Achaïra n°206 l’émission radio du lundi 3 décembre 2018

Le Cercle libertaire Jean-Barrué vous présente l’émission Achaïra n° 206 du lundi 3 décembre 2018

Salut à toi camarade. Salut à toi fidèle auditeur, fidèle auditrice d’Achaïra. Bienvenu sur « La Clé des ondes » la radio associative bordelaise qui se mouille pour qu’il fasse beau.

Saches que tu peux d’ores et déjà réécouter Achaïra sur le podcast de l’émission en cliquant ici.

Sommaire de l’émission Achaïra n° 206 du lundi 3 décembre 2018

0h00 – générique raccourci– (sur fond musical Fela) – Esméralda, Bruno et Philaud

0h02 – sommaire de l’émission – Philaud

Salut vous êtes bien sur Achaïra et c’est la 206ème édition aujourd’hui. Nous sommes ensemble, avec Esméralda, Fabienne, Progrès, Thierry, Vassilis, Laurent-Olivier aux manettes de l’émission et Philaud. Pour cette édition, nous présenterons la chronique d’André sur l’antimilitarisme, puis nous vous proposerons quelques extraits de la conférence de Laure Batier dans le cadre du cycle anarchie organisé par l’Université Populaire de Bordeaux et le Collectif libertaire de Gironde, sur sa traduction de l’ouvrage d’Emma Goldman « Vivre ma Vie » paru aux éditions L’Echappée. Ensuite, il sera temps de rejouer ou déjouer l’histoire d’abord avec Fabienne et Thierry et le moment éphéméride. Nous continuerons avec une toute nouvelle chronique, la chronique internationale de Vassilis. Nous nous quitterons alors avec quelques rendez-vous de l’agenda.

0h04 – en guise d’éditorial – 4 min

0h08 Virgule sonore (jingle chronique désobéissance)

0h08– La chronique de la désobéissance – 9 min 6 par André [enregistrement]

« L’antimilitarisme en débat »

Premiers éléments d’une discussion qui a eu lieu le 14 novembre 2018 à Limoges

0h18 Illustration musicale n°1 – 5 min – « Fellow Workers » – piste 5 – Direct Action – 4 min 52

Bruce Duncan « Utah » Phillips (né le 15 mai 1935 – mort le 28 mai 20081) est un chanteur, auteur-compositeur-interprète et guitariste folk américain2. Pacifiste et anarchiste, il a été très engagé dans la défense des Industrial workers of the world dont il était membre. Dans le CD « Fellow workers », il chante avec Ani di Franco

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

Vous pouvez nous appeler pour un message ou une question sur le 05 56 50 69 99

0h24- Virgule sonore (jingle l’invité)

0h24 – Conférence Emma Goldman – partie 1 – 16 min

Présentation 3 min + (Conférence enregistrée 13 min)

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la conférence ici : ici

0h40 – Illustration musicale n°2 – 4 min – « Fellow Workers » – piste 6 – Pie in the sky – 3 min 30

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

0h44 Virgule sonore (jingle l’invité)

0h44 – Conférence Emma Goldman – partie 2 – 4 min

Présentation 1 min + (Conférence enregistrée 4 min)

0h48 – Illustration musicale n°3 – 5 min – « Fellow Workers » – piste 10 – why come ? – 6 min 05

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

0h55 Virgule sonore (jingle l’invité)

0h55 – Conférence Emma Goldman – partie 3 – 13 min

Présentation 1 min + (Conférence enregistrée 12 min)

1h08 – Illustration musicale n°4 – 5 min – Rebel Voices – piste 14 – Gommard : The rebel girl – 2 min 51

Wobblies & hobos de Joyce Kornbluh (paru à L’Insomniaque) relate l’histoire des IWW (Industrial Workers of the World), syndicat atypique qui s’illustra lors de nombreuses grèves dures des travailleurs les moins qualifiés (saisonniers, mineurs, bûcherons, etc.) et souvent itinérants. Les militants des IWW (les Wobblies) puisaient dans le vivier des « vagabonds » du rail, autrement dit les hobos, et l’entrée en guerre des USA en 1917 sonna le glas de cette organisation subversive. Le CD contient quelques-unes des chansons des Wobblies ainsi que des blues, inédits en France, de hobos noirs.

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h11 Virgule sonore (jingle l’invité)

1h11 – Conférence Emma Goldman – partie 4 – 13 min

Présentation 5 min + (Conférence enregistrée 8 min)

1h24 – Illustration musicale n°5 – 1 min – Rebel Voices – piste 1 – John Handcox : There is mean things happening in this land – 0 min 47

D’autres références des chants des Wobblies sur :

https://poiesique.lautre.net/Des-chansons-pour-eveiller-les-esclaves.html

Ou https://poiesique.lautre.net/The-Little-Red-Song-Book.html#s27

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h25 Virgule sonore (jingle éphéméride)

1h25– L’éphéméride anarchiste – 19 min

Décembre de Fabienne et Thierry

1h44 – Illustration musicale n°6 – 3 min – Rebel Voices – piste 19 – Josh White et Milliard Lampell : Billy Boy – 2 min 22

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h47 Virgule sonore (jingle Cypress Coupures)

1h47 – Inter’Action : La chronique internationale de Vassilis – 10 minivre

1h57 Virgule sonore (jingle agenda)

1h57 – Agenda militant (sur fond musical Ska reggae hip hop de Skatalites) 4 min

Les spectacles et conférences-débat de décembre

2h01 – On se dit au revoir. (Sur fond musical Soul jazz orchestra-insurrection)

L’émission touche à sa fin, c’était la 206ème d’Achaïra. L’animation a été assurée par Esméralda, Fabienne, Progrès, Thierry, Vassilis, Philaud et Laurent-Olivier. Et un très grand merci à Laure Batier pour sa traduction de l’ouvrage d’Emma Goldman « Vivre ma Vie », à Anita et André pour leur participation à la conception de cette émission.

