Achaïra n°216 l’émission du lundi 2 décembre 2019 – spéciale retraites – le sommaire

Déroulé de l'émission Achaïra n° 216 du lundi 2décembre 2019

l’enregistrement intégral :

0h00 – générique raccourci – (fond musical Fela)

Bruno, Esméralda et Philaud (sur fond musical Fela)

0h01 – sommaire de l’émission – Esméralda

Salut, c’est la 216ème édition d’Achaïra. Pour cette émission, avec Alain, notre nouveau technicien volontaire, aux manettes de l’émission, Fabienne, Esméralda, Thierry, Progrès et Philaud vont parler de retraite, de sa réforme et de mobilisations, avec notre invité, Joël Saintier. Vous pourrez nous appeler pendant l’émission au 05 56 50 69 99, pour nous dire comment vous comptez participer à cette grande mobilisation. Puis nous passerons à l’éphéméride anarchiste pour le mois de décembre. La chronique internationale qui suivra, s’interrogera sur l’état du monde et sur les luttes sociales des peuples. Nous nous quitterons enfin avec quelques rendez-vous de l’agenda.

Fabienne : Mais comme à l’accoutumé, nous commençons par la chronique de la désobéissance, la chronique d’André, même si aujourd’hui ce sera la chronique des chroniques.

Esméralda, Progrès, pouvez-vous nous la présenter ?

0h02 Virgule sonore (jingle chronique désobéissance)

0h02– La chronique de la désobéissance – 2 min – présentation par Esméralda et Progrès

Vous connaissez tous les chroniques que notre ami André Bernard nous fait partager au fil des mois et de ses découvertes. Nous vous l’avions annoncé lors de notre précédente émission, vient de sortir aux éditions de l’Atelier de Création Libertaire, ACL, le recueil des chroniques d’André sous le beau titre de : « à nulle autre pareille pourrait être la révolution à venir, chroniques 2016 à 2019 » 240 pages.

Pour l’essentiel, ce livre rassemble les textes diffusés lors des émissions Achaïra. Mais quelques autres écrits les rejoignent, publiés dans des revues libertaires ou sympathisantes : Réfractions, Le monde libertaire, Le chiendent, Union pacifiste, La pensée libre, Casse-rôles entr’autres.

Un recueil dont le fil conducteur, politique, est celui de la désobéissance civile et de la non-violence active. Deux axes qui portent en eux l’anarchisme.

C’est ce que André, insoumis à la guerre d’Algérie et emprisonné à ce titre, co-créateur de la revue Anarchisme et non-violence, s’efforce de construire texte après texte.

Nous l’avons rencontré tout récemment, voici :

0h04– La chronique de la désobéissance – 12 min première partie de l’entretien avec André Bernard [enregistrement_n°1]

[« A nulle autre pareille pourrait être la révolution à venir, chroniques 2016 à 2019» (http://deladesobeissance.fr/)]

Fabienne : 0h16 – Nous vous proposons d’écouter « Désobéissance Civile » de Keny Arkana.

Illustration musicale n°1 – Keny Arkana. « Désobéissance Civile » 2mn36

https://www.youtube.com/watch?v=FesmNeYCjM8

Keny Arkana est une rappeuse française engagée et altermondialiste. Dans son album Désobéissance Civile paru en 2008, elle dénonce la mondialisation et la concurrence qui s’imposent au détriment des droits des peuples. Elle fait partie du collectif La Rage du peuple créé en 2004 dans le quartier de Noailles à Marseille.

Fabienne : [Passons maintenant à la deuxième partie de la rencontre avec notre chroniqueur André Bernard].

0h19 – La chronique de la désobéissance – 9 min deuxième partie de l’entretien avec André Bernard [enregistrementn°2]

Fabienne : 0h28 – Nous vous proposons d’écouter « Les Trente Glorieuses d’Elisabeth

Illustration musicale n°2 – Elisabeth Les Trente Glorieuses 3mn12

https://youtu.be/vSI6zFzZg6w

Elisabeth est une chanteuse française engagée qui a souvent chanté pour l’union pacifiste notamment. Elle tient un blog appelé « Blog de la chanteuse Elizabeth et des Editions de l’impossible ».

Vous écoutez Achaïra, l’émission de pollinisation libertaire du cercle libertaire Jean-Barrué, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz. Ce mois-ci nous parlons de la réforme des retraites.

Appelez nous au 05 56 50 69 99.

Fabienne : [Philaud, peux-tu nous présenter notre invité qui est venu nous parler du débat d’actu, celui de la grande mobilisation contre la réforme des retraites.].

0h32 –Virgule sonore (jingle le débat d’actu)

0h32 – L’invité pour le débat d’actu– 1 min – présentation de Joël Saintier par Philaud.

Philaud : Avec les réformes des retraites, on veut nous maintenir encore plus longtemps en subordination en nous coupant les vivres, y a de quoi se mobiliser que l’on soit du privé comme du public, que l’on soit encore actif ou déjà en retraite ! Pourtant, on nous parle d’équité, pas d’égalité ! N’exagérons pas ! On nous parle de points, que toutes cotisations ouvriraient des droits ! Bon ! En attendant l’abolition du salariat, la fin du découpage de nos vies entre actifs et inactifs, entre productifs et improductifs, entre état de subordination et état de paupérisation, il s’agit de défendre un système de protection sociale, basée sur la répartition avec une gestion salariale. Pour cela, il s’agit de comprendre le système de protection sociale, de sécurité sociale, tel qu’il a été conçu par le mouvement ouvrier au sortir de l’Occupation avec le programme du Conseil National de la Résistance, le CNR, et les nombreuses attaques et dégradations qu’il a connu jusqu’à ce nouveau coup de boutoir du gouvernement Mac Macron-Louis Philippe, euh non Edouard !. Pour comprendre tout cela, nous avons invité le camarade Joël Saintier, qui est syndicaliste à SUD PTT et est animateur de la formation syndicale sur la réforme des retraites pour l’union syndicale Solidaires.

