bien de ne pas être autant suivi que les samedis auxquels il s’oppose un peu)

– ou avec la menace d’un Grenelle avec des syndicats qui veulent « raisonner », « récupérer » et détourner le mouvement (CFDT)

– ou bien l’insurrection et la nuit des barricades, mais quid du lendemain matin des barricades ?

– enfin avec l’assemblée des assemblées et l’appel de Commercy – Vers la constitution d’un réseau durable, plus ou moins fédéré, au niveau des communes et des quartiers, avec des assemblées de proximité et/ou affinitaire sur un territoire qui se regroupent pour défendre des cahiers revendicatifs.

Un vaste champ de réflexion que nous n’épuiserons pas lors de cette émission, mais que nous vous invitons à continuer, en étant sûr que pour nous la voie ouverte à Commercy nous semble la plus prometteuse et la plus durable. La chance du mouvement peut être en effet de constituer des communes libres parallèles, qui au pire assurent un contrôle sur les municipalités élues, et au mieux s’en passent.

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Collecte pour le convoi solidaire de février 2019 vers la Grèce

Action Solidarité Grèce
solidarité face à la crise grecque doublée de la crise des réfugiés

CONVOI SOLIDAIRE VERS LA GRÈCE DE FÉVRIER 2019
Non, la « crise grecque » n’est pas finie ! Oui, la résistance du mouvement social s’amplifie !

Depuis 2009, le collectif artistique et solidaire ANEPOS, basé dans le Tarn et à Athènes, mène des dizaines d’actions en Grèce en partenariat avec une trentaine de collectifs du mouvement social qui s’organisent face à l’austérité : dispensaires médicaux autogérés gratuits (un tiers des grecs n’ont plus de couverture maladie), solidarité contre les expulsions, cuisines sociales gratuites, centres sociaux autogérés, hébergement et actions de soutien aux réfugiés, outils coopératifs, livres et films en creative commons visibles gratuitement sur internet (Ne vivons plus comme des esclaves, Je lutte donc je suis, L’amour et la révolution), rencontres-débats…

Les précédents convois ont réuni des dizaines de fourgons remplis, plus de 100 conducteurs, des centaines d’organisateurs en France, Belgique, Suisse… Un documentaire d’Éloïse Lebourg « Sur la route d’Exarcheia – récit d’un convoi solidaire en utopie » montre le déroulement de celui de mars 2017 :
https://www.youtube.com/watch?v=yx0nVtqEYYw

En sud-Gironde, après avoir organisé des projections-débats (2013 – 2016 – 2018) avec Yannis Youlountas et ses documentaires sur les alternatives et résistances autogérées solidaires anticapitalistes en Grèce, nous avons eu envie de nous engager plus encore dans la solidarité en soutenant 2 sud-girondins avec 1 fourgon impliqués dans le convoi de novembre 2017 du collectif ANEPOS. Devant la réussite de cette expérience et les échanges qui en ont résulté, nous relançons les collectes pour remplir 2 camions avec 4 conducteurs sud-girondins au départ du prochain convoi !


LISTE DES BESOINS PRINCIPAUX :

http://lamouretlarevolution.net/spip.php?rubrique15&lang=fr

FOURNITURES BÉBÉS : lait infantile en poudre (urgence vitale, tous âges), petits pots, mixers de type babycook, soins bébé, sérum physiologique, vitamines, couches (surtout n°3, 4 et 5), lits parapluie, poussettes…

JOUETS
: figurines, légos, ballons, corde à sauter, stylos, feutres, échecs, vélos (ni peluche ni encombrants).

HYGIÈNE ET PARAMÉDICAL
: gels douche, shampooings, savons, protections périodiques, dentifrices, brosses à dents, lessive, produits ménagers, pansements, désinfectant, chevillère/genouillère, Biafine, Cicatryl, fournitures dentiste (pour dispensaires autogérés). Et voir en pièce jointe la liste actualisée des besoins en médicaments

MATÉRIEL : bouilloires, frigos, fours, laves-linge (en état de marche), marmites, louches.

BASE ALIMENTAIRE
: légumes secs, fruits secs, biscuits, céréales, pâtes, riz, lentilles, thé, café, autres…
La date de péremption minimale recommandée est avril 2019


SOUTIEN FINANCIER
: chèque à l’ordre de ANEPOS, à envoyer à l’adresse ci-dessous. Virement et paypal possibles sur le site du film « L’amour et la révolution » de Yannis Youlountas :
http://lamouretlarevolution.net/spip.php?rubrique15&lang=fr
ou en espèces dans le point de collecte le plus proche de chez vous. Cela permet aux collectifs sur place de compléter eux-mêmes et soutient l’économie locale.

MESSAGES DE SOUTIEN
: avec éventuellement dessins, photos, affiches, autocollants, infos sur vos luttes,… Des confiseries fermées et non fragiles peuvent être ajoutées.

MATÉRIEL SPÉCIFIQUE POUR LA RÉSISTANCE
: photocopieuses (en état de marche), ramettes de papier, ordinateurs, écrans, disques durs, clés USB, cartes SD, appareils photo/vidéo (pour les contre-médias), téléphones, outils de bricolage.

Suite à de nombreuses collectes sur place, nous n’avons actuellement plus besoin de vêtements ni couvertures.

Merci ! Ευχαριστώ !


POINTS DE COLLECTE EN SUD-GIRONDE :

Bieujac café social et culturel La Maison / Hélène 06 87 11 33 71 etc.lamaison

La Réole café associatif La Petite Populaire / 33 rue Armand Caduc 09 72 65 59 45

St Martial – le Zéphirin / Alain 06 86 53 01 74 zephirin4

Lestiac sur Garonne – Garage Lézarts / 84 route de Bordeaux 05 56 72 04 19

Préchac le Joyeux Marché
/ 1er dimanche du mois

Cudos Jims 06 06 40 72 16 ou Natacha 07 71 75 45 17

Bazas cinéma Vog / 14 rue du palais de Justice 05 56 25 12 67 cinema.vog.bazas


Date limite pour les dons : dimanche 10 février 2019
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ANEPOS Action Solidarité Grèce – BP 10 – 81540 SORÈZE
Ηαλληλεγγύη είναι το όπλο μας ! La solidarité est notre arme !

collectes solidarité Grèce 2019 A4.pdf

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