A bientôt dans les mobilisations, les luttes, la vie-quoi !

Vous pouvez retrouver l’émission soit en redif le vendredi qui succède le direct et cela à midi, ou en podcast sur le www.lacdo.org dans la rubrique « Programme » puis cliquez sur « Achaïra », ainsi que sur le site du cercle en plus le programme sera détaillé et vous aurez les liens sur les chroniques écrites.

La prochaine d’Achaïra ce sera probablement le Lundi 7 janvier 2019 à 20h10 toujours sur la clé des ondes 90.10 et ce sera la 207ème.

Alors d’ici là portez vos luttes avec conviction et détermination.

2h02 – Fin de l’émission

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Achaïra n° 206 : Inter’Action : chronique internationale du 3 décembre 2018

Inter’Action

Dans cette rubrique on s’intéresse à l’actualité, aux luttes et aux différentes actions des mouvements révolutionnaires, qui ont lieu dehors de la France. Ce sera présenté principalement sous une forme d’une chronique internationale de chaque dernier (2) mois. L’objectif est de mieux connaître les différentes luttes actuelles à l’étranger, afin de créer des relations de solidarité sans frontières et tisser des liens entre les différentes mouvements révolutionnaires. Car la révolution sociale n’est peut être qu’une affaire internationale.

  • 03 Novembre Gorizia (Italie) Plusieurs antifascistes italien(ne)s, slovènes et croates se sont réunis pour manifester contre le nationalisme et la guerre, le jour de la commémoration de la fin de la 1ère guerre mondiale. La petite ville de Gorizia est située sur les frontières italo-slovaines et elle est connue du fait qu’il a eu plusieurs batailles dans le cadre du 1ère guerre mondiale.

Le même jour, une deuxième manifestation massive antifasciste a eu lieu à Trieste (qui est à coté ), contre les fascistes de CasaPound qui voulaient célébrer la victoire de l’Italie à la fin de la première guerre mondiale.

  • 03 Novembre Un grand blocage antifasciste a eu lieu à Liverpool. Suite à un appel d’un groupe d’extrême droite  »Northwest national front » pour une manifestation pro-brexit, les citoyens de Liverpool ont montré leurs réflexes antifascistes en bloquant et en chassant les fascistes de l’espace public.
  • 14 Novembre Un indigène activiste Mapuche (Camilo Catrillanca) a été assassiné par les forces spéciales chiliennes à Araucuania au Chili. Son assassinat, a été suivi par plusieurs manifestations et émeutes à la region d’Araucania et au Santiago. C’est le 16ème assassinat d’un indigène Mapuche, depuis 2000. Les Mapuche (peuple de la terre) sont des indigènes du sud du Chili et d’Argentine (Araucania-Patagonie). Ils sont violemment chassés de leur terre par les États chilien/argentin, qui les traitent de terroristes et qui essaient de procéder à la déforestation d’une une grande partie de l’Araucuania, afin de la privatiser au profit des multinationales (Benetton, Forestal Bosques Arauco, Forestal Mininco etc). Les Mapuche revendiquent leur autonomie des États chilien/argentin et depuis 1990, ont lancé différentes procédures de réclamation de leur terre, qui ont partiellement abouties.
  • 15 Novembre : Un jeune camarade a été arrêté par la police à Sofia (Bulgarie), après avoir écrit sur un monument  »Refugees Welcome, Le Pen Go Home », un jour avant l’arrivée de Marine Le Pen en Bulgarie. Le jeune camarade a été sévèrement accusé pour des actes de hooliganisme et de vandalisme et il a besoin du soutien financier pour les frais juridiques. Il faut mentionner que Sofia est une des villes-capitales avec un très grand nombre des symboles et des slogans fascistes (swastikas etc) peints sur les murs et fait partie des endroits de pays de l’est où le soulèvement de l’autoritarisme et du fascisme est très présent/apparent.
    Pour aider : bask2018@riseup.net
  • 17 Novembre : Plusieurs manifestations ont eu lieu dans différentes villes en Grèce, dans le cadre de la journée de commémoration des 45 ans de la révolte de l’école polytechnique d’Athènes. La police a attaqué les participants à la fin de la manifestation, qui a fini par des confrontations violentes entre les manifestant(e)s et la police, et des nombreuses interpellations .

La révolte de l’école polytechnique le 17 novembre 1973 fut une révolte sociale, portée majoritairement par des étudiant(e)s, opposant(e)s à la dictature militaire (junta) établie par un coup d’état, la période 1967-1974 en Grèce. Elle a été réprimé violemment par la dictature (au moins 24 morts vérifiés) et a jouer un rôle important pour la chute de cette dictature. Elle constitue une des luttes les plus symboliques et très influente au mouvement anarchiste grec moderne et elle est commémorée chaque année avec plusieurs événements à l’école polytechnique d’Athènes (d’où elle a commencé) .