Pour mémoire, le Conseil National de la Résistance prévoyait « un plan complet de Sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas où ils seront incapables de se les procurer par le travail».

Joël, peux-tu nous rappeler les grands axes du régime général de la Sécurité sociale telle qu’il a été conçu dans le programme du CNR et déjà les premiers accrocs qu’il a connu lors de sa mise en œuvre en 1945 ?

0h33 – L’invité pour le débat d’actu– 15 min – échanges avec Joël Saintier.

Fabienne : 0h48 – Nous vous proposons d’écouter « société tu m’auras pas», chanson de Renaud.

Illustration musicale n°3 – Renaud « société tu m’auras pas » 2mn32

https://www.youtube.com/watch?v=T_UHwsxwukk

On ne présente plus Renaud, une précision cependant la chanson que nous venons d’entendre est extraite de l’album « amoureux de Paname » paru en 1975.

0h51 –Virgule sonore (jingle le débat d’actu)

Philaud : 0h51 – Dans cette deuxième partie, nous allons voir comment on en est arrivé aujourd’hui à un système où il y a de la répartition mais aussi de la capitalisation, un régime général mais aussi des régimes complémentaires. Et surtout d’une période où les anciens pouvaient aider leurs enfants à s’installer dans la vie active, on arrive de plus en plus à une période où les jeunes entrant dans la vie active doivent se préoccuper des conditions de survie de leurs parents. Baisse des retraites avec un calcul plus défavorable sur les années de base du calcul de la retraites ou recul de l’âge pour le droit d’entrée, système de surcote et surtout de décote. Joël, quelles ont été les grandes étapes de cette régression sociale ?

0h52 – L’invité pour le débat d’actu– 17 min – échanges avec Joël Saintier.

Fabienne : 1h09 – Nous vous proposons d’écouter « A la Huelga», chanson de Rolando Alárcon.

Illustration musicale n°4 – Rolando Alárcon A la Huelga – 2 mn19

https://www.youtube.com/watch?v=7Pr6eHRe5bQ

Rolando Alárcon est un chanteur populaire chilien, compositeur et enseignant. Traduction du 1er couplet : En grève, compagnon, ne vas pas travailler. Laisse les outils sur place, c’est l’heure de lutter.

Vous écoutez Achaïra, l’émission de pollinisation libertaire du cercle libertaire Jean-Barrué, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz. Ce mois-ci nous parlons de la réforme des retraites avec notre invité Joël Saintier.

Pour nous appeler, c’est au 05 56 50 69 99.

1h13 –Virgule sonore (jingle le débat d’actu)

Philaud : 1h13 – Pour cette troisième partie, c’est la réforme actuelle telle qu’on en aperçoit les grandes orientations, au travers entre autres du rapport Delevoye et des annonces de nos dirigeants. Joël, peux-tu nous présenter ce que l’on sait et ce que l’on perçoit de cette nouvelle attaque sur la répartition et la redistribution, et si on a le temps on pourra s’interroger pour savoir si le nouveau système va perpétuer les inégalités de rémunération au travail ou si au contraire il va les résoudre vers l’égalité ou au moins les atténuer ?

1h14 – L’invité pour le débat d’actu– 18 min – échanges avec Joël Saintier.

Fabienne : 1h32 – Nous vous proposons d’écouter « Le vieux», chanson de François Béranger.

Illustration musicale n°5 – François Béranger – Le vieux – 4mn01

https://www.youtube.com/watch?v=Qfeh8_7dnr0

François Béranger est un auteur-compositeur-interprète libertaire français, qui connaît une forte notoriété dans les années 1970. Ses chansons comme Tranche de vie, L’alternative, Rachel, Participe présent l’imposent comme une des voix militantes au début des années 70.

Vous écoutez Achaïra, l’émission de pollinisation libertaire du cercle libertaire Jean-Barrué, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz. Ce mois-ci nous avons parlé de la réforme des retraites avec notre invité Joël Saintier.

1h37 Virgule sonore (jingle éphéméride)

1h37 – L’éphéméride anarchiste – 7 min par Fabienne et Thierry

Illustration musicale n°6 – HK & Les Saltimbanks – On Lâche Rien 3mn40

https://www.youtube.com/watch?v=stpu0ilP0hg

HK et Les Saltimbanks est un groupe français de musique populaire originaire de la métropole lilloise. Ils sont particulièrement connus pour leurs textes engagés traitant des luttes sociales, des inégalités et de l’environnement. Le titre que nous venons d’écouter est extrait d’un CD intitulé Citoyen du monde, sorti en 2011. Il est devenu un symbole des manifestations syndicales et autres.

1h48 Virgule sonore (jingle Cypress Coupures)

1h48 – Inter’Action : La chronique internationale– 11 min par Philaud [enregistrement]

L’état du monde et des luttes sociales.

1h59 Virgule sonore (jingle agenda)

1h59 – Agenda militant(sur fond musical Ska reggae hip hop de Skatalites) 11 min – par toutes et tous

Les manifestations, débats et spectacles en décembre 2019.

2h10 – On se dit au revoir. (Sur fond musical Soul jazz orchestra-insurrection) par Fabienne

C’est le moment de la fin pour la 216ème d’Achaïra. Nous vous donnons rendez-vous dans un mois.

A bientôt dans les mobilisations, les luttes, la vie-quoi !

2h10 – générique raccourci – (sur fond musical Fela ) par Fabienne

Vous pouvez retrouver l’émission soit en redif le vendredi qui succède le direct et cela à midi, ou en podcast sur le nouveau site de la radio lacledesondes.fr dans l’onglet « Nos émissions » en cliquant sur « Achaïra », ainsi que sur le site du cercle cerclelibertairejb33.wordpress.com en plus le programme sera détaillé et vous aurez un lien sur les chroniques écrites.

Les émissions reprendront sur la Clé des Ondes demain à 6h pour la tranche matinale d’information.

En attendant, nous vous laissons avec la bande musicale enregistrée de la radio.

2h11 – Fin de l’émission

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Achaïra n°216 – Agenda militant

Agenda militant, social et culturel – Achaïra n° 216 du lundi 2 décembre 2019

I) Le temps des manifestations

Jeudi 5 décembre 2019 à 11H – Place de la République à Bordeaux.

Grève le 5 décembre et les jours qui suivront. Unité Public / Privé, salarié.e.s, retraité.e.s, jeunes, privé.e.s d’emploi ! NON au régime universel de retraite par points ! Retrait du projet MACRON / DELEVOYE !

Samedi 7 décembre 2019 à 14h – Place de la bourse à Bordeaux. Manifestation contre les précarités, le chômage et les exclusions !

A l’appel de : AC ! Gironde, Mncp, Apeis, Gilets Jaunes, Attac, CSE Ipsos, Ul Cgt Bordeaux centre, Ud Cgt, Cgt Interim, Fsu 33, Solidaires 33, Solidaires Sud emploi, Solidaires Sud Enquêtes et

Sondages, FI Gironde, PG 33…

II) Le temps des débats et des spectacles

Jeudi 5 décembre 2019 à 19h, lieu : Bordeaux-Victoire Amphi Denucé Université – Place de La Victoire Mythes et réalités du lobbying : incarnation récurrente des travers de la démocratie dans la bouche des media, des acteurs politiques, des associations et des citoyens, les « lobbies » sont par définition un objet obscur et donc en grande partie fantasmé. Afin de démythifier la « lobbycratie » cette conférence discutera le rôle réel des représentants d’intérêt dans la décision publique et présentera leurs principales techniques pour influencer les décisions publiques.

Cette conférence vous est proposée par Sébastien Guignier, chercheur au centre Emile Durkheim. Il étudie notamment les stratégies de lobbying.

Vendredi 6 décembre 2019 à 19h30, lieu : Le Samovar 18, rue Camille Sauvageau Bordeaux (Saint Michel). Hommage à la révolution espagnole. Présentation par Marie-Christine Le Borgne, éditrice et traductrice et Michel Gomez, éditeur et préfacier, du livre de Miguel Amorós : Hommage à la Révolution espagnole : Les Amis de Durruti dans la guerre civile, 1936-1939 [« La Revolución
traicionada »], Éditions de la Roue, 2019 , 416p .Dans son ouvrage Durruti dans le labyrinthe, Miguel Amorós racontait avec précision le rôle primordial de l’anarcho-syndicaliste Buenaventura Durruti dans le déroulement de la Révolution sociale espagnole de 1936. La soirée sera précédée d’une collation et suivie d’un débat.

Samedi 7 décembre 2019 à 19h, lieu : Le Samovar 18, rue Camille Sauvageau Bordeaux (Saint Michel)

Le collectif solidarité santé Grèce propose une soirée de soutien à la Grèce qui subit toujours l’austérité européenne et la loi du silence des médias français … Apéritif dînatoire Concert: SexDrugs& Rebetiko«Rebetika»(Ρεμπέτικα)Xenokratou«Smyrniotika»(Σμυρνιώτικα)Collecte :médicaments non périmés produits d’hygiène corporelle.

Dimanche 8 décembre 2019 à 15h jusqu’à 18h, lieu : Darwin, l’Eco-système de la caserne Niel – Bordeaux (87 quai des Queyries – 33100 Bordeaux)

Conférence-Concert de Solidarité avec les Kurdes du Rojava.

Coincé entre une Turquie belliqueuse, une dictature syrienne qui renaît de ses cendres et des factions djihadistes éparses, le petit Rojava – récemment rebaptisé Fédération démocratique du Nord-Syrien – mène vaillamment sa révolution féministe. Au beau milieu de ce chaos, quatre millions de Kurdes, Arabes, Syriaques et autres peuples y vivent en bonne entente, et ont signé un Contrat social étonnant prônant l’égalité et une co-gestion paritaire dans un Moyen Orient très patriarcal, une société multiethnique et laïque dans une région du monde secouée par les théocraties et les nationalismes… Mais pourquoi donc la Fédération démocratique du Nord-Syrien, également engagée sur les questions écologiques, n’est jamais invitée aux tables de négociation sur l’avenir de la Syrie ? Et pourquoi la coalition, qui soutenait les Kurdes au combat contre Daesh, se garde bien de reconnaître leur autonomie de facto dans cette région qui couvre un tiers du territoire syrien et les abandonnent ?