  • 24 Novembre Manifestations dans le cadre de la journée pour l’élimination de violence contre les femmes dans plusieurs endroits(Amérique latine, États-Unis, plusieurs pays d’Europe et Turquie). En particulier en Turquie (le 25 Novembre) la manifestation a été réprimé par la police, qui continue la répression forte sur le dogme de  »zéro tolérance » à ceux et celles qui résistent.
  • 30Novembre-01 Décembre sommet du G20 2018en Argentine (pour la première fois en Amérique latine). Manifestations le 30 Novembre. Avant (pendant le mois de Novembre), l’État argentin a lancé une grande vague de répression contre le mouvement anarchiste et libertaire, avec plusieurs arrestations des anarchistes qui ont eu lieu à Buenos Aires, après l’explosion de deux bombes (le 14 Novembre). Un appel-dénonciation collectif de la Fédération Libertaria Argentina (FLA-IFA) et d’autres groupes libertaires contre à la stigmatisation et la persécution de ceux et celles qui luttent en Argentine est disponible en an anglais/espagnol sur :
    http://blackrosefed.org/argentina-against-stigmatization-and-persecution/.
  • Appel du groupe politique Rubicon (avec la participation d’autres anarchistes en France, Argentine, Espagne, Algérie, Italie, Mexique, Belgique, Canada, Allemagne… ) pour une journée de résistance simultanée sans frontières, contre le durcissement du capitalisme et de la société autoritaire, à partir du 10 Décembre 2018 et par la suite, tous les 10 de chaque mois, en même temps, partout dans le monde, parallèlement des luttes locales quotidiennes.

Nous ne proposons pas non plus une marche à suivre, une façon de faire, un cadre précis à nos actes ce jour-là : à chacun de lutter comme il l’entend là où il se trouve et de cibler ce qui lui semble important. Descendre dans la rue un même jour, partout dans le monde, est déjà quelque chose d’important, ne serait-ce que pour parler et préparer la suite en occupant des places, des terres, des usines, et plus, beaucoup plus, si certains le souhaitent.
À chacun d’imaginer sa façon de résister ce jour-là et de la faire savoir, éventuellement avec des photos ou des vidéos, à travers nos médias libres et autogérés partout dans le monde, comme les indymedia, par exemple.

Texte complet sur : https://athens.indymedia.org/post/1592897/?fbclid=IwAR08_SSPtdNUofN-EyRuGsJBudhxFkjN0vfsZhRIOfs-k3Y5I7xAlKrqV5s

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Achaïra n° 206 : éphéméride de décembre 2018

Éphéméride décembre

· 1er décembre 1898 : sortie à Sabadell (Catalogne) du premier numéro du journal « La Cuña » (l’Appui) « Trabajo, Solidaridad, Federacion » (Travail, Solidarité, Fédération). Périodique mensuel organe des ouvriers charpentiers, puis à partir de 1906 : périodique défenseur des ouvriers du secteur du bois en Espagne. Ce journal syndicaliste anarchiste qui changera à plusieurs reprises de lieu de publication sortira jusqu’en février 1913.

· 1er décembre 1936 : sortie à Valencia (Espagne) du premier numéro de « Libre Studio » Cette Revue d’Action Culturelle de la C.N.T, illustrée de photos et dessins, sortira jusqu’en novembre 1938 (12 numéros parus).

· 2 décembre 1945 : à Paris, premier congrès après-guerre de la Fédération anarchiste française ( F.A.F), qui réalise pour un temps l’unité du mouvement libertaire. En décembre 1953-54, cette union volera en éclat et donnera naissance, à deux nouvelles organisations une « Fédération anarchiste » (F.A) et une « Fédération communiste libertaire » (F.C.L).

· décembre 1921 : à Hallerau près de Dresde, le pédagogue anti-autoritaire Alexandre Suherland Neill crée une école alternative « Internationale Schule » (Ecole internationale). Elle prendra plus tard le nom de Summerhill du nom de la maison où elle fut installée en Angleterre fin 1924.

· 4 décembre 1886 : naissance d’André Colomer à Cerbère (Catalogne) poète, anarchiste individualiste. A partir de 1927, il se détache de l’anarchisme, pour devenir un « véritable communiste » (lui qui dénonçait quelques années auparavant la dictature des bolchéviques!). Il est durement critiqué par les compagnons anarchistes.

· décembre 1888 : sortie du premier numéro de la revue mensuelle « L’Union Internationale des Femmes ». Louise Michel signe la plupart des articles et poèmes de cette publication féminine. Au moins 4 numéros paraissent jusqu’en mars 1889.

· 5 décembre 1896 : naissance d’Henri Poulaille à Paris. Fils d’un charpentier anarchiste, autodidacte, passionné par les livres, il fréquente les milieux libertaires. Il est embauché en 1923 aux éditions Grasset, dont il deviendra le directeur. Il se consacre à la littérature prolétarienne, faisant découvrir de nombreux auteurs issus du monde du travail, et publie « Le nouvel âge littéraire » et anime de nombreuses revues sur le sujet dont « Prolétariat ». Il s’attire l’hostilité du Parti Communiste pour son refus de tout embrigadement.

· 5 décembre 1936 : ECN.1, radio de la CNT-FAI de Barcelone émettant sur deux longueurs d’ondes. Une des premières radio anarchiste créée après juillet 36. Excellent relais de la presse militante en particulier de « Solidaridad Obrera », elle n’ oublie pas la dimension culturelle et éclectique chère aux Athénées libertaires ; ainsi, des émissions traiteront de l’avortement, de la sexualité, de la littérature, de la poésie, etc. L’aspect international n’est pas non plus oublié avec des émissions d’information diffusées dans un grand nombre de langues européennes en plus de l’Esperanto.

· 5 décembre 1946 : mort d’Alexandre Shapiro à New York. Figure importante de l’anarcho-syndicalisme international.