« Femmes ! Vie ! Liberté ! »… De Paris à Kobane, du Kurdistan de Turquie au Sinjar en Irak, des centaines de femmes scandent le même slogan à l’unisson. De jeunes combattantes redonnent espoir aux femmes de la région, victimes des atrocités djihadistes, mais aussi d’un patriarcat misogyne et oppressant. Au Rojava – le Kurdistan de Syrie – elles vivent une révolution des femmes au sein d’une révolution sociale. Elles sont les héritières d’un mouvement créé il y a bientôt 30 ans en Turquie et renforcé dans les montagnes du Qandil au nord de l’Irak : « le parti des femmes libres ». C’est cet état qui est actuellement à la merci des intérêts impériaux et victime de l’attaque turque.

Nous tenterons de répondre à ces questions et établir un état des lieux de la situation autour d’une table ronde et de ses intervenants.

Notre but est aussi d’apporter notre solidarité via un concert de musique kurde pour une levée de fonds pour la seule association humanitaire présente sur place depuis l’offensive turque du 9 octobre : les besoins sont énormes, des milliers de civils morts et de nombreux blessés attendent votre soutien alors qu’ils ont étés le plus important rempart contre Daesch.

Gisèle Koc

Mardi 10 décembre 2019 à 20h, lieu : Saint Macaire, Maison du Peuple – ancienne gare. Les gilets jaunes, réunis au sein de la Maison du Peuple, luttent en vue d’obtenir la 1ère démocratie écrite par le peuple, pour une justice sociale, fiscale et écologique. Parmi nous, chacun peut trouver sa place pour apporter sa pierre à l’édifice ! Assemblée citoyenne, tous les mardis à 20h, ouverte à tous.

Jeudi 12 décembre 2019 à 18h50, lieu : Université de Bordeaux, place de la Victoire, Amphi Gintrac

Conf gesticulée : « Tu sais les savoirs c’est pas pour moi » Par Hugo Fourcade, écriture et mise en scène Hugo Fourcade et Sid Khattry.

Cette conférence gesticulée aborde la question des savoirs, de leur paradoxe comme outils d’émancipation mais aussi de dépossession, tout cela au travers du récit de la création d’une université populaire.

C’est mon histoire. Étudiants, on s’est battu et on a perdu. Aujourd’hui la privatisation de l’université est plus que jamais en cours et tout ce qu’on avait redouté est en train d’arriver. On a perdu mais il était alors impensable de ne rien faire et de retourner à nos leçons.

Vendredi 13 décembre 2019 à 12h, lieu : Bordeaux Parvis des droits de l’homme devant le tribunal de grande instance. Juliette, Maurice, Céline, Eric, Elisa, Thomas, Aurore et Laurent ont entre 21 et 63 ans. Le 13 décembre, ces 8 activistes seront jugé·es au Tribunal de Grande Instance de Bordeaux. Pourquoi ? Pour avoir dénoncé l’inaction climatique et sociale du gouvernement en participant aux décrochages du portrait présidentiel dans les mairies du Bassin d’Arcachon. Le gouvernement préfère donc s’en prendre aux activistes non-violent.e.s en les convoquant au tribunal plutôt que d’agir concrètement face aux injustices écologiques et sociales. Avec la présence de nombreux collectifs de lutte : CGT Ford, Info Médoc Pesticide, collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33), Les Gilets Jaunes Girondins et bien d’autres.

Samedi 14 décembre 2019 à 15h, lieu Athénée libertaire, 7, rue du Muguet à Bordeaux. La retirada, films, affiches, interventions, la soirée se termine par une auberge espagnole. https://gironde.demosphere.net/rv/10538

La Retirada, il y a 80 ans !

Samedi 14 décembre // Athénée Libertaire // 15h

Le Collectif libertaire de Gironde organise La Retirada,il y a 80 ans

Samedi 21 Décembre à 19h, lieu Athénée Libertaire 7, rue du Muguet Bordeaux.

Á l’occasion de la sortie du dernier EP « Seuls » du groupe PVST, un concert est organisé dont les fonds récoltés seront entièrement reversés à l’association AMI (Accompagnement Psychologique et Médiation Interculturelle). Cette initiative a pour but de mêler les dimensions artistique et divertissante d’un concert à l’engament social et associatif. Souhaitant aussi réunir différent médiums d’expressions, l’artiste Arthur Anium aura l’occasion d’exposer ses toiles lors de cette soirée co-organisée par le groupe PVST, le label Voice Of The Unheard et l’association Ternaire. Une participation libre mais nécessaire sera demandée au public. »

III) Les autres temps

Sortie aux éditions libertaires de « un Paris révolutionnaire » : émeutes, subversions, colères sur une idée de Claire Auzias.

Appel lancé par Tancrède Ramonet pour le soutien à la finalisation des deux derniers volets de son film Ni dieu ni maître: Des fleurs et des pavés et Les réseaux de la colère. Tancrède Ramonet, a réalisé les deux premiers épisodes de la série « Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme » diffusés sur Arte en 2017 et par le Collectif libertaire de Gironde à l’Utopia en septembre 2018 et mai 2019 en sa présence. Le 11 mai il avait présenté à l’Athénée Libertaire le projet des 2 derniers volets de son film. Pour soutenir la finalisation de ce travail, une collecte est lancée sur le site ulule: www.ulule.fr/anarchisme. Déjà plus de 500 contributeurs à ce jour et il vous reste 59 jours pour dépasser le premier objectif et atteindre le but final !

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Achaïra n°216 – La chronique internationale

Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, 26 ans, vendeur ambulant tunisien de Sidi Bouzid, s’immole devant la Préfecture en réaction aux humiliations policières. Il déclare à sa sœur : « Ici, le pauvre n’a pas le droit de vivre ». Il meurt le 4 janvier 2011. Son sacrifice sera le suicide de trop qui déclenche le printemps arabe.

Le 8 novembre 2019, un jeune homme, 22 ans, s’immole par le feu sur le parvis d’un bâtiment du CROUS. Un geste de colère et de désespoir pour cet étudiant lyonnais, brûlé à 90% et toujours entre la vie et la mort. Il entendait ainsi alerter l’opinion publique sur la précarité étudiante.

Je voulais commencer la rubrique internationale en rendant hommage à ces deux victimes de la violence de la lutte de classe et du capitalisme, ici et là-bas.

De là-bas, nous avons appris la mort « accidentelle », au Mali, de 13 militaires français de l’opération Barkhane, ce qui porte à 41 le nombre des soldats français morts depuis 2013. Cependant, le chef d’état-major des armées, le général Lecointre a déclaré sur France inter que « même si nous n’atteindrons jamais une victoire définitive » au Sahel dans les opérations anti-djihadistes, le combat de l’armée française était « utile et nécessaire » !

Le Larzac connait bien ces militaires depuis que la 13e DB de la Légion étrangère s’est installée sur le camp du Larzac. Dans un article du Collectif Gardarem lo Larzac du 27 juin 2018, publié sur « Non-Violent Resistance », Gilles Gesson, habitant du Larzac, revient sur ces différentes opérations :

« L’opération Barkhane, où est engagée la 13e DBLE, est une opération menée par l’armée française au Sahel, qui vise à lutter contre les groupes armés salafistes jihadistes [sic]. Lancée le 1er août 2014, elle prend la suite des opérations Épervier au Tchad (février 1986 à juillet 2014) et Serval au Mali (janvier 2013 à juillet 2014). Elle mobilise plusieurs milliers de soldats contre quelques centaines de jihadistes. Voilà pour la thèse officielle.

Première remarque, à partir de cette dernière donnée. Si, comme l’écrit le Journal de Millau, « 500 jihadistes ont été tués ou « neutralisés » depuis l’été 2014 », comment se fait-il que le problème ne soit pas encore résolu ? Mais il est vrai que cette estimation nous est ici donnée par les organisateurs…

Seconde remarque. Le fait que « Barkhane » succède à « Épervier » et « Serval » démontre que ces dernières n’ont donc servi à rien, du moins quant à l’objectif officiel de pacification de la région. Mais il est vrai, comme nous le verrons plus loin, que le véritable objectif n’est pas là…

Troisième remarque. Il est pour le moins déconcertant de constater que la France engage des opérations militaires hors de chez elle (50 opérations menées en Afrique en trente ans !) sans mandat international. Elle est pourtant membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, officiellement vouées à la recherche de la paix dans le monde depuis des décennies. Mais il est vrai que nous sommes ici dans une « guerre » néocoloniale puisque la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad sont d’anciennes colonies françaises et que, dans notre monde régi par la loi de la jungle, une ancienne métropole n’a pas besoin de permission pour intervenir et protéger ses intérêts… Et il est vrai aussi que suivant l’adage « on n’est jamais mieux servi que par soi-même », la France, soi-disant patrie des Droits de l’Homme, doit trouver des débouchés à ce qui est devenue sa principale industrie : l’armement, c’est-à-dire le commerce de la mort…

Mais alors, en récapitulant tous ces « il est vrai », pourquoi ne pas nous parler simplement de l’évidence qui s’en dégage : la France, nain politique à l’échelle mondiale, intervient militairement dans ses anciennes colonies en Afrique pour défendre ses intérêts géopolitiques (« la Grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le Bœuf ») et économiques (vente d’armes, protection des intérêts locaux des firmes françaises telles que Total, Areva, Bolloré, etc.). Un constat confirmé par une étude du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (le GRIP), selon laquelle « une opinion répandue au Niger, au Mali et au Burkina Faso est que l’intervention militaire française ne répondrait pas aux causes profondes de la déstabilisation de la région et contribuerait à la maintenir dans le sous-développement. La France irait jusqu’à entretenir une violence servant ses intérêts ».

Gilles Gesson conclut ainsi son article :

« Cela a aussi un prix économique et social. Alors que l’on tente de nous faire croire que la France, cinquième puissance économique mondiale, est au bord du gouffre et que sa survie ne passe que par l’austérité, le projet de loi de finances 2018 a prévu une augmentation du budget des armées de 1,8 milliard d’euros, pour atteindre le total de 34 milliards (!). La couverture des opérations extérieures, quant à elle, est portée à 650 millions d’euros en 2018, au lieu des 450 millions de 2017. Un effort financier sans précédent sur les trente dernières années de budget des armées. Et pendant ce temps, les salariés, les retraités, les chômeurs se serrent la ceinture. Les universités, les hôpitaux, les EPHAD n’ont plus les moyens de remplir leurs fonctions. Et les services publics coûteraient trop cher… »

Si on se déplace plus à l’Est en Afrique, Total, toujours à la recherche de plus de pétrole, s’est engagé dans le projet Tilenga, en Ouganda. La multinationale prévoit de forer 419 puits de pétrole dans le parc naturel de Murchisson Falls, qui conserve une grande biodiversité. Le projet menace d’exproprier de nombreuses populations locales mais Total n’a pas réalisé l’étude d’impact social et environnemental conforme aux obligations des entreprises françaises depuis 2017. Les Amis de la Terre France, Survie, et leurs partenaires ougandais ont porté plainte contre Total en septembre 2019. (Voir Silence n°484 p 25). Ouganda, prochaine opération extérieure française ?