· 7 décembre 1861 : naissance de Han Ryner, philosophe anarchiste individualiste, pacifiste, journaliste et écrivain. Anticlérical virulent, il s’oppose à l’emprise de l’Eglise (notamment en matière d’éducation) ainsi qu’aux colonialistes. Durant les années 30, il participe à « l’Encyclopédie anarchiste » de S. Faure et à la presse libertaire française et internationale (notamment espagnole).

· 7 décembre 1928 : naissance de Noam Chomsky, un des plus éminents linguistes de notre temps. Sa philosophie politique radicale puise sa source dans l’anarchisme.

· 8 décembre 1939 : mort de Jean Grave, Surnommé le « Pape de la rue Mouffetard »(siège de son bureau à Paris), il s’opposera à la tendance individualiste de l’anarchisme. En 1914, il se réfugie en Angleterre où il rejoint Kropotkine, et signe en février 1916 le « Manifeste des 16 » (favorable à l’interventionnisme). Cela lui vaudra l’animosité des anarchistes opposés à la guerre. A son retour en France, il continuera à militer. Il est l’auteur du : « Mouvement libertaire sous la IIIe république ».

· 8 au 15 décembre 1933 : en Andalousie, Aragon et Estrémadure, ont lieu des soulèvements initiés par les anarchistes. Dans plusieurs villages, ils déclarent le Communisme libertaire, détruisent les archives de propriété, et abolissent la monnaie. Mais dès le 10 décembre, le gouvernement républicain déclare l’Etat d’Alarme, puis envoie l’armée. La répression sera féroce : 87 morts, de nombreuses arrestations, des tortures, et plus de 700 condamnations.

· 9 décembre 1893 : Auguste Vaillant lance une bombe dans la Chambre des députés, elle ne blessera que légèrement un député. Il sera condamné à mort, et guillotiné le 5 février 1894 à 33 ans.

· 9 décembre 1991 : mort de Maurice Joyeux, figure de l’anarchisme français, en 1981, il est le premier invité de Radio Libertaire (radio libre de la F.A à Paris).

· Décembre 1957 : sortie à Paris du premier numéro du journal « Atalaya » (Tour de guet). Publication mensuelle en langue espagnole qui se veut une Tribune confédérale (de la CNT en exil) de libre discussion. Six autres numéros sortiront durant l’année 1958.

· 12 décembre 1863 : naissance d’Edvard Munch à Løten (Norvège). Ce célèbre peintre et graphiste norvégien, pionnier de l’école expressionniste scandinave et allemande, fréquentait les anarchistes de Kristiania (Oslo).

· 12 décembre 1893 : la Chambre des députés vote une des premières lois liberticides, dites « Lois scélérates ». Cette première loi abroge les garanties conférées à la presse et viole le droit public en déférant les délits d’opinion à la justice correctionnelle. Suivie par le vote de deux nouvelles lois : le 18 décembre 1893, sur les associations de malfaiteurs et le 28 juillet 1894 ayant pour objet de réprimer les menées anarchistes, elle permettront une véritable chasse aux sorcières, des milliers de perquisitions et d’arrestations (voir: « Procès des trente »). Elles réduiront à néant tous les efforts de propagande en interdisant toute expression anarchiste. Elles ne seront abrogées qu’en décembre 1992.

· 12 décembre 1978 : mort de Christian Lagant, militant anarchiste français. Ce révolté et éternel dissident est né en 1926. Après un passage par le surréalisme et le mouvement des « Auberges de Jeunesse », il milite à Paris dans le groupe du 18e arrondissement de la « Fédération Anarchiste Française » (FAF) et collabore par la plume et le crayon au « Libertaire ».

· 13 décembre 1983 : à Paris, Léo Ferré chante pour soutenir « Radio Libertaire » (après sa saisie du 28 août). Le chapiteau Balard est comble, et rassemble plus de 6500 spectateurs.

· 14 décembre 1853 : naissance d’Errico Malatesta, près de Naples. Révolutionnaire, théoricien et propagandiste anarchiste, figure majeure de l’anarchisme italien et international.

· 14 décembre 1918 : sortie à Berlin du premier numéro du journal « Der Syndikalist ». Il devient, sous l’influence prépondérante des anarchistes, l’organe de la nouvelle organisation anarcho-syndicaliste la « Freie Arbeiter-Union Deutschlands » (FAUD). Cet hebdomadaire dirigé par l’anarchiste Fritz Kater sera tiré à 100 000 exemplaires. Il disparaîtra avec l’arrivée du fascisme en 1933.

· 15 au 16 décembre 1969 : à Milan (Italie), mort du cheminot anarchiste Giuseppe Pinelli, défenestré du 4ème étage du commissariat central où il était interrogé depuis 3 jours, suite à l’attentat contre la Banque d’agriculture du 12 décembre. Les autorités tenteront de faire croire à son suicide avant de conclure en 1972 à « une mort accidentelle ». Le même jour, suite à l’hystérie anti-anarchiste, orchestrée par la presse, Pietro Valpreda est arrêté, ainsi que les membres du « Cercle du 22 mars ». Il est soupçonné d’être l’auteur de la bombe de Milan. Ce n’est que bien plus tard que la piste fasciste sera démontrée, ainsi que la collusion avec certains membres réactionnaires de l’Etat Italien.

· Décembre 1973 : sortie à Lyon du premier numéro du magazine « I.R.L » Information Rassemblées à Lyon (qui deviendra ensuite « Informations et Réflexions Libertaires »), journal d’expressions libertaires, paraissant tous les deux mois.