Ne résistons pas, pour conclure cette chronique, à la lecture de la fin d’un article de Raoul VANEIGEM, écrit le 17 novembre 2019, et publié sur http://acontretemps.org :

« Or, pendant ce temps-là…

Au Chili, la lutte contre la vermine qui prolifère sur le cadavre de Pinochet a ravivé la conscience que tout doit repartir de la base, que les représentants du peuple ne sont pas le peuple, que l’individualiste manipulé par l’esprit grégaire n’est pas l’individu capable de réfléchir par lui-même et de prendre le parti de la vie contre le parti de l’argent qui tue. Il faut laisser au peuple la conquête d’une intelligence qui lui appartient et que les diverses formes de pouvoir s’attachent à lui ôter.

Il en va de même en Algérie, au Soudan, au Liban, en Irak. Je fais confiance au Rojava pour transformer sa retraite momentanée en offensive. Les zapatistes ont, quant à eux, répondu aux arguments économistes du socialiste Lopez Obrador en accroissant le nombre de leurs bases (caracoles) et de leurs Conseils de bon gouvernement, où les décisions sont prises par le peuple et pour le peuple.

La revendication opiniâtre d’une démocratie à Hong-Kong oscille entre d’une part une colère aveugle, prête à se satisfaire d’un parlementarisme partout remis en cause, et d’autre part une colère lucide qui ébranle et fait trembler par sa persistance la gigantesque pyramide du régime totalitaire chinois (qu’inquiète la menace d’un krach financier). Qui sait ? Le lierre s’infiltre partout, et le passé insurrectionnel de Shanghai n’est pas loin.

Le Soudan secoue le joug de la tyrannie et du pouvoir militaire, l’Iran vacille. Le Liban est un coup de semonce pour le Hezbollah et pour l’islamisme dont la défroque religieuse ne masque plus l’objectif politico-pétrolier. L’Algérie ne veut pas d’un ripolinage gouvernemental. L’Irak découvre que la réalité sociale l’emporte sur l’importance accordée aux rivalités religieuses. Restent les Catalans, les seuls à vouloir un État alors que le « plus froid des monstres froids » est partout criblé de flèches. Mais il n’est pas impossible que les indépendantistes, engagés dans une impasse par le bras de fer opposant l’État madrilène à la non moins étatique Generalitat, respirent soudain les remugles du cadavre franquiste que l’esprit nationaliste a sorti de ses cimetières. Donc il n’est pas impossible que leur revienne la mémoire des collectivités libertaires de la révolution de 1936 où se forgea une véritable indépendance, avant que le Parti communiste et son allié, l’État catalan, les écrasent.

Ce n’est qu’un rêve mais la vie est un songe et nous sommes entrés dans une ère où la poésie est le passage du rêve à la réalité, un passage qui marque la fin du cauchemar et de sa vallée de larmes.

Ouvrir un espace vital à celles et ceux que paralysent le désarroi et l’angoisse du futur, n’est-ce pas la pratique poétique qui fait l’insolente nouveauté de l’insurrection de la vie quotidienne ? Ne la voyons-nous pas dans la déperdition du militantisme, dans l’érosion de ce vieux réflexe militaire qui multiplie les petits chefs et leurs troupeaux apeurés ?

Sous la diversité de ses prétextes, l’unique revendication qui s’exprime aujourd’hui sans réserve, c’est la vie pleine et entière.

Qui s’y tromperait ? Nous ne sommes pas dans le tumulte de révoltes prévisibles ou inattendues, nous sommes au sein d’un processus révolutionnaire. Le monde change de base, une vieille civilisation s’effondre, une civilisation nouvelle apparaît. Les mentalités compassées et les comportements archaïques ont beau se perpétuer sous un ersatz de modernité, une nouvelle Renaissance émerge au sein d’une histoire que son inhumanité met en capilotade sous nos yeux. Et ces yeux se dessillent peu à peu. Ils découvrent chez la femme, l’homme et l’enfant un génie d’expérimenter innocemment des innovations inouïes, des énergies insolites, des formes de résistances à la mort, des univers qu’aucune imagination n’avait osé mettre en branle par le passé.

Nous sommes là / où tout commence ! »

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Achaïra n°216 – L’éphéméride anarchiste de décembre 2019

Éphéméride décembre 2019

Décembre 1911, au Mexique. Les indiens Yaquis (région du Sonora) récupèrent leur terre volée, et la travaillent en commun. « Il faut, donc, aller droit au but : prendre la terre et les instruments de travail pour qu’ils soient à tous. Et il faut comprendre aussi, qu’aucun gouvernement ne pourra accomplir ce miracle, parce que les gouvernements sont les représentants de la bourgeoisie. Nous devons, nous les déshérités, prendre possession de ce qui nous appartient, au moyen de la force ».

Du 8 au 15 décembre 1933, en Andalousie, Aragon et Estrémadure, ont lieu des soulèvements initiés par les anarchistes. Dans plusieurs villages, ils déclarent le Communisme libertaire, détruisent les archives de propriété, et abolissent la monnaie. Mais dès le 10 décembre, le gouvernement républicain déclare l’état d’alarme, puis envoie l’armée. Comme en janvier à Casas Viejas, la répression sera féroce : 87 morts, de nombreuses arrestations, des tortures, et plus de 700 condamnations.

Le 25 décembre 1936, la forte mobilisation notamment des libertaires conduit la Generalitat de Catalogne à publier le décret légalisant l’avortement. C’était une revendication du mouvement anarchiste féminin « Mujeres Libres ».

Le 20 décembre 1960 début d’une grève générale qui s’est déroulée en Belgique jusqu’à la fin du mois de janvier 1961. Déclenchée contre le programme d’austérité du gouvernement belge de Gaston Eyskens, elle dura six semaines et paralysa principalement la Wallonie, la reprise du travail étant massive en Flandre après quelques jours. « La grève du siècle » a profondément marqué à la fois le mouvement wallon et la perception de la Wallonie par elle-même et par le reste de la Belgique en raison du contraste entre la poursuite de la grève au sud du pays et son essoufflement relativement rapide au nord.

Le 19 décembre 1961 La journée anti-O.A.S. organisée par les centrales syndicales C.G.T. et C.F.T.C., la F.E.N. et l’U.N.E.F., a été marquée par de nombreux débrayages dans les entreprises à Paris et en province. En fin d’après-midi, un défilé est organisé de la Bastille à l’Hôtel de Ville par les unions régionales de la C.G.T. et de la C.F.T.C. et par l’U.N.E.F. Divers groupements politiques, culturels et familiaux s’y associent, notamment le parti communiste et le P.S.U. Le défilé est maintenu, malgré le communiqué du ministère de l’intérieur rappelant que toutes les manifestations sur la voie publique sont interdites. Les organisateurs précisent que le cortège sera précédé d’une banderole portant ce texte :  » Contre l’O.A.S.. pour la paix en Algérie par la négociation « . On estime au ministère de l’intérieur que la grève a été observée dans le secteur public et les entreprises nationalisées à 80-90 %, et dans le secteur privé à 70 % environ.

Le 14 décembre 1970, les ouvriers des chantiers navals Lénine de Gdansk se mettent en grève après une augmentation du prix des produits de première nécessité ; le siège du gouvernement central est incendié et, trois jours durant, les manifestants affrontent la milice et l’armée dans les rues de la ville. Les chars, envoyés dans la rue, ont fait 45 morts et 1 165 blessés à Gdansk, mais aussi des victimes dans d’autres villes portuaires sur la Baltique.

Le 12 décembre 1995, point culminant du mouvement syndical mené depuis les mois d’octobre et novembre contre les mesures dites « plan Juppé » alors 1er ministre avec deux millions de manifestants dans les rues. Le 15 décembre, le gouvernement retire sa réforme sur les retraites, la fonction publique et les régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF).

Le 6 décembre 2000, à Nice (France), alors que s’ouvre le « Sommet de l’Union européenne », un imposant cortège syndical européen, rejoint par des radicaux et des militants antimondialisation parcourt les rues de la ville pour réclamer une Europe sociale. Les premiers heurts avec la police se produisent dans la soirée. Au moment même où débute le sommet, des gaz lacrymogènes, tirés par la police, s’infiltrent dans la ventilation du palais et incommodent les chefs d’État et de gouvernements présents. Durant la journée du lendemain, quelques milliers d’opposants à la mondialisation tenteront de bloquer (comme à Seattle) l’accès au sommet. Ce qui donnera lieu à des affrontements sporadiques avec les importantes forces de police. Plusieurs organisations anarchistes ayant appelé à se rendre à Nice certains de leurs militants seront bloqués et refoulés, comme en gare de Bordeaux.

Le samedi 6 décembre 2008, A Athènes, vers 21h10, un garde spécial de la police tue un jeune garçon de 15 ans dans une altercation ordinaire près de la place Exarchia. Tout de suite après, beaucoup de personnes dont de nombreux anti-autoritaires se rendent sur place. Des centaines de policiers tentent de boucler la zone pour étouffer toute réaction, sans succès. Spontanément, les gens commencent à attaquer la police dans les rues autour de la place par tous les moyens possibles. En moins de deux heures, plus de 10 000 personnes se sont emparées des rues avoisinantes.

Le mercredi 10 décembre 2008, toujours en Grèce, c’est le jour de la grève générale décidée il y a un mois, principalement « contre le budget 2009 de l’État ». Du fait de la poursuite des émeutes, les leaders syndicaux condamnent les violences policières, tout en séparant en même temps les « émeutiers » des « manifestants paisibles et responsables ». Plus de 7000 personnes se rendent au rassemblement à Athènes lors de cette grève générale qui a paralysé la Grèce et mis sous pression le gouvernement. Ce fut le début d’un mouvement massif qui a duré tout au long du mois de décembre et plus…

Décembre 2018 : « Gilets jaunes, histoire d’une répression d’État » un documentaire revient sur les stratégies de maintien de l’ordre et leur cortège de brutalités policières en réponse au mouvement social des Gilets jaunes, lui-même accompagné de violences et dégradations. Quelques exemples :

Le 5 décembre 2018, le ministre de l’Intérieur et le directeur général de la police nationale prévoit une mobilisation possible du RAID, une unité d’élite qui a l’habitude d’intervenir dans les opérations de terrorisme et de prise d’otages. La note du ministère de l’Intérieur mentionne également la mobilisation des « compagnies de marche », créées initialement en réponse aux violences urbaines.

Le 8 décembre 2018, quelque 89 000 agents de la force publique sont mobilisés. Des véhicules blindés de la Gendarmerie sont également présents, une mesure exceptionnelle en France métropolitaine.

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Achaïra n°216 l’émission du lundi 2 décembre 2019 – spéciale retraites – l’enregistrement

L’émission intégrale :
http://athenee.libertaire.free.fr/Achaira/Achaira_n216_lundi20h.2019-12-02.mp3

Les deux parties de l’entretien avec André Bernard sur la sortie de « à nulle autre pareille pourrait être la révolution à venir, chroniques 2016 à 2019 » :

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campagne fédérale contre le SNU : Service national Universel

Militarisation
des corps et des esprits :
Tous les États
sont assassins !