· Décembre 1997 : sortie à Dardilly (Rhône) du premier numéro de la revue « Réfractions ». Recherches et expressions anarchistes. Cette revue à thèmes essaie d’appréhender les différentes manières de ne pas se conformer et de briser l’uniformité de la pensée établie.

· 19 décembre 1919 : naissance de Pepita Carpena à Barcelone. Militante anarcho-syndicaliste et anarchiste espagnole. Elle milite à 14 ans à la CNT et aux « Jeunesses Libertaires » et rejoint, fin 1937, le mouvement anarchiste féminin « Mujeres Libres ». Elle participe aux activités du CIRA de Marseille, dont elle sera la coordinatrice de 1987 à 1999.

· 21 décembre 1911 : rue Ordener à Paris (18e), a lieu le premier braquage en automobile de l’histoire criminelle, celui de la « bande à Bonnot ». Cette action va susciter une énorme émotion dans l’opinion publique et lancer toutes les polices de France sur la trace des anarchistes qu’ils soient ou non liés aux activités de la bande.

· 21 décembre 1944 : en France, reparution du journal « Le Libertaire ».

· 22 décembre 1884 : à Leipzig, le tribunal impérial, jugeant les anarchistes allemands impliqués dans les attentats contre l’Empereur Guillaume, condamne le principal accusé August Reinsdorf à la peine de mort ainsi qu’Emil Küchler et Franz Reinhold Rupsch ; leurs complices sont condamnés à dix ans d’emprisonnement. Les trois condamnés à mort seront décapités à la hache le 7 février 1885.

· 24 décembre 1975: mort de Nicolas Lazarevitch, à Paris. Militant anarcho-syndicaliste russe.

· 25 décembre 1923 au 2 janvier 1923, à Berlin, à l’initiative de Rudolf Rocker, une nouvelle A.I.T « Association Internationale des Travailleurs »(anti-autoritaire), est créée ; elle rassemble les organisations anarcho-syndicalistes de 12 pays et comptera plusieurs millions d’adhérents. Les secrétaires en sont Rudolf Rocker, Augustin Souchy et Alexandre Schapiro.

· 30 décembre 1890 : naissance de Victor Serge, (dit aussi Le RETIF), à Bruxelles. Propagandiste anarchiste avant de devenir collaborateur des bolcheviques puis d’entrer en dissidence. Traducteur, poète et romancier.

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Achaïra n° 206 : Chronique de la désobéissance : L’antimilitarisme en débat

L’antimilitarisme en débat
Premiers éléments d’une discussion qui a eu lieu
le 14 novembre 2018 à Limoges. Publication plus complète à venir.

L’antimilitarisme, nous dit le Petit Larousse, c’est « l’hostilité de principe à l’égard des institutions et de l’esprit militaires ».

L’esprit militaire, c’est essentiellement le conditionnement à la discipline et à l’obéissance. On suivra donc le conseil de La Boétie qui écrit : « Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. »

L’institution militaire, c’est l’armée, aux ordres du capitalisme (exploiteur) et de l’État (dominateur) qui, lui, détient le monopole de la violence.

D’où la question : est-ce qu’on peut être antimilitariste sans être antiétatiste ?

« La guerre, nous dit Pierre Ramus, c’est une violence de masse contre une violence de masse. [C’est] le combat d’une collectivité contre une autre, combat organisé depuis un centre qui le dirige consciemment. Et ce signe n’apparaît [dans l’Histoire] que tardivement ; il se développe en même temps que le pouvoir organisé apparaît au sein de la communauté sociale : ce pouvoir, c’est l’État. C’est seulement avec lui qu’apparaît ce que nous nommons le militarisme, et c’est seulement le militarisme et uniquement le militarisme qui peut produire la guerre. »

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 En France, actuellement, est-ce que nous sommes en paix ?

Non !  L’État et le capitalisme, appuyés par l’armée et la police, nous imposent une « violence structurelle » contre laquelle, par différents moyens, luttent les classes dominées et exploitées.

Par ailleurs, la France est actuellement en guerre, ou c’est tout comme, dans plusieurs pays du monde (au Mali, en Syrie, à Djibouti, au Sénégal, au Gabon, aux Émirats arabes unis, etc.).

Que penser des ouvriers français qui fabriquent du matériel de guerre utilisé contre d’autres peuples ?

À ceux qui affirment spontanément : « Il faut bien se défendre quand on est attaqués » on peut leur demander ce que doivent faire les civils bombardés par la France.

D’autres demanderont, de façon automatique : que faire si on attaque votre mère, vos enfants, etc.? Il serait bien, sans doute, d’être tous armés d’un colt, comme le préconisent certains Américains.

On peut rire ! Mais, si nous voulons la paix, nous voulons aussi changer la société.

Ϟ

Et notre démarche actuelle va dans le sens d’une décolonisation de nos imaginaires encombrés par la violence armée, même quand elle ne se veut qu’une « contre-violence » légitime.

Quelques-uns d’entre nous ont été des « traîtres » à la patrie ; on nous accusera également d’être des  « traîtres » à notre passé révolutionnaire. Et, pourtant, nous voulons changer le monde… par l’action non-violente. Non-violence, terme inapproprié, sans doute mal nommé, qui risque, comme l’écrit Camus, d’« ajouter au malheur du monde ».

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Nous nous souvenons des groupuscules violents (et que nous n’avons pas soutenus) : Action directe française, Brigades rouges italiennes, Fraction armée rouge allemande, etc.

Mais, maintenant, il serait temps de mieux comprendre pourquoi des groupements armés d’importance : ETA basque, FARC colombiennes, IRA irlandaise, etc., ont plus ou moins abandonné la lutte armée.

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Autre exemple encore plus intéressant : après l’insurrection armée du 1er janvier 1994, les guérilleros zapatistes, qui occupèrent en grand nombre plusieurs villes, se sont retirés dans les montagnes et ont ensuite lancé le processus de construction de l’autonomie du pays qui, selon de nombreux analystes, représente aujourd’hui un exemple pratique pour un « autre monde possible ».

Deux raisons avancées pour mettre bas les armes : la demande de négociation de la part du gouvernement, d’une part ; de l’autre, la demande du peuple chiapanèque lui-même d’arrêter les combats ; ce que firent les guérilleros zapatistes ; un de leurs mots d’ordre étant de « commander en obéissant au peuple ». Des armes ont toutefois été gardées prêtes à servir en cas de légitime défense.

Dans Pistes zapatistes (600 pages), nous avons relevé une seule fois le terme de « désobéissance », avec la nécessité de « s’organiser » ; et l’affirmation du sous-commandant Marcos qu’à un moment ou à un autre il faudrait supprimer l’armée zapatiste.

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D’accord, me direz-vous, mais tout ça, ce n’est pas de la non-violence.

C’est sûr ! La non-violence n’est surtout pas le contraire de la violence.

Il semble que la non-violence ne puisse être comprise que par rapport aux formes innombrables de la violence : structurelle, défensive (légitime défense), historique (accoucheuse de l’Histoire), cathartique (comme purgation), révélatrice (de la violence du pouvoir), violence populaire, violence sacrificielle et mystique, millénariste, exaltée, symbolique comme la publicité sexiste contre les femmes, violence des faibles, etc.

Est-ce qu’il y a violence quand il y a souffrance physique de l’être humain ?

Est-ce que briser une vitrine peut être considéré comme un acte non-violent parce que la vitrine ne souffre pas ? Entre en jeu, à ce niveau, l’intérêt, ou pas, de tenir compte de l’opinion publique…

Sur l’axe imaginaire qui va de la violence à la non-violence, on trouvera une zone « sans violence » qui n’est pas pour autant de la non-violence.

Et sans doute est-ce là qu’il faut chercher ce que nous nommons la « non-violence » et qui se décline en de multiples formes d’action : non-coopération (exemple norvégien), boycott (actuel au Maroc, BDS contre Israël), sabotage « doux », désobéissances diverses, refus de l’impôt, sit-in, objection de conscience, grèves en tout genre, etc. Il en est d’autres. Soyons créatifs !

Pour certains militants, de plus en plus nombreux, il ne s’agit plus de prendre le pouvoir politique par les armes ou par les urnes ; il s’agit d’organiser la société par d’autres moyens. Certains ont déjà commencé (comme les Chiapanèques). Une créativité sociale est née en plusieurs endroits du monde : villages en Espagne et en France, Rojava, dans les ZAD et autres squats, etc. Chaque jour, nous apprenons la création d’initiatives, sans doute de moindre importance mais qui disent en actes qu’il faut changer la vie.

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Achaïra n° 206 : En guise d’édito, Révoltes populaires sur fond, lundi 3 décembre 2018

En guise d’édito

Révoltes populaires sur fond d’injustices fiscales

ou

Vers des automnes européens ?

Depuis mi-novembre 2018, un mouvement novateur embrase la France, ses ronds-points, ses autoroutes et les centres villes de ses métropoles, sous le regard incrédule de la plupart des mouvements sociaux organisés anciens.

Malgré le soutien rapide des droites extrêmes, le mouvement des « gilets jaunes » est le signe d’un échec et d’un discrédit des mouvements anciens sensés le « représenter ».

Bien sûr, il y a d’abord discrédit et colère contre le « nouveau monde » et la « révolution » macronienne qui devait changer « l’ancien monde » et n’a rien de nouveau avec l’aggravation des politiques anciennes d’amplification des inégalités sociales, en premier visible par la politique fiscale, car « ça coûte un pognon de dingue ! ».

Discrédit des partis d’opposition, discrédit des syndicats, empêtrées dans des scandales financiers pour certains mais surtout qui n’ont pas su réagir avec force contre les mesures d’injustice fiscale (suppression de l’ISF, hausse de la CSG, baisse des APL, … et maintenant hausse des taxes).

Discrédit envers les médias, mais pas les médias sociaux.

Mais aussi discrédit contre toutes formes de représentation, y compris entre « gilets jaunes », même si la mécanique des médias est d’extraire des porte-voix qui, se sentant « élus par les médias » vont vouloir transformer leur audience en représentation, en demandant par exemple la dissolution de l’Assemblée nationale pour que des listes « gilets jaunes, citrons ou oranges » puissent se présenter et prétendre porter des cahiers de doléance de « gilets jaunes » jusqu’au parlement.

Les organisations et mouvements contestataires n’y trouvent leur place qu’à condition de revêtir le fameux « gilet jaune » et de ne pas trop chercher à se distinguer.

Cette colère exprime aussi une crise territoriale. La construction d’une Europe des métropoles a sciemment laissé des zones qui sont excluent des bénéfices de la concentration des services publics en métropole, au nom des gains de productivité. Ce mouvement est une réaction contre cette exclusion.

Nous voyons revenir de façon forte la question du pouvoir d’achat avec des populations aussi diversifiées que les raisons de leur appauvrissement : retraité-es, travailleur-ses précaires, autoentrepreneurs, artisans et petits entrepreneurs, mères célibataires, handicapé-es, travailleur-ses des villes résidant en zones périurbaines, …

Si il n’y pas une perspective révolutionnaire à cette étape, il y a un apprentissage de l’auto-organisation. Si il n’y a pas que des salariés, il serait aveugle de ne pas y voir l’émiettement des formes du monde du travail. Et c’est pour ces raison que ce mouvement nous regarde, à nous libertaires.