Hier, la France massacrait les Algériens.
Aujourd’hui, la Birmanie persécute les Rohingyas, l’État Israélien
tire sur les populations palestiniennes désarmées, l’Arabie
Saoudite bombarde les populations yéménites avec l’aide de
la France qui se glorifie d’être le troisième plus gros vendeur
d’armes (derrière les États-Unis et la Russie) !
Aujourd’hui aussi, la militarisation de notre quotidien se traduit
par l’accoutumance à une présence militaire et policière permanente
: « Vigipirate », « Sentinelle », fichage, reconnaissance
faciale, état d’urgence permanent, flics surarmés et caméras à
chaque coin de rue…
Le SNU joue à fond le jeu du patriotisme et de la militarisation
des corps et des esprits.
C’est pour ça qu’il faut le combattre et refuser d’en être !
Le gouvernement pense que la jeunesse manque de combat et
d’engagement ? Montrons-lui qu’il se trompe lourdement. Nous
ne n’avons attendu personne pour réfléchir à un monde sans
frontières et sans guerre !
Comme elle s’est toujours opposée au militarisme et au patriotisme,
la Fédération Anarchiste fera tout pour amplifier et soutenir
l’insoumission face au SNU.

SNU-Def-Print.pdf

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Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme : la suite

Temps noir lance un Crowdfunding pour financer

la suite de la série documentaire

Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme

Nous sommes très heureux de vous annoncer que la série Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme réalisée par Tancrède Ramonet et produite par Temps noir va enfin connaître une suite.

En effet, malgré le succès critique et public de ses deux premiers épisodes diffusés sur ARTE et à travers le monde, cette série documentaire, qui raconte l’histoire mondiale de l’anarchisme de ses origines à nos jours, s’arrêtait à la veille de la seconde guerre mondiale et n’avait pas pu être menée à son terme.

Heureusement, après deux ans de blocages divers et variés, nous pouvons désormais nous consacrer à la réalisation de la suite qui sera composée de deux nouveaux documentaires :

Épisode 3 : Des Fleurs et des pavés (1945-1969)

Épisode 4 : Les Réseaux de la colère (1965-2011)

Ces deux films retracerontl’histoire plus contemporaine de l’anarchisme, du lendemain de la 2ème Guerre mondiale jusqu’à nos jours.

A partir d’images d’archives inédites ou méconnues et grâce à des entretiens menés avec les plus grands spécialistes à travers le monde, ces deux épisodes permettront, dans la continuité des premiers épisodes, de découvrir ou de redécouvrir les nouvelles figures de ce courant politique, les idées originales que les anarchistes développèrent et purent mettre quelquefois en pratique et les grands mouvements qu’ils initièrent ou auxquels ils purent prendre une part active et décisive.

Du Summer of love aux barricades du quartier Latin, de la naissance du punk à l’émergence du black bloc, du Mexique au Rojava, de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes aux mouvements d’occupation des places, ces documentaires dévoileront donc sous un angle original certains des grands moments de l’histoire récente des luttes sociales et politiques et éclaireront ainsi d’un jour nouveau le présent des grandes mobilisations.

En dépit de l’intérêt et de l’actualité de ces deux nouveaux épisodes, ARTE a décidé de ne pas reconduire son engagement.

Malgré le soutien de tous les partenaires déjà présents à l’origine du projet, nous allons donc manquer de fonds.

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de faire appel au public et de lancer aujourd’hui une grande campagne de financement participatif sur la plateforme Ulule.

Le premier objectif, fixé à 15 000 euros, permettra de terminer les deux films et de les rendre accessibles au plus grand nombre. Les objectifs suivants permettront de leur assurer une visibilité internationale grâce à des versions anglaise, espagnole ou portugaise.

L’existence de ces nouveaux films dépend donc désormais de vous et du succès de cette campagne.

Or, vous le savez, le succès d’une telle campagne dépend aussi de sa visibilité.

Dans cette perspective, nous vous serions infiniment reconnaissants de bien vouloir relayer cette information :

Vous toutes et vous tous qui avez trouvé de l’intérêt à la série Ni Dieu ni maître une histoire de l’anarchisme, particuliers ou organisations, groupes formels ou informels, virtuels ou IRL, médias petits ou grands, soutenez notre collecte.

Parlez-en à vos amis. Partagez-la dans vos réseaux. Diffusez-la dans le fil de vos infos.

Donnez ce que vous voulez ou pouvez.

Et rendez possible l’existence de ces documentaires :

Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme (la suite) réalisée par Tancrède Ramonet.

Tancrède Ramonet est auteur, producteur et réalisateur de documentaires. En 2016, il a notamment réalisé la première partie de la série documentaire Ni dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme. Il est par ailleurs membre du groupe d’électro-rock ACHAB.

Depuis 16 ans, Temps noir produit des documentaires sur les problématiques sociales, historiques, artistiques et culturelles. Ses films, aux contenus forts et aux profondes exigences formelles, interrogent le monde qui nous entoure. Leurs succès d´audience comme leur présence dans les plus prestigieux festivals (Cannes, Tribeca, Rotterdam, Lussas, etc.) témoignent du désir toujours renouvelé de Temps noir de conjuguer engagement, popularité et excellence.

Tancrède Ramonet et Temps noir ont obtenu en 2006 le Prix du meilleur jeune producteur français et en 2010 le Prix du meilleur producteur français.

Lien Ulule : www.ulule.com/anarchisme

Lien Temps noir : www.tempsnoir.com

Page Facebook : @ndnmanarchisme

Contacts : Temps noir

Tel : 01.55.28.33.87

Mail : nidieunimaitre

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