Si les réponses fiscales revendiquées sont apportées par le pouvoir, elles pourront calmer les échauffourées mais ne détruiront pas les liens et les rencontres qui se sont créées autour des feux.

Formulons l’espoir que ce mouvement ne finisse pas complètement dans les urnes avec des listes « gilets jaunes » comme le mouvement « cinq étoiles » en Italie.

A suivre, aussi, ses émules belges qui montrent bien que c’est plus large qu’un Macron français.

Et aborder aussi la question de la violence policière, et le choc pour celles et ceux qui criaient « la police avec nous ! ». A Bordeaux, le compte des blessés de ce samedi 1er décembre 2018 est violent : joue arrachée, doigts explosés, …

Des suites sont déjà annoncées, samedi 8 décembre, comme l’acte 4, mais déjà aussi la perspective d’un 15 décembre avec l’appel de syndicalistes. Bien sûr, un mouvement large de grèves dans ce contexte pourrait faire avancer bon nombre de revendications, même si la combativité de bon nombre de syndicalistes et de syndicats laisse à désirer en cet automne 2018.

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Bordeaux : 2 soirées avec Philippe Pelletier

Voici les informations concernant les deux soirées du Cycle Anarchie qui auront lieu avec Philippe Pelletier, Professeur de Géographie à l’Université Lyon 2 et militant anarchiste.

Conférence « L’écologie et la pensée anarchiste », jeudi 13 décembre de 19h à 21h, Campus Victoire (amphi Denucé), Place de la Victoire, Bordeaux.

Il faut d’emblée distinguer l’écologie (la science, une science), l’écologisme (le mouvement ou la doctrine qui s’appuie plus ou moins sur cette science), l’anarchie (une situation et un horizon sans dominations) et l’anarchisme (le mouvement ou la doctrine qui prône l’anarchie). Écologistes et anarchistes peuvent partager des combats (les AMAP, les ZAD, contre les GP2i, pour l’amélioration de l’environnement), et certains constats. Mais les antinomies sont nombreuses. L’écologisme est autoritaire dans sa tactique et sa stratégie, voire dans sa vision du monde (question des classes sociales, de la nature humaine). Il a de surcroît renoncé à son pacifisme (ralliement à l’OTAN en Europe). L’écologisme repose sur une confusion entre science et politique, qui ressemble d’ailleurs à la posture du marxisme (socialisme scientifique, téléologie historique), avec lequel il partage également une même vision (eschatologie et catastrophisme). De fait, historiquement, les anarchistes qui se défient du marxisme ont récusé l’écologie fondée par le social-darwinien Ernst Haeckel, à l’instar d’Élisée Reclus qui lui préférait la mésologie. L’essor des problématiques environnementales, l’instauration d’un capitalisme vert (Club de Rome, GIEC, PNUE, WWF…) et la période de mai 68 ont introduit une grande confusion. Une clarification s’impose sur le chemin de l’émancipation individuelle et collective.

Evénement facebook : https://www.facebook.com/events/368564327244698/

Soirée débat autour du livre « Anarchisme vent debout! Idées reçues sur le mouvement libertaire » (Editions Cavalier Bleu, 2018), vendredi 14 décembre à partir de 19h30, Athénée Libertaire, Bordeaux.
Débat-questions et on poursuit la discussion en « auberge espagnole » !

L’anarchisme est la conception politique, philosophique et sociale probablement la plus méconnue. Il est vrai qu’il ne se laisse pas facilement appréhender. Au-delà de quelques slogans comme « ni dieu, ni maître », il suscite de nombreuses idées reçues, souvent contradictoires. Les anarchistes seraient ainsi violents et/ou babas cool, marginaux et/ou syndicalistes, ils prôneraient un mode de vie spécifique et/ou s’agiteraient dans la révolution… De la fin du XIXe à ce début de XXIe siècle, l’anarchisme a alterné entre périodes d’avancées et de recul, mais jamais n’a disparu car « on peut détruire une organisation mais pas une idée, une idée toute simple : si tu veux être libre, soit le, mais avant tout apprend à l’être. » (Felix Carrasquer).

Evenement facebook : https://www.facebook.com/events/1081407368726564/

Bonne fin de semaine et à très vite!

Yohan

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Achaïra n°205 l’émission radio du lundi 5 novembre 2018

Le Cercle libertaire Jean-Barrué vous présente l’émission Achaïra n° 205 du lundi 5 novembre 2018

 

Salut à toi camarade. Salut à toi fidèle auditeur, fidèle auditrice d’Achaïra. Bienvenu sur « La Clé des ondes » la radio associative bordelaise qui se mouille pour qu’il fasse beau.

Saches que tu peux d’ores et déjà réécouter Achaïra sur le podcast de l’émission en cliquant ici.

Sommaire de l’émission Achaïra n° 205 du lundi 5 novembre 2018

0h00 – générique raccourci– (sur fond musical Fela) – Esméralda, Bruno et Philaud

0h02 – sommaire de l’émission – Philaud

Salut vous êtes bien sur Achaïra et c’est la 205ème édition aujourd’hui. Nous sommes ensemble, avec Esméralda, Fabienne, Progrès, Thierry, Vassilis, Laurent-Olivier aux manettes de l’émission et Philaud. Pour cette édition, nous présenterons la chronique d’André sur le municipalisme libertaire, puis nous vous proposerons quelques extraits de la conférence de Claire Auzias dans le cadre du cycle anarchie proposé par l’Université Populaire de Bordeaux et le Collectif libertaire de Gironde, sur son ouvrage « Trimards, pègre et mauvais garçons de Mai 68 » paru aux éditions ACL. Nous continuerons avec la présentation de la pièce sur Alexandre Marius Jacob qui s’est tenue le 26 octobre, nous vous ferons entendre un passage sonore épique sur le Mont de Piété. Vous écouterez aussi quelques lettres d’Emma Goldman pour vous donner envie de venir à une prochaine rencontre à son sujet. Ensuite, il sera temps de rejouer ou déjouer l’histoire avec Thierry et son moment éphéméride. Nous nous quitterons alors avec quelques rendez-vous de l’agenda.

0h04 – en guise d’éditorial – 8 min campagne antimilitariste fédérale

0h12 Virgule sonore (jingle chronique désobéissance)

0h12– La chronique de la désobéissance – 8 min 7 par André [enregistrement] « Le municipalisme libertaire »

Débat et échanges sur l’expérience du Rojava et le municipalisme libertaire – 12 min

0h34 Illustration musicale n°1 – 3 min 53 – « Les journées de Mai » https://www.youtube.com/watch?v=uuYVL5rzzp0

0h38- Virgule sonore (jingle l’invité)

0h38 – Conférence Claire Auzias – partie 1 – 12 min (Entretien enregistré)

0h53 – Illustration musicale n°2 – 2 min 55 – « La vie s’écoule la vie s’enfuit » https://www.youtube.com/watch?v=ZjIWhqe0HLY

 

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz Vous pouvez nous appeler pour un message ou une question sur le 05 56 50 69 99

0h56 Virgule sonore (jingle l’invité)

0h56 – Conférence Claire Auzias – partie 2 – 9 min (Entretien enregistré)

1h06 Virgule sonore (jingle l’invité)

1h06 – Conférence Claire Auzias – partie 3 – 9 min (Entretien enregistré)

1h16 – Illustration musicale n°3 – 3 min 58 – « Les bureaucrates se ramassent à la pelle » https://www.youtube.com/watch?v=kFZ9nOULHj8

 

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h20 Virgule sonore (jingle Débat d’actu)

1h20 Alexandre Marius Jacob – 6 min 15

Retour sur l’intervention théâtrale de la compagnie CATAMAVRA, avec Cathy et Jacques de Périgueux, dans le cadre du cycle Anarchie de l’Université populaire de Bordeaux et du Collectif libertaire de Gironde, le 26 octobre 2018 à Bordeaux

1h30 – Illustration sonore n°4 – 6 min 45 – «« le mont de piété«  »(non diffusée en direct remplacé par une lecture)

1h40 – Illustration musicale n°5 – 2 min 07 – « La Java des Bons-Enfants » https://www.youtube.com/watch?v=Pwo64_UU1Sw

 

Vous écoutez Achaïra, émission de pollinisation libertaire, sur la Clé des Ondes, 90.1 Mhz

1h42 Virgule sonore (jingle Cypress Coupures)

1h42 choix de textes d’Emma Goldman – 8 min

1h50 Virgule sonore (jingle éphéméride)

1h50 – L’éphéméride anarchiste – 9 min Novembre par Thierry

1h59 Virgule sonore (jingle agenda)

1h59 – Agenda militant (sur fond musical Ska reggae hip hop de Skatalites) 9 min

Les spectacles et conférences-débat de novembre : 6 rendez-vous – 4 min

Le soutien à Yannis Youlountas et Jean-Jacques Rue après leur lourde condamnation

TROIS FAÇONS POSSIBLES POUR LES SOUTENIR

1 – participer au pot commun sur le site dédié :

https://www.lepotcommun.fr/pot/hvfshv5n

2 – envoyer un chèque à l’ordre du Cercle des poètes tarnais (ne rien ajouter sur l’ordre) à l’adresse suivante :

ANEPOS Solidarité avec Yannis et Jean-Jacques BP 10 81540 SORÈZE

3 – faire un virement au Cercle des poètes tarnais en mentionnant Solidarité avec Yannis et Jean-Jacques dans le libellé. IBAN : FR48 2004 1010 1606 9098 3K03 727 BIC : PSSTFRPPTOU

2h08 – On se dit au revoir. (Sur fond musical Soul jazz orchestra-insurrection)

L’émission touche à sa fin, c’était la 205ème d’Achaïra. L’animation a été assurée par Esméralda, Fabienne, Progrès, Thierry, Vassilis, Philaud et Laurent-Olivier. Et un très grand merci à Claire Auzias pour sa conférence sur quelques oubliés de Mai 68, les trimards, à Jacques et Cathy de la compagnie CATAMAVRA pour leur pièce sur Alexandre Marius Jacob, à Anita et André pour leur participation à la conception de cette émission.

A bientôt dans les mobilisations, les luttes, la vie-quoi !

Vous pouvez retrouver l’émission soit en redif le vendredi qui succède le direct et cela à midi, ou en podcast sur le www.lacdo.org dans la rubrique « Programme » puis cliquez sur « Achaïra », ainsi que sur le site du cercle en plus le programme sera détaillé et vous aurez les liens sur les chroniques écrites.

La prochaine d’Achaïra ce sera probablement le Lundi 3 décembre 2018 à 20h10 toujours sur la clé des ondes 90.10 et ce sera la 206ème.

Alors d’ici là portez vos luttes avec conviction et détermination.

2h10 – Fin de l’émission